Question de M. DUROX Aymeric (Seine-et-Marne - NI) publiée le 12/02/2026
M. Aymeric Durox appelle l'attention de M. le ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace au sujet des exonérations de frais d'inscription universitaires dont bénéficient les étudiants étrangers extra-européens.
En effet, il rappelle que, nonobstant la nécessité d'accueillir en France des étudiants étrangers dans un objectif de rayonnement international, d'attractivité, d'influence et d'intégration de potentiels futurs travailleurs permettant la création de valeur, de richesse et d'emplois qualifiés sur le territoire national, celle-ci se doit d'obéir à certaines règles fondamentales.
Tout d'abord, il tient à rappeler que, sur l'année 2025, notre pays a accueilli 435 000 étudiants étrangers inscrits dans ses universités dont près de 118 000 sont extracommunautaires, soit une hausse de 6,4 % par rapport à 2024 et que le motif étudiant est la première voie d'entrée dite régulière en France.
D'après une étude de l'organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) rendue en novembre 2025, le comportement des étudiants étrangers en France varie selon leur pays d'origine. Si les jeunes issus d'Amérique du Nord ou d'Asie ont tendance à retourner chez eux à la fin de leur cursus, les élèves venus d'Afrique restent bien davantage. Selon le ministère de l'intérieur, 86 % des étudiants chinois arrivés en 2015 sont aujourd'hui repartis tandis que 57 % des étudiants algériens sont restés.
Il rappelle que comme ces étudiants ne contribuent pas à l'impôt et qu'ils représentent un coût dès leur arrivée, il paraît normal de leur affecter des frais d'inscription différenciés et plus élevés que les étudiants français.
Or, il s'avère que la plupart des universités françaises, souvent dirigées par des idéologies politiques solidement ancrées à gauche, a permis des exonérations de frais d'inscription pour ces étudiants, comme à Panthéon-Sorbonne récemment. Ces dernières mettent également en place des dispositifs discriminants comme la réservation de places prioritaires de logements étudiants extracommunautaires par le centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous) de l'université de Bordeaux-Aquitaine alors même que nos étudiants français rencontrent des difficultés pour se loger à proximité de leurs établissements supérieurs.
En outre, le manque à gagner relatif à ces exonérations s'élèverait à 308 millions d'euros tandis que les besoins de nos universités pour assurer la rénovation de leurs bâtiments ou pour mieux rémunérer les enseignants sont évalués à 240 millions d'euros... Dans cette période de tension budgétaire où le Gouvernement appelle les Français a produire davantage d'efforts et alors que nos universités réclament, à raison, plus de moyens, un tel manque à gagner au prix d'une générosité douteuse interroge.
C'est pourquoi, il souhaite savoir comment le Gouvernement compte procéder pour assurer un juste règlement des frais d'inscription par les étudiants étrangers afin de soulager nos finances publiques et rendre des moyens supplémentaires à nos établissements supérieurs.
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En attente de réponse du Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'espace.
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