Question de Mme DANIEL Karine (Loire-Atlantique - SER) publiée le 19/02/2026

Mme Karine Daniel attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur la dégradation continue des conditions d'exercice des directrices et directeurs d'écoles, en Loire-Atlantique comme partout sur le territoire.

J'ai été saisie d'un témoignage particulièrement précis d'une directrice d'école maternelle de cinq classes, enseignante à trois-quarts temps et directrice à temps plein, mais ne bénéficiant que de 25 % de décharge. Cette situation l'amène à assumer, au quotidien, une charge administrative, organisationnelle et humaine considérable : gestion des remplacements, sécurité des locaux, relations avec les familles, suivi d'élèves à besoins éducatifs particuliers souvent sans accompagnement suffisant, coordination avec les services municipaux, tout cela en plus de sa mission d'enseignement.

Ce témoignage met en lumière une réalité largement partagée : les tâches de direction débordent massivement sur le temps personnel, le soir et le week-end, sans statut clair, sans reconnaissance financière à la hauteur des responsabilités exercées, et avec un impact réel sur la santé et l'épuisement professionnel de ces personnels.

Cette situation pose une question essentielle de qualité du service public d'éducation, mais aussi de respect dû à celles et ceux qui en assurent le fonctionnement quotidien.
Elle lui demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour garantir un temps de décharge réellement adapté à la taille et aux besoins des écoles, pour engager une simplification administrative effective, et pour reconnaître pleinement le rôle indispensable des directrices et directeurs d'école notamment en matière de rémunération.

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Réponse du Ministère de l'éducation nationale publiée le 01/04/2026

Réponse apportée en séance publique le 31/03/2026

Le texte de cette réponse est en cours de publication.

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