Question de Mme EUSTACHE-BRINIO Jacqueline (Val-d'Oise - Les Républicains) publiée le 12/02/2026
Mme Jacqueline Eustache-Brinio attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, au nom du groupe d'information internationale sur le Tibet du Sénat, sur la situation préoccupante de Mme Zhang Yadi, défenseuse des droits des Tibétains qui étudiait en France et a été arrêtée en Chine le 31 juillet 2025.
Zhang Yadi est pacsée avec un citoyen français d'origine tibétaine résidant à Paris.
Lors de ses études en France à l'École supérieure de commerce de Paris (ESCP), Zhang Yadi, âgée de 22 ans, était coéditrice d'une plateforme numérique en langue chinoise promouvant les droits des Tibétains et le dialogue interethnique. Elle fut l'un des premiers membres du groupe Chinese Youth Stand for Tibet sur les réseaux sociaux, qui a permis de faire connaître l'histoire, la culture et les droits de l'homme du Tibet au monde sinophone.
Alors qu'elle passait ses vacances d'été en Chine, elle a été arrêtée le 31 juillet 2025 à Shangri-La, une ville de la province du Yunnan, en Chine et serait actuellement emprisonnée à Changsha, sa ville natale, dans la province du Hunan. Aucun membre de sa famille n'aurait eu un droit de visite depuis son arrestation.
Accusée d'« incitation au séparatisme » en lien avec ses écrits sur la situation au Tibet et sur les droits des Tibétains, elle encourt jusqu'à cinq ans de prison, si elle est reconnue coupable en vertu de l'article 103(2) du code pénal chinois, qui interdit d'« inciter autrui à diviser le pays et à saper l'unité nationale ». Dans le cas où elle serait considérée comme « meneuse » de telles activités, elle risquerait même jusqu'à quinze ans d'incarcération.
Les autorités françaises avaient déjà exprimé leurs préoccupations sur le cas de cette jeune femme peu après son arrestation, mais il reste important que la France continue à l'aborder de manière systématique au plus haut niveau.
Le 10 décembre 2025, sa situation a été également abordée dans la déclaration de la délégation de l'Union européenne en Chine à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'homme 2025.
Elle lui demande si la situation de Zhang Yadi et, plus largement du respect des droits du peuple tibétain, a pu être abordée lors de la récente visite du Président Macron en Chine et si la diplomatie française intercède régulièrement en sa faveur auprès des autorités chinoises.
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En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.
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