Question de M. BLANC Grégory (Maine-et-Loire - GEST) publiée le 05/02/2026

M. Grégory Blanc attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur la double situation préoccupante de la prise en charge médicale au sein des quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) du centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe.

D'une part, le médecin en poste au centre pénitentiaire d'Alençon Condé-sur-Sarthe n'ayant pas trouvé de candidat pour sa reprise, la présence médicale est désormais limitée à une quinzaine de jours par mois.
Cette carence fait peser un risque sérieux sur la santé des personnes détenues, d'autant plus que l'ensemble des détenus en QLCO présente des pathologies psychologiques lourdes et des états dépressifs marqués, nécessitant un suivi médical régulier et continu.

D'autre part, il ressort que des médecins relevant du service public hospitalier refusent d'intervenir en milieu pénitentiaire en raison des contraintes et des risques spécifiques à cet environnement, ce qui fragilise la continuité des soins et conduit, en cas d'urgence, à un recours quasi exclusif au service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR), au détriment tant des détenus que du service hospitalier.

Aussi, il lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures pour garantir une présence médicale effective en QLCO et s'il envisage, en lien avec le ministère chargé de la santé, de faire évoluer le cadre applicable aux médecins du service public afin d'assurer, en cas de carence de personnel, leur participation aux permanences et gardes en milieu pénitentiaire.

- page 553


En attente de réponse du Ministère de la justice .

Page mise à jour le