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CONCLUSION

La Slovénie, bien qu'étant un petit pays, est devenue un des partenaires les plus importants de la France dans l'est de l'Europe. Elle y a des intérêts économiques significatifs, qu'elle doit chercher à soutenir et à protéger. La France a tout intérêt à développer sa présence en Slovénie en favorisant son ouverture aux investissements étrangers. C'est l'objectif de la présente convention, qui a déjà été ratifiée par la Slovénie le 10 mars 1999.

De plus la Slovénie est économiquement un pays d'avenir. Son économie est dynamique et déjà proche des standards d'Europe occidentale. Elle a un fort potentiel de rattrapage et de développement dans la perspective de l'adhésion à l'Union européenne.

La Slovénie est également un partenaire politique solide avec qui il est souhaitable d'approfondir nos relations. C'est un pays stable et réellement démocratique. Il peut jouer un rôle important dans l'équilibre de la région et aider ou inciter les pays de la zone balkanique à prendre le chemin du développement et de la stabilité.

Sous le bénéfice de ces observations, votre commission vous propose l'approbation du présent projet de loi.

EXAMEN EN COMMISSION

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées a examiné le présent projet de loi au cours de sa réunion du mercredi 6 octobre 1999.

A l'issue de l'exposé du rapporteur, M. Pierre Biarnès a rappelé les relations historiques importantes qui unissent la France et la Slovénie. La France révolutionnaire a été à l'origine de la première indépendance de la Slovénie en permettant la création de la République d'Illyrie, puis celle-ci avait été intégrée, avec le statut de département, dans l'empire napoléonien. L'empereur a d'ailleurs fondé le Lycée de Ljubljana et institué le code civil. En outre, M. Pierre Biarnès a fait observer que la Slovénie, comme beaucoup d'autres pays d'Europe centrale et orientale, dont certains ne font pas partie du premier groupe des pays candidats, souhaitait adhérer à l'Union européenne au 1er janvier 2003. Mais cette date fixée à l'avance ne paraît pas réaliste pour tous, dans la mesure où le travail de reprise de l'acquis communautaire est très important.

M. Christian de la Malène a souligné le grand intérêt qu'avait la participation de la Slovénie à la francophonie. Cette participation marque le souci de nombreux pays de participer à la défense de la diversité culturelle, en Europe et dans le monde, et de préserver leur identité propre malgré la mondialisation.

MM. Guy Penne et Robert del Picchia ont tous deux insisté sur l'importance de la participation à la francophonie de nombreux pays candidats à l'adhésion à l'Union européenne. Elle constitue une chance pour la France, qui pourra vraisemblablement bénéficier de leur soutien pour défendre le rôle du français dans les institutions européennes.

Enfin, M. Xavier de Villepin, président, s'est inquiété de l'influence que pourrait avoir le résultat des dernières élections législatives autrichiennes sur les relations austro-slovènes et sur la vie politique autrichienne. M Haeder est, en effet, gouverneur de la province autrichienne de Carinthie, frontalière de la Slovénie.

La commission a alors approuvé le projet de loi qui lui était soumis.