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L'avenir de la filière agricole à l'horizon 2050

 

II. LE GROUPE DE TRAVAIL SUR L'AVENIR DE LA FILIÈRE AGRICOLE À L'HORIZON 2050

Prenant acte, courant 2005, du fait que le CEP avait travaillé sur un sujet de théorie économique générale et sur la gestion des entreprises publiques dans le secteur industriel, il a semblé intéressant au président de la commission des affaires économiques, M. Jean-Paul Emorine, d'explorer d'autres champs d'investigation. Du fait de son importance conservée, du moins en termes d'occupation du territoire, et de son actualité toujours prégnante, dans ses dimensions aussi bien économiques, environnementales ou sociétales, le secteur primaire a retenu plus particulièrement l'attention de la commission.

Un rapide constat a fait apparaître que les secteurs agricoles et alimentaires représentaient un atout primordial pour notre pays. Leur pérennité est cependant apparue menacée par des pressions à la fois internes (manque d'organisation de l'offre au regard d'une grande distribution très concentrée) et externes (remise en cause de la PAC au niveau européen et international). Dans ce contexte difficile, la « conquête de la valeur ajoutée », passant par un regroupement des opérateurs entre les différentes phases (production, transformation, voire distribution) de valorisation des produits, dans une logique verticale, c'est à dire filière par filière, a semblé constituer une piste de travail intéressante.

C'est pourquoi le CEP a confié à trois de ses membres -M. Philippe Godin, consultant spécialiste des questions concernant l'agriculture et les industries agroalimentaires, Mme Marion Guillou, directrice de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et M. Jacques Le Cacheux, directeur du département des études à l'Observatoire français de conjoncture économique (OFCE) et professeur à l'université de Pau- la réalisation d'une étude sur l'intégration des filières agricoles et alimentaires, M. Godin étant plus particulièrement chargé de l'instruction et de la coordination des travaux.

Ce groupe de travail a débuté ses activités à la fin de l'année 2005 pour les achever une année après. Durant cette période, il a accumulé une très importante documentation, dont une part provenait des travaux scientifiques de ses membres ou de leur institution de rattachement, et a procédé, par l'intermédiaire de M. Godin, à l'audition de plus d'une trentaine de personnalités les plus diverses compétentes en matière agricole et alimentaire. Il s'est par ailleurs réuni à plusieurs reprises en présence du président de la commission des affaires économiques afin de faire le point sur l'avancement des travaux et de fixer leur orientation pour la suite de l'étude.

A l'occasion de ces réunions, il est apparu que le sujet originellement retenu -l'intégration des filières agricoles et alimentaires- était de nature restrictive, car se centrant excessivement sur ses dimensions nationales et productivistes, et négligeant par là même ses aspects mondiaux et extra économiques. Aussi a-t-il été décidé de modifier son intitulé, l'étude prenant une dimension plus prospective, en plein accord avec les principes sous-tendant l'activité du CEP, en portant sur l'avenir de la filière agricole -dans tous ses aspects- à l'horizon 2050.

Le très important travail d'instruction réalisé a finalement débouché sur la formalisation par M. Godin, au moyen notamment des contributions fournies par les deux autres membres du groupe, d'une étude d'une centaine de pages structurée en 7 chapitres traitant des dimensions naturelles, humaines et institutionnelles du sujet. Cette étude a été exposée par son auteur principal, M. Godin, le 6 décembre 2006 devant les membres du groupe de travail, en présence du président de la commission des affaires économiques, M. Jean-Paul Emorine. Enrichie des débats s'étant déroulés dans ce cadre, elle a été, une semaine plus tard, présentée à l'ensemble des membres de la commission. Après de longs et fructueux échanges1(*) avec M. Godin, la commission a adopté à l'unanimité le rapport que lui présentait son président, M. Jean-Paul Emorine, sur la base de cette étude et a retenu le principe d'une publication intégrale de l'étude en annexe dudit rapport.

* 1 Dont le contenu est ci-après reproduit.