Question de M. BURGOA Laurent (Gard - Les Républicains) publiée le 19/02/2026

M. Laurent Burgoa attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les graves difficultés rencontrées par de nombreux candidats à l'obtention de l'attestation de sécurité routière (ASR), en raison de la saturation des sessions organisées par les groupements d'établissements publics locaux d'enseignements (GRETA) sur l'ensemble du territoire.

De nombreuses remontées de terrain font état d'un nombre de sessions très insuffisant au regard de la demande. Dans plusieurs départements, les places ouvertes pour l'année 2026 sont d'ores et déjà intégralement attribuées dès le début de l'année, conduisant à des délais d'attente pouvant atteindre un an, voire davantage, pour pouvoir se présenter à l'ASR. Cette situation empêche de nombreux candidats de s'inscrire ou de poursuivre leur parcours vers le permis de conduire.

Or, l'ASR concerne majoritairement des publics en situation de précarité, souvent sortis du système scolaire, pour lesquels l'accès au permis de conduire constitue un levier essentiel d'insertion professionnelle, d'autonomie et de mobilité. Le manque de sessions disponibles crée ainsi une rupture d'égalité d'accès à la formation et va à l'encontre des objectifs de sécurité routière et des politiques publiques en faveur de l'emploi et de l'inclusion.

Face à cette situation, les écoles de conduite, pourtant pleinement mobilisées pour accompagner ces publics, se retrouvent dans l'impossibilité d'agir, faute de solutions alternatives proposées par l'administration.

Dans ce contexte, il lui demande quelles sont les raisons de l'insuffisance du nombre de sessions ASR organisées par les GRETA ; quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour augmenter rapidement et durablement l'offre de sessions ASR sur l'ensemble du territoire ; et si la possibilité de confier, sous contrôle et encadrement de l'État, l'organisation de l'ASR à d'autres acteurs, notamment les écoles de conduite, est actuellement envisagée.

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En attente de réponse du Ministère de l'intérieur.

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