Question de Mme LINKENHELD Audrey (Nord - SER) publiée le 05/02/2026
Mme Audrey Linkenheld attire l'attention de M. le ministre des transports sur les grandes inquiétudes relatives à la dégradation des liaisons ferroviaires à grande vitesse (TGV) entre Bruxelles et Lille.
C'est par voie de presse que les élus ont appris la suppression de l'offre de train direct entre Bruxelles et Lille après 18 heures, annoncée par la SNCF.
Comme l'association des Navetteurs Lille-Bruxelles, les représentants de la ville de Lille, de sa métropole (MEL) et de la région des Hauts-de-France sont extrêmement préoccupés quant à l'impact de cette décision, qui s'inscrit dans une dégradation continue de l'offre ferroviaire entre Bruxelles et Lille sur des créneaux essentiels.
Après les évolutions de 2015, puis de 2022, qui ont déjà supprimé plusieurs trains au départ de Bruxelles après 18 heures, désormais il n'en circulerait plus aucun.
Plusieurs centaines de salariés ou étudiants sont directement concernés. Certains seront contraints de quitter leur lieu de travail ou d'étude à 17 h 30 au plus tard, d'autres vivront avec le stress permanent de ne pas pouvoir revenir à leur domicile le soir, au moindre retard ou imprévu.
Ce n'est pas d'une simple modification horaire dont il est question, mais d'un non-sens économique et écologique pour nos territoires, avec des conséquences humainement pesantes et professionnellement pénalisantes.
Lille et Bruxelles sont géographiquement proches, historiquement et culturellement liées.
Réduire encore l'offre ferroviaire directe est un très mauvais signal envoyé au territoire, alors que la capitale des Flandres porte la candidature française pour accueillir l'Autorité douanière de l'Union européenne.
Dans ce dossier, le Président de la République a lui-même mis en lumière les atouts de Lille « forte de son expertise douanière reconnue, de ses infrastructures de pointe et de sa position stratégique en Europe, idéales pour les professionnels comme pour leurs familles ».
Au-delà des enjeux de développement, la réduction de l'offre ferroviaire est évidemment un coup porté aussi aux objectifs nationaux et européens de décarbonation en matière de mobilité.
À terme, c'est le principe même de faire la navette entre deux métropoles européennes qui risque d'être remis en cause.
Elle souhaite donc savoir quelles mesures le Gouvernement entend rapidement prendre avec l'ensemble des acteurs concernés, pour rétablir des liaisons ferroviaires performantes entre Bruxelles et Lille, indispensables pour répondre aux attentes de notre euro-région transfrontalière et à la qualité nécessaire des déplacements.
- page 566
En attente de réponse du Ministère des transports.
Page mise à jour le