Question de M. BURGOA Laurent (Gard - Les Républicains) publiée le 12/02/2026
M. Laurent Burgoa appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur l'organisation de la prise en charge de la santé mentale.
Depuis quelques années, nous assistons à une très forte dégradation de la santé mentale de nos concitoyens. Elle est très largement étudiée et documentée.
Les causes en sont multiples : COVID 19, éco-anxiété, surexposition aux écrans, effets dangereux des réseaux sociaux, poids des addictions, conditions socio-économiques, crises et conflits géopolitiques...
Or aujourd'hui, aucun signe ne permet d'entrevoir une amélioration rapide.
Fin 2024, le Premier ministre annonçait vouloir faire de la santé mentale une grande cause nationale en 2025. Une volonté renouvelée pour l'année 2026.
Malgré de nombreuses déclarations et malgré de nombreux travaux, notamment parlementaires, force est de constater que le chantier de la santé mentale des Françaises et des Français reste inachevé et trop fragmenté.
Inachevé car malgré des ajustements significatifs et utiles, le dispositif « Monsoutienpsy » peine encore à convaincre. Ensuite parce que les psychologues des trois fonctions publiques sont confrontés à des rémunérations particulièrement faibles ce qui pèse sur l'attractivité de ces filières qui ont de sérieuses difficultés de recrutement.
Fragmenté car la santé mentale a, certes bénéficié de nombreuses initiatives, mais pas toujours coordonnées et sans vision d'ensemble. Ce qui nuit à la pleine efficacité des mesures proposées et adoptées.
Dernièrement, le délégué ministériel à la santé mentale et à la psychiatrie auprès de la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées a annoncé sa démission
Dans ce contexte, il serait utile de réfléchir autrement l'organisation des politiques de santé publique mises en place pour améliorer la santé mentale de nos concitoyens.
Ainsi, plutôt qu'une délégation ministérielle, c'est plutôt une délégation interministérielle placée sous l'autorité du Premier ministre qui devrait être mise en place compte tenu de la transversalité de ce problème, désormais majeur, de santé publique. Ce qui permettrait, en outre, de se pencher sur le statut des psychologues relevant des trois fonctions publiques qui n'a pas évolué depuis plus de 30 ans alors même que les psychologues, dont la formation issue des sciences humaines est transversale, sont des acteurs de premier plan de la santé mentale de la population.
Aussi, il souhaite savoir quelles mesures elle envisage de prendre pour assurer une meilleure coordination des politiques publiques en matière de santé mentale et pour inclure les psychologues dans cette réflexion d'ensemble.
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En attente de réponse du Ministère de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées.
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