Question de Mme SOLLOGOUB Nadia (Nièvre - UC) publiée le 19/02/2026
Mme Nadia Sollogoub interroge Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la différence de niveau de diplôme exigée pour l'enseignement des langues vivantes entre l'enseignement général relevant de l'Ééducation nationale et l'enseignement agricole.
Alors que les compétences linguistiques attendues des enseignants d'anglais sont comparables et que les objectifs pédagogiques - maîtrise de la langue, ouverture culturelle et préparation à la mobilité internationale - sont communs aux deux systèmes, l'enseignement agricole continue d'exiger, pour le recrutement de ses enseignants, des conditions de diplôme plus strictes que celles appliquées dans certains cas par l'éducation nationale.
Cette divergence réglementaire interroge, d'autant plus qu'elle s'inscrit dans un contexte de pénurie d'enseignants de langues vivantes, particulièrement marqué dans les établissements situés en milieu rural. Elle peut conduire à écarter des candidatures pourtant qualifiées, reconnues et opérationnelles, au détriment de la continuité pédagogique et de l'égalité d'accès à l'enseignement pour les élèves des territoires ruraux.
Cette situation trouve une illustration concrète au lycée horticole rural de Varzy, qui se trouve aujourd'hui privé d'enseignement d'anglais faute de validation d'une candidature pourtant jugée adaptée par l'établissement, en l'absence de toute autre candidature.
Dans ce contexte, elle souhaite savoir pour quelles raisons le Gouvernement maintient des exigences de diplôme distinctes pour l'enseignement des langues vivantes entre l'enseignement général et l'enseignement agricole, et s'il envisage une harmonisation des règles ou la mise en place de dispositifs dérogatoires fondés sur la reconnaissance des compétences et de l'expérience professionnelle.
- page 854
En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.
Page mise à jour le