B. L'ÉLARGISSEMENT : UN INVESTISSEMENT GÉOSTRATÉGIQUE REVENDIQUÉ PAR LES INSTITUTIONS EUROPÉENNES

Les institutions européennes réaffirment régulièrement l'importance du processus d'élargissement, désormais présenté comme un investissement géostratégique.

La commission des affaires européennes du Sénat met de son côté l'accent sur la capacité d'absorption de l'Union et le besoin de réformes internes à celle-ci, préalablement à l'élargissement, faute de quoi l'Union européenne risque de ressortir affaiblie.

Elle partage également l'approche de plusieurs États membres, dont la France, qui plaident en faveur de clauses de sauvegarde, notamment une clause de non-régression pour réagir rapidement en cas de violation des droits fondamentaux et des principes démocratiques, mais aussi d'une limitation temporaire du droit de veto et de l'introduction des périodes transitoires pour atténuer les perturbations liées à l'adhésion d'un nouvel entrant.

C. NEUF PAYS CANDIDATS ET UNE DYNAMIQUE TRÈS VARIABLE

Neuf pays sont officiellement candidats pour entrer dans l'Union européenne : l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Géorgie, la Macédoine du Nord, la Moldavie, le Monténégro, la Serbie, la Turquie et l'Ukraine. Le Kosovo a déposé sa candidature en 2022 mais n'a pas encore été reconnu en tant qu'État candidat par l'Union européenne.

Le tableau qui suit retrace les situations des différents pays candidats, au mois de juillet 2026.

Situation des pays candidats au regard du processus d'adhésion :
les principales dates

Source : commission des affaires européennes, à partir des données de la publication
« 
State of play, EU accession negotiations, July 2026 »

L'Albanie et le Monténégro, comme les autres pays candidats des Balkans occidentaux, ont pu bénéficier de différents mécanismes de soutien en vue de l'adhésion à l'Union européenne.

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