Question de M. MANDELLI Didier (Vendée - Les Républicains) publiée le 05/02/2026

M. Didier Mandelli attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conditions d'exercice des fonctions de directeur et directrice d'école primaire.

Dans le cadre de la "journée de la mule", organisée le 13 janvier par le Syndicat des directrices et directeurs d'écoles (S2DE), de nombreux témoignages ont mis en lumière la charge de travail croissante des personnels de direction d'école, qui doivent simultanément assurer l'enseignement auprès des élèves et la gestion quotidienne de leur établissement.

Leur journée de travail dépasse fréquemment les 10 heures, et est ponctuée par des interruptions constantes pendant les heures d'enseignement, la gestion des urgences matérielles et administratives (réparations, communication avec les collectivités, coordination avec les services sociaux, suivi des élèves à besoins particuliers), la préparation pédagogique, ou encore les relations avec les familles, et réunions en dehors du temps de classe.

Ces responsabilités cumulées entraînent une fatigue professionnelle importante et un sentiment d'isolement, d'autant que les directeurs n'ont ni secrétariat, ni personnel de gestion, ni véritable statut hiérarchique reconnu. Si certaines écoles bénéficient du soutien d'un jeune en service civique, d'autres en sont dépourvues.

Alors même que leur rôle est essentiel au bon fonctionnement du service public d'éducation, leur temps de décharge reste insuffisant et inégal selon la taille des écoles.

En conséquence, il souhaite connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour améliorer les conditions d'exercice et de reconnaissance des fonctions de direction d'école primaire.

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En attente de réponse du Ministère de l'éducation nationale.

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