Question de Mme MARGATÉ Marianne (Seine-et-Marne - CRCE-K) publiée le 12/02/2026

Mme Marianne Margaté attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'aggravation continue, durable et profonde de la pauvreté en Seine-et-Marne entre 2022 et 2026.
Celle-ci touche de manière dramatique les familles avec enfants. Ainsi, le Secours Populaire Français de Seine-et-Marne, constate une augmentation de la pauvreté de 29 % pour les enfants de 0 à 3 ans et de plus de 36 % pour les enfants de 4 à 14 ans. Quant au taux de pauvreté des retraités, il a quasiment doublé, avec une hausse de 95 %. De plus, un nombre croissant de salariés sollicitent une aide associative en raison de revenus insuffisants, d'emplois précaires ou à temps partiel, sans parler de celles et ceux qui sont sans emploi.
Malgré cette situation préoccupante, force est de constater une diminution des orientations par les services sociaux, qui reflète à la fois la saturation des dispositifs institutionnels, par manque de moyens, le non-recours aux droits et un report croissant vers les associations de solidarité.
Face à ce triste constat, qui appelle une mobilisation de moyens supplémentaires, il apparaît insupportable de continuer à faire de la solidarité une variable d'ajustement budgétaire, notamment avec le recentrage du Pass'sport sur les seuls jeunes de 14 à 17 ans et le gel du montant alloué au programme Mieux manger pour tous.
Enfin, l'annonce par le Premier ministre d'une allocation sociale unifiée nivelée vers le bas constitue une menace directe pour l'ensemble du monde du travail. En fragilisant les personnes privées d'emploi, elle exerce une pression généralisée à la baisse sur les salaires et les conditions de travail, contraignant toujours davantage les salariés à accepter des emplois plus pénibles et moins bien rémunérés. Les expériences étrangères, notamment au Royaume-Uni, ont pourtant démontré les effets sociaux délétères de telles politiques.
Pour toutes ces raisons, et à l'instar des associations de solidarité, elle lui demande au contraire ce que le Gouvernement compte faire afin de donner aux services sociaux les moyens nécessaires pour traiter les situations et faire connaître les dispositifs sociaux existants. Elle lui demande également le maintien et le développement des dispositifs sociaux, dont ceux précités, en concertation avec les acteurs de terrain.

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Transmise au Ministère du travail et des solidarités


En attente de réponse du Ministère du travail et des solidarités .

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