Question de Mme SOLLOGOUB Nadia (Nièvre - UC) publiée le 19/02/2026

Mme Nadia Sollogoub interroge Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la différence de niveau de diplôme exigée pour l'enseignement des langues vivantes entre l'enseignement général relevant de l'Ééducation nationale et l'enseignement agricole.

Alors que les compétences linguistiques attendues des enseignants d'anglais sont comparables et que les objectifs pédagogiques - maîtrise de la langue, ouverture culturelle et préparation à la mobilité internationale - sont communs aux deux systèmes, l'enseignement agricole continue d'exiger, pour le recrutement de ses enseignants, des conditions de diplôme plus strictes que celles appliquées dans certains cas par l'éducation nationale.

Cette divergence réglementaire interroge, d'autant plus qu'elle s'inscrit dans un contexte de pénurie d'enseignants de langues vivantes, particulièrement marqué dans les établissements situés en milieu rural. Elle peut conduire à écarter des candidatures pourtant qualifiées, reconnues et opérationnelles, au détriment de la continuité pédagogique et de l'égalité d'accès à l'enseignement pour les élèves des territoires ruraux.

Cette situation trouve une illustration concrète au lycée horticole rural de Varzy, qui se trouve aujourd'hui privé d'enseignement d'anglais faute de validation d'une candidature pourtant jugée adaptée par l'établissement, en l'absence de toute autre candidature.

Dans ce contexte, elle souhaite savoir pour quelles raisons le Gouvernement maintient des exigences de diplôme distinctes pour l'enseignement des langues vivantes entre l'enseignement général et l'enseignement agricole, et s'il envisage une harmonisation des règles ou la mise en place de dispositifs dérogatoires fondés sur la reconnaissance des compétences et de l'expérience professionnelle.

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Réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire publiée le 16/07/2026

À ce jour, le niveau de qualification requis pour les candidats aux concours de l'enseignement technique agricole, notamment pour les langues vivantes, est le diplôme de master ou tout autre titre ou diplôme reconnu équivalent par le ministrère chargé de l'agriculture. Toutefois, afin de mieux prendre en compte les spécificités de l'enseignement agricole, le ministère chargé de l'agriculture a déjà mis en oeuvre une réforme du concours externe pour le recrutement des enseignants. Le décret n° 2022-1239 du 17 septembre 2022 modifiant les conditions de recrutement, de classement et d'avancement des agents de l'enseignement agricole public et privé a ainsi permis d'adapter les conditions de recrutement en introduisant une dérogation au niveau de la qualification exigée. Il a instauré une voie dérogatoire de recrutement au niveau licence (ou titre ou diplôme reconnu équivalent par le ministère chargé de l'agriculture) pour certaines disciplines techniques et professionnelles propres au ministère chargé de l'agriculture afin d'élargir le vivier et de diversifier les profils des candidats. Dans le contexte interministériel actuel, le ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire a engagé des travaux en vue d'étendre le bénéfice de la réforme précitée à l'ensemble des disciplines et ainsi harmoniser les conditions de diplôme exigées avec celles actuellement en vigueur pour enseigner dans les établissements relevant du ministère chargé de l'éducation nationale.

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