La commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport a engagé une mission d'information sur le Centre national de la musique (CNM).

Les rapporteures Annick Billon (Union Centriste) et Béatrice Gosselin (Les Républicains) travailleront au cours du premier semestre 2026 sur cette mission.

Pourquoi ce contrôle ?

Créé en 2020 pour unifier une filière fragmentée, le CNM assure des missions essentielles de soutien à la création, de développement international, de formation et d'observation économique. Après avoir servi de bouclier financier durant la crise sanitaire, l’établissement doit désormais confirmer sa mutation en un pilote stratégique. La mission du Sénat évaluera si le Centre a réussi à structurer ces missions de fond pour porter une vision commune à l'ensemble du secteur musical.

Parmi les enjeux majeurs, l'accès aux données et la transparence des plateformes de streaming et des majors, nécessaires pour que le CNM puisse s’emparer de sa fonction d'observatoire et ainsi mieux calibrer les aides publiques. Sans cette visibilité accrue sur les flux numériques, l’opérateur pourra difficilement garantir une défense efficace de la diversité culturelle et soutenir les acteurs qui en ont le plus besoin.

Face aux ruptures technologiques comme l’IA générative, le CNM devra également contribuer à protéger la création et la propriété intellectuelle. Sa capacité à fédérer la filière revêt une importance particulière, alors que des clivages persistent, notamment ceux révélés par les débats sur la taxe streaming. La mission d'information déterminera si le Centre dispose des leviers nécessaires pour apaiser ces tensions et protéger la « découvrabilité » des œuvres françaises.