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TROISIÈME PARTIE

LES FILIÈRES

___

I. LES GRANDES FILIÈRES " MATÉRIAUX "

A. LE VERRE



 
 
 

Données de base

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Marché

 

Importance dans les ordures ménagères

 

Cadre juridique

 

Traitement Utilisations

 
 

 Production : 5 millions de tonnes, dont 4 millions de tonnes pour le verre creux (emballages)

 Consommation française : 2,3 millions de tonnes d'emballages


 

 12 % des ordures ménagères


 

Loi du 15 juillet 1975 relative à l'élimination des déchets

 Directive emballages du 20 décembre 1994

 Décret emballages ménagers du 1er avril 1992


 

 Toutes réutilisations du verre coloré


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1. Situation

a) Gisement. Collecte

Hors verre industriel, le gisement de verre d'emballage ou " verre creux " est de l'ordre de 3 millions de tonnes, ce qui correspond à une moyenne de 50 kg/habitant/an. Les trois quarts (2,3 millions de tonnes) constituent le gisement ménager, le quart (0,7 million de tonnes) constitue le gisement professionnel (cafés, hôtels, restaurants...).

Le verre d'emballage est constitué à 87 % de bouteilles. Il se répartit en trois composants : un tiers pour les vins et champagne, un tiers pour la bière, un tiers pour les autres liquides (eau, alcool...).

La collecte du verre ménager s'est considérablement développée : 1,5 million de tonnes ont été récupérées en 1997, grâce à un parc de 70.000 conteneurs. Chaque Français a déposé en moyenne 20 kg de verre. Dans les deux cas (collecte et parc) les progressions ont été spectaculaires.


 

1985

1990

1995

1996

Parc de conteneurs à verre

25.000

40.000

68.000

70.000

Tonnage récupéré

600.000 t

900.000 t

1,3 Mt

1,5 Mt

Source : Verre Avenir

On constate, cependant, que les résultats sont très variables selon les collectivités, les densités de population et l'éloignement des conteneurs. Le rendement varie de 1 à 8. Les moyennes s'établissent comme suit.


Taille de la collectivité (nombre d'habitants)

Densité du parc (nombre d' habitants par conteneur )

Résultats (par habitant)

 
 
 
 
 

Moins de 5.000

300 à 350

24 kg

 
 
 
 
 

De 5.000 à 20.000

400 à 600

21 kg

 
 
 
 
 

De 20.000 à 100.000

800 à 850

14 kg

 
 
 
 
 

Plus de 100.000

1.000 à 1.500

5 à 10 kg

 
 
 
 

Source : Verre Avenir, 1997

b) Le traitement. Le recyclage

Le verre peut être produit presque indifféremment à partir de matière minérale vierge (silice) ou de calcin (verre broyé) de récupération.

Le verre usagé peut être recyclé soit par réemploi direct (système de consigne où les bouteilles sont récupérées, lavées et réutilisées (système allemand), soit en refabriquant de la matière première. C'est le système français.

Le verre récupéré, exempt de polluants, se recycle indéfiniment sans perdre ses qualités originelles. Il doit être néanmoins finement traité, avant réutilisation. Les opérations de traitement sont les suivantes :

 broyage,

 lavage, élimination des colles, étiquettes, capsules99(*)...

 séparation du verre et des métaux ferreux (tri magnétique), non ferreux (tri par courant de Foucault),

 élimination des infusibles (porcelaine, cailloux...) par tri optique électronique et électrovanne. Les différents fragments passent devant une sorte de caméra. L'image est transformée en signal électrique qui varie selon la transparence et la densité. Les éléments indésirables ainsi séparés sont ensuite éjectés au moyen d'un jet d'air précis et récupérés dans une trémie de réception.

Le calcin, ainsi libéré de corps étrangers, est devenu une matière première, et peut ensuite être utilisé pour fabriquer du verre.

c) Les avantages du recyclage

 La fabrication du verre à partir de calcin de récupération présente tout d'abord des économies matière, que ce soit en minéraux (1,5 million de tonnes récupérées économise 1,3 million de tonnes de sable), ou en énergie, puisque les frais de transport (extraction et transport des matières premières issues des carrières) et les frais de fusion sont abaissés. L'économie, partagée pour moitié entre les deux postes, est évaluée à 100 kg de fuel par tonne de calcin enfournée. Selon la profession, le recyclage du verre aurait permis d'économiser 1,3 million de tonnes d'équivalent pétrole en vingt ans. Sans oublier les conséquences pour l'emploi. La profession estime à 10.000 le nombre d'emplois, directs ou indirects, induits par le recyclage du verre.

 L'autre intérêt est, pour les collectivités locales, de diminuer le coût du traitement des déchets ménagers. En raison du partage des coûts avec l'industrie100(*), la récupération et le recyclage du verre reviennent aujourd'hui entre 50 et 100 F la tonne, soit un coût très inférieur au prix de la mise en décharge (350 à 750 F), ou de l'incinération (400 à 900 F). Par comparaison à la seule mise en décharge, le recyclage de 1,5 million de tonnes de verre aurait permis d'économiser, en 1997, entre 500 et 750 millions de francs101(*).

Cette économie est principalement fondée sur un partage des coûts entre la collectivité -qui finance le conteneur (achat/entretien)- et la profession, qui finance la filière soit directement -par le biais d'un organisme agréé financé par les fabricants de verre creux d'emballage-, soit directement. La répartition des coûts et des financements s'établit comme suit :


Coûts et répartition du recyclage du verre, 1996 (francs par tonne)

 
 
 

Répartition par financement

Opération

Opérateur

Coût

Collectivité

Organisme agréé

Verrier

 Emplacement des conteneurs

Collectivité

5

5

 
 

 Financement et entretien conteneurs

Collectivité

83

53

30

 

 Collecte et transport

Collectivité/ Verrier

230

 

30

200

 divers

Verrier

14

 
 

14

Coût total par tonne collectée

 

332

58

60

214

 Perte (5 %)

Verrier

10

 
 

10

 Traitement

Verrier

97

 
 

97

 Transport

Verrier

15

 
 

15

Coût total tonne traitée

 

454

58

60

336

 Communication Gestion

 

20

np

np

20

Coût total

 
 
 
 

356

Source : étude ADEME, données 1996

d) Comparaisons internationales

Malgré la hausse constante de la récupération, les résultats français restent modestes au regard des autres pays. Avec un taux de recyclage de 50 %, la France est dans la -petite- moyenne européenne. Sur les quinze pays de l'Union européenne, elle est au dixième rang, loin devant le Royaume-Uni (22 %) ou la Grèce (29 %), mais aussi loin derrière l'Allemagne (79 %) ou les Pays-Bas (81 %). Sans compter la Suisse qui collecte près de 90 % de son gisement verre.

On observera toutefois que ces comparaisons doivent être interprétées avec prudence. Les bons résultats constatés en Allemagne et en Suisse, par exemple, s'expliquent aussi par un mode de collecte fondé principalement sur la consigne, et des coûts de traitement sans commune mesure avec les coûts français, notamment pour ce qui concerne la part restant à la charge des collectivités locales...


Le recyclage du verre. Comparaisons internationales, 1996

Pays

Allemagne

Suisse

France

Belgique

Italie

Tonnage collecté

2.839

259

1.400

224

894

Taux de recyclage

79 %

89 %

50 %

66 %

53 %

Prix du traitement1

886

763

431

428

392

Prix payé par les verriers

329

298

400

302

303

Prix à la charge de la collectivité

557

465

31

126

89

1 Prix à la tonne triée

Source : Volume et taux : Glass Gazette, septembre 1996

Prix : ADEME, Étude des cours du calcin en Europe, 1995. (prix donnés pour 1994, ce qui explique les différence avec les prix du tableau précédent)

2. Perspectives

a) Améliorer la collecte

Bien que le " geste verre " (vert) soit familier pour les trois quarts de la population, le pourcentage de verre collecté reste faible, notamment au regard de nos partenaires européens. Les sociétés agréées se sont engagées contractuellement auprès des pouvoirs publics à valoriser 75 % des emballages ménagers. Le gisement de verre ménager étant estimé à 2,275 millions de tonnes (source ADEME/Adelphe, 1993), la collecte devra donc dépasser 2 millions de tonnes.

Cet objectif peut être atteint par plusieurs processus : une poursuite du maillage du territoire et de l'équipement des communes en parcs de conteneurs. La profession estime que le parc actuel d'un conteneur pour 800 habitants devrait être augmenté pour parvenir à un conteneur pour 500 habitants.

D'autres voies sont également envisagées. La collecte porte à porte, avec collecte verre séparée, se développe avec succès. Les recherches portent également, aujourd'hui, sur la récupération du verre issu des mâchefers d'incinération.

L'amélioration de la collecte peut également être obtenue par une amélioration du contenant. Les recherches portent en particulier sur la limitation des nuisances, tant visuelles (conteneurs enterrés)102(*), que sonores (insonorisation des conteneurs à verre103(*)).

b) Nouveaux marchés et nouveaux gisements

 On observera que jusqu'à présent la seule voie de recyclage évoquée a été le verre d'emballage. Ce circuit en boucle (verre d'emballage utilisation collecte tri calcin verre d'emballage) a déjà été expliqué. Il n'en demeure pas moins que d'autres voies sont possibles. La profession en a recensé une soixantaine : matériaux de construction, peinture réfléchissante pour routes, pavés...

 De nouveaux gisements peuvent également être envisagés. La valorisation est cependant plus délicate et coûteuse, et n'en est encore qu'au stade des expérimentations.

La valorisation du verre industriel


 

Les filières opératoires

Les filières qui démarrent

Les filières exploratoires

Matériaux

Verre plat

Verre feuilleté

Miroir

Verre automobile

Verre automobile

Écrans TV

Tubes fluorescents

Applications

Bâtiment (vitrages...)

Bâtiment (vitrages, vitrines)

Miroir

Pare-brise, lunette arrière

Vitres latérales

Écrans TV

Tubes fluorescents

Collecte

Miroiteries

Miroiteries

Miroiteries

Garages, "déconstructeurs"

Garages, "déconstructeurs"

Distributeurs

 

Gisement

n.p.

n.p.

n.p.

30.000 t/an + 30.000 t/an

30.000 t

2 millions d'écrans par an

 

Recyclé

30.000 t/an

150.000 t/an

10.000 t/an

150 t/an

démarrage

0

 

Débouchés

Industrie, microbilles, peinture, enduits, céramique, laine de verre

Même utilisation que verre plat (microbilles...)

Sablage de façade, abrasifs

Granulats

Même utilisation que bouteilles + industrie (microbilles...)

 
 

Observations

Le verre blanc est exempt d'impuretés. Il est très facile à recycler

Beaucoup de pertes parce que des morceaux de verre restent collés à la feuille plastique

 

Pertes élevées (fils antenne, résistances de dégivrage). Collecte coûteuse et embryonnaire

 

Recherches au tout début. Problème du plomb

Prototype EDF. Problème du gaz, des métaux lourds

Source : CYCLEM

Encadré n° 22

Le recyclage des lampes et des tubes fluorescents

___

Près de 50 millions de lampes et de tubes fluorescents et lampes contenant du mercure sont produits chaque année.

Les lampes fluorescentes produisent de la lumière par le passage d'un courant électrique à travers une vapeur ou un gaz : la vapeur de mercure. Les lampes fluorescentes sont utilisées pour l'éclairage des activités industrielles, ainsi que par les administrations et les collectivités (halls d'usines, bureaux, grandes surfaces, éclairage des villes, des autoroutes...).

Jusqu'en 1998, ces lampes finissaient chaque année leur vie dans les décharges, en qualité de déchets banals assimilés aux ordures ménagères, et généraient près d'une tonne de mercure et 250 tonnes de poudre fluorescente, avec un impact important sur l'environnement. Cette situation a changé en 1998, puisque le décret de 1997 (décret n° 97-517 du 15 mai 1997, JO du 23 mai 1997) classe les lampes contenant du mercure parmi les déchets dangereux

Ces nouvelles exigences réglementaires imposent donc une démarche spécifique pour l'élimination des lampes et des tubes fluorescents.

Les déchets contenant du mercure et des poudres fluorescentes doivent faire l'objet de précautions particulières lors de leur collecte, stockage, transport et traitement, afin d'éviter tout rejet dans l'environnement.

Depuis 1996, EDF a créé une filiale (la société Provalor), chargée de la collecte, du transport, du recyclage et de la valorisation des sources lumineuses usagées contenant du mercure. Provalor met en oeuvre, actuellement, trois installations mobiles (camions) pour traiter les tubes.

Les tubes fluorescents sont collectés par le camion, les culots sont découpés et séparés du verre, puis ils sont chauffés à 360°C pour éliminer le mercure à l'état de dépôt. Le verre, une fois broyé, part avec les poudres dans un second circuit. Les poudres sont séparées du verre. Le verre est alors chauffé à 550° C pour éliminer le restant de mercure. Dans les deux circuits, le mercure s'évapore, et rejoint l'air enrichi de mercure provenant du broyeur. L'ensemble de cet air passe au travers de charbons actifs, dans lesquels la totalité du mercure est retenu. Le verre, les métaux, le mercure et les poudres sont compartimentés et prêts à être réutilisés.

A l'heure actuelle, Provalor est le seul opérateur en France à garantir une valorisation à 100 % des tubes fluorescents. EDF rejoint ainsi une démarche déjà adoptée par un certain nombre de pays européens tels que les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne et la Suisse.

Source : Électricité de France - Provalor

c) Le tri par teinte ?

Encadré n° 23

Le tri par teinte

___

Pourquoi les Allemands ont-ils trois conteneurs de verre (verre blanc, verre brun, verre vert) et les Français un seul ?

Cette différence s'explique par le marché et une raison technique. En Allemagne, 50 % des verres creux sont en verre blanc. En France, 70 % des verres creux sont en verre vert (20 % en verre blanc, 10 % en verre d'autres couleurs).

Or, contrairement au verre de couleur qui peut être fabriqué en tout ou partie à partir de calcin de toutes couleurs (le verre vert peut utiliser 100 % de verres colorés toutes couleurs, le verre rouge 60 %), le verre blanc ne peut être fabriqué qu'à partir de verre lui-même blanc (ou, évidemment, à partir de silice, comme c'est le cas en France).

Ainsi, en France, 80 % de la production n'exige pas de séparer les couleurs, alors qu'en Allemagne le tri par couleur est incontournable.

Pourquoi changer ?

Pour atteindre l'objectif de recyclage de 75 %, le recyclage doit être porté de 1,5 million de tonnes à un peu plus de 2,1 millions de tonnes (sur la base d'un gisement de 2,9 millions de tonnes), ce qui représente 600.000 tonnes à recycler de plus. Cette progression ne peut se faire qu'en recyclant le verre également sur le segment des verres blancs... ce qui suppose un tri par couleur.

Les premières expériences de tri par couleur ont démarré en 1997, en disposant deux conteneurs différents (verre blanc et verre couleur). Les résultats sont bons puisque, sans communication spécifique, la collecte totale a augmenté de 20 % (+ 25 % pour la collecte de verre blanc, + 15 % pour la collecte de verre coloré). Quatre expériences sont en cours en 1999.

Attention toutefois à deux dérives

 D'une part, il n'est pas utile de mettre des bornes différenciées partout, puisque, comme on l'a vu, la verrerie française accepte parfaitement le recyclage des verres en mélange.

 D'autre part, il est tout à fait fondamental d'éviter le tri par teinte en porte à porte. Le tri par couleur ne doit être organisé que sur la base de l'apport volontaire. A domicile, la collecte individuelle impose un message et un geste les plus simples possibles. Il faut donc éviter la multiplication des bacs qui ne pourrait que décourager les meilleures volontés.

d) Les difficultés prévisibles

Elles sont contradictoires. Tout d'abord, sur la base du gisement actuel, les capacités de retraitement seront-elles suffisantes pour parvenir au taux de recyclage fixe ? Ensuite, les verriers doivent se poser une question bien plus importante : et si le verre avait vécu ? Enfin, la structure professionnelle de collecte est fragile.

 Les capacités

Les capacités de retraitement actuelles sont de l'ordre de 1,8 à 1,9 million de tonnes par an. Sur la base d'un gisement de 2,9 millions de tonnes, et pour respecter l'objectif du taux de valorisation retenu par les sociétés agréées, le recyclage devrait être porté à 2,15 millions de tonnes. Il manque donc environ 200.000 tonnes pour que les capacités de traitement répondent aux besoins. A moins que le gisement ne s'effrite, voire ne s'effondre.

 La concurrence du plastique

Et si l'époque du verre avait vécu ? Le verre a résisté au carton, à l'acier, à l'aluminium. Résistera-t-il au plastique ? Une première alerte a été donnée sur le marché des eaux minérales, puisque le verre n'est plus utilisé que dans 30 % des cas (47 % en Europe et 100 % en Allemagne).


Répartition de la production d'eaux minérales selon les emballages

 

Allemagne

France

Italie

Royaume Uni

Europe1

Total (millions de litres)

7.155

5.540

7.540

561

np

Verre

100 %

30 %

28 %

15 %

47,9 %

Plastique

n.p.

70 %

70 %

85 %

47,4 %

Autres

n.p.

n.p.

2 %

n.p.

4,7 %

1 Europe = Union européenne + quelques autres pays non membres

Source : GISEMES, Groupement international des eaux minérales et eaux de source

Après les eaux, le verre résistera-t-il au plastique sur le créneau majeur des bouteilles de bière qui représente encore le tiers des bouteilles vendues en France et près de la moitié de l'activité de la verrerie mondiale104(*) ?...

 La réorganisation des structures de collecte

La démarche qui a présidé à la création de l'Adelphe, en 1992, était à la fois positive (la récupération du verre est relativement facile à organiser, le recyclage est économiquement intéressant parce qu'il engendre des économies d'énergie, la création d'une filière spécifique répond à un besoin économique et social) et préventive, pour ne pas dire défensive. L'enjeu, pour les industriels, était d'éviter une directive européenne s'inspirant du modèle allemand fondé essentiellement sur la consigne.

Ce choix allemand n'était d'ailleurs pas inspiré par des considérations uniquement techniques ni écologiques, mais était un moyen détourné, mais efficace, d'éviter la concurrence des eaux étrangères (en l'espèce les eaux italiennes et surtout françaises). En effet, un système de consigne, obligeant au réemploi, est extrêmement coûteux et, par conséquent, dissuasif pour les sociétés françaises qui se trouvent à plusieurs centaines de kilomètres des lieux de consommation.

Adelphe a donc été créée à cet effet. Et son succès est total. Vingt ans plus tard, cette menace a disparu. Le système français a fait ses preuves. Le retraitement est aussi bien assuré par la transformation du calcin (après broyage), comme dans le système français, que par le réemploi après lavage, comme dans le système allemand. Adelphe et Éco-Emballages ont formidablement réussi à mettre en place et à développer la collecte sélective.

En 1996, à l'occasion du renouvellement de son agrément, Adelphe a étendu sa compétence, suscitant même quelques surprises, comme en témoigne cet article de presse (Le Figaro du 25 juin 1996) : Contre toute attente, la société Adelphe, spécialisée dans le développement et le financement de la collecte sélective et la récupération du verre a vu étendre son champ d'intervention aux autres matériaux recyclables, un secteur couvert exclusivement par Éco-Emballages jusqu'à présent. ". Depuis l'extension de son champ d'action à l'ensemble des produits d'emballage, Adelphe a donc perdu sa spécificité, et se trouve aujourd'hui sur le même créneau que Éco-Emballages. Sans qu'il y ait aucune compétition entre les deux, puisque les conditions d'intervention, les prix, le soutien, sont pratiquement les mêmes. Dès lors, on peut se poser la question de l'opportunité de maintenir une structure spécifique axée principalement sur le verre.

Nous considérons qu'un regroupement est souhaitable. Nous considérons également que Éco-Emballages est mieux placé pour en assurer la direction.

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