Question de M. SAURY Hugues (Loiret - Les Républicains) publiée le 19/02/2026

M. Hugues Saury attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la publication, le 11 février 2026, avec plus de deux ans et demi de retard, de la stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC), prévue par la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets, dite « loi Climat et résilience ».

Les enjeux sont considérables : les déséquilibres alimentaires seraient impliqués dans près de 30 % des décès cardiovasculaires, l'alimentation représente environ 24 % de l'empreinte carbone nationale, et près de 16 % des Français sont confrontés à la précarité alimentaire.

Issue de la Convention citoyenne pour le climat et s'appuyant sur le programme national pour l'alimentation (PNA) et le programme national nutrition santé (PNNS), la stratégie renforce la dimension climatique et environnementale et identifie les projets alimentaires territoriaux et la restauration collective comme leviers concrets pour coordonner les politiques agricoles, sanitaires et environnementales sur le terrain. Certains arbitrages, notamment sur la consommation de viande et d'aliments ultra-transformés, ont cependant limité la portée des recommandations.

Ne créant pas de nouveaux outils juridiques, la stratégie reste un cadre de coordination des politiques existantes. Son succès dépendra largement de sa déclinaison locale et de la capacité des collectivités à mobiliser et coordonner acteurs publics et privés. Dans ce contexte, les moyens humains et financiers disponibles apparaissent insuffisants au regard des ambitions affichées.

Face à ce constat, il lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre pour garantir l'opérationnalité de cette stratégie et assurer aux collectivités territoriales les moyens nécessaires à sa mise en oeuvre effective.

- page 855


En attente de réponse du Ministère de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire.

Page mise à jour le