À la suite de l'épisode caniculaire exceptionnel qui a touché la France durant la seconde quinzaine du mois de juin 2026, la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable engage, à la demande du Président Larcher, des travaux de contrôle consacrés aux conséquences de cette crise et à l'adaptation de notre pays aux épisodes de chaleur extrême. Evaluer la gestion de la crise, identifier les éventuelles difficultés rencontrées et nourrir les réflexions du Sénat sur les politiques publiques nécessaires pour renforcer la résilience de la France face au dérèglement climatique, tels sont les objectifs poursuivis.
- L'essentiel
- Le rapport
- Le tableau de mise en oeuvre et de suivi
Pourquoi ce contrôle ?
La canicule de juin 2026 a constitué un épisode climatique d'une intensité inédite. Elle a notamment été marquée par les températures les plus élevées jamais enregistrées à l'échelle nationale, affectant le fonctionnement du pays du fait de fortes tensions dans tous les domaines : la santé, l'énergétique, l'éducation ou encore l'agriculture. Face à des événements extrêmes appelés à se multiplier sous l'effet du changement climatique, la commission a souhaité exercer pleinement sa mission de contrôle de l'action du Gouvernement.
L'audition des ministres dont les compétences ont été directement mobilisées pendant la crise : la ministre de la transition écologique, de la biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la nature, la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire, le ministre de l'éducation nationale ainsi que la ministre chargée de l'énergie et porte-parole du Gouvernement, le 7 juillet, a permis d'analyser quelle a été la réponse des pouvoirs publics.
Cette audition a eu lieu conjointement avec la commission des affaires sociales et en lien avec la commission des affaires économiques et la commission de la culture. Un premier bilan à "chaud" a ainsi pu être tiré de la préparation et de la gestion de la crise par le Gouvernement.
Ces travaux se sont poursuivis le 8 juillet avec l'audition de Virginie Schwartz, présidente-directrice générale de Météo-France : l'ampleur du phénomène caniculaire a ainsi pu faire l'objet d'un diagnostic documenté. Cette audition a ainsi permis de revenir sur les caractéristiques exceptionnelles de cet épisode caniculaire, sur les projections climatiques pour les prochaines décennies et les conséquences attendues du réchauffement climatique pour notre pays.
Ces séquences ont été l'occasion pour la commission de tirer tous les enseignements de la canicule de 2026 afin de contribuer à l'adaptation de la France à un climat plus chaud et à des événements météorologiques extrêmes plus fréquents.