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29 avril 1999 : Enseignants - Mieux gérer, mieux éduquer, mieux réussir ( rapport de commission d'enquête )

 

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3. Le caractère national des concours

L'organisation des concours de recrutement au niveau national constitue un autre élément fondateur de l'école républicaine et a pour objet de garantir l'égalité entre les candidats.

L'Etat se réserve la nomination des jurys ainsi que la définition du contenu des concours et les règles d'évaluation des candidats.

Chaque année, le ministère de l'éducation nationale publie au Journal officiel les arrêtés fixant le nombre de postes ouverts aux différents concours de recrutement de personnels enseignants du second degré.

En 1999, le nombre total de postes est de 22.534, soit une baisse de 12 %, et un calibrage des postes qui correspondent aux besoins disciplinaires de manière plus satisfaisante que par le passé.

S'agissant du recrutement des personnels enseignants du second degré, pour des raisons pratiques, il est le plus souvent nécessaire de prévoir la constitution de plusieurs jurys, compte tenu du nombre de candidats.

L'organisation de ces concours est coûteuse : le ministre de l'éducation nationale a reconnu devant la commission que " la cotisation versée à la tradition française " était élevée et a rappelé que " l'éducation nationale, pour les examens et concours, dépensait à peu près 1,5 milliard de francs en coûts directs ".

Sur un plan plus particulier, la commission estime qu'il conviendrait sans doute de réglementer l'entrée en première année dans les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). Ceux-ci déterminent actuellement librement le nombre de leurs étudiants en première année en fonction de leurs seules capacités d'accueil.

Cette liberté peut avoir plusieurs effets négatifs : elle renforce la pression des étudiants inscrits en IUFM pour obtenir un accroissement du nombre de places aux concours et elle induit un gaspillage des deniers publics puisque l'IUFM accepte en première année beaucoup trop d'étudiants, compte tenu du nombre de places ouvert au concours.

La commission note par ailleurs que l'IUFM de Paris, dont la capacité de formation est très importante, forme un nombre de professeurs très supérieur aux besoins de l'académie de Paris. Jusqu'à l'année dernière, ceci était particulièrement préjudiciable à la bonne répartition des moyens en enseignants, puisqu'un professeur pouvait accomplir sa première année dans l'académie dont relevait son IUFM. Cette possibilité a été supprimée pour donner plus de souplesse à l'affectation des nouveaux enseignants et ceci devrait contribuer à dégonfler l'importance des surnombres disciplinaires dans l'académie de Paris.

En dépit des inconvénients pratiques et du coût de ces concours nationaux, personne n'envisage sérieusement d'organiser des recrutements par concours au niveau académique, même si certains ont pu craindre que la réforme du mouvement était porteuse d'une telle perspective.

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