(2) Pour une professionnalisation de l'aide au développement apportée par la FIFA
L'organisation des compétitions entre Nations, et de la Coupe du Monde de football en particulier, représente l'action de promotion la plus connue. D'autres interventions méritent d'être présentées. Le tiers des dépenses budgétées par la FIFA est consacré à des « programmes de développement » ( 605,8 millions de francs suisses en cumulé pour la période 2003-2006 ). Ce terme rencontre plusieurs sortes d'intervention :
- chaque fédération nationale est assurée de recevoir 1 million de dollars au cours des quatre années sous revue ( total estimé : 200 millions de dollars ) ;
- en outre, chaque confédération (il en existe six) devrait bénéficier, pour la même période, de 10 millions de dollars ( total estimé : 60 millions de dollars ) ;
- enfin, la FIFA a alloué une réserve de 80 millions de dollars au projet « Goal » qui se veut un fonds de développement favorisant les fédérations nationales les moins avancées.
Votre rapporteur ne peut que souligner l'intérêt de ce dernier programme, du moins si son « esprit » se trouvait effectivement traduit dans les faits. Les sommes en jeu sont importantes et l'intention de la FIFA d'agir en faveur du développement suppose, pour être entièrement couronnée de succès, un réel professionnalisme, tant dans la conduite que dans la sélection des projets. La capacité de la FIFA à piloter des projets complexes gagnerait sans doute beaucoup à ce que celle-ci agisse en concertation avec organisations internationales intervenant dans le domaine du développement. A la connaissance de votre rapporteur, une telle association n'est pas envisagée à l'heure actuelle.
Les deux autres types d'interventions , qui mobilisent plus de trois fois les moyens du programme « Goal », traduisent une conception moins heureuse de l'allocation des ressources d'intervention de la FIFA . Il s'agit, en effet, d'un subventionnement automatique, qui intervient sans ligne directrice, au profit d'un ensemble d'acteurs fort divers dans leurs besoins et dans leurs « dignités ».
La logique de guichet qui l'inspire devrait s'effacer devant une conception plus fine de l'intervention de la FIFA au bénéfice d'un développement plus harmonieux du football sur la planète et de la satisfaction de besoins prioritaires.