B. LES MISSIONS ET ACTIVITÉS DE SOPEXA AUJOURD'HUI

Deux éléments essentiels caractérisent la problématique actuelle de SOPEXA et l'évolution récente de l'exercice de ses missions :

- le désengagement financier de l'Etat ;

- la disparition progressive des « béquilles » que l'Etat, dans le passé, avait mises en place pour venir en aide à une structure dans laquelle il voyait un instrument privilégié : retrait des « plans de campagne » depuis la fin 2001, remise en cause, pour tenir compte des obligations communautaires, de la situation de monopole dont SOPEXA bénéficiait par rapport aux actions de promotion des offices agricoles.

Dès lors, la forte diminution de la dotation de l'Etat ainsi que la montée en puissance de la part des professionnels dans le financement des actions de SOPEXA ont entraîné une clarification de l'articulation de ses missions, entre, d'une part, ses activités de prestations de service à destinations de ses clients, et, d'autre part, les missions d'intérêt général qui lui sont confiées par l'Etat .

1. Les actions de promotion agro-alimentaire contre rémunérations d'honoraires dans un contexte général de mise en compétition

Les actions de promotion dites « classiques », au profit des produits français, sont réalisées par SOPEXA contre rémunérations d'honoraires. Il s'agit d'une activité commerciale qui recouvre le champ de la publicité, de la promotion sur le lieu de vente, du conseil en marketing et des relations publiques. Dans le cadre de ces activités, SOPEXA fonctionne exclusivement comme une société anonyme privée, répondant à des appels d'offre et/ou à des mises en compétition afin de remporter des marchés.

Les prestations proposées par SOPEXA s'articulent autour de pôles de compétences liées au marketing et à la communication. Elles sont adaptées en fonction de la nature des clients et de leurs moyens.

Ces prestations sont facturées sur la base d'une proposition budgétaire et de devis négociés au préalable avec le ou les bénéficiaires de la prestation, ou, suivant la réglementation, sur la base d'une offre retenue suite à un appel d'offres. Les tarifs sont positionnés par rapport au marché concurrentiel. L'accord fait l'objet d'un contrat dans lequel sont rappelés les modes et échéances de paiement.

Il convient, en outre, de noter que 2002 aura été la dernière année pendant laquelle SOPEXA aura pu conserver, par rapport aux campagnes de promotion des offices agricoles, sa situation traditionnelle de monopole . Le début de l'année 2003 a en effet vu, de la part des offices, un recours systématique à la mise en concurrence des prestataires éventuels, conformément à la loi n° 2001-1168 du 11 décembre 2001 portant mesures urgentes de réforme à caractère économique et financier, dite loi MURCEF, et aux directives communautaires précitées, ce qui a entraîné une banalisation complète de leurs relations avec SOPEXA et a placé cette dernière dans un contexte commercial et concurrentiel radicalement différent .

Après deux années décevantes, en 2000 et 2001, s'agissant de l'évolution du chiffre d'affaires de SOPEXA et de la réalisation des objectifs prévus, l'année 2002 a permis d'enregistrer un bilan nettement plus positif, notamment grâce à un effort important de maîtrise de l'évolution des charges et à une progression très substantielle des honoraires. De même, alors que les prévisions pour 2003 étaient assez pessimistes et envisageaient des comptes en perte, la société s'est assez bien tenue dans les appels d'offres auxquelles elle a répondu.

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