La commission des affaires économiques a lancé le 4 février 2026 une mission d’information sur l’avenir du pastoralisme.

Cette mission a pour rapporteurs Jean-Marc Boyer, Yves Bleunven et Lucien Stanzione. Elle a rendu ses conclusions le 3 juin 2026.

Pourquoi ce contrôle ?

À l’occasion de l’année internationale du pastoralisme et des pâturages proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies, la commission des affaires économiques du Sénat souhaite mettre en lumière des modes d’élevage extensifs de première importance.

Le pastoralisme couvre près de 5,4 millions d’hectares en France et génère un potentiel économique estimé à 8,5 milliards d’euros. Il représente 18 % des élevages et concerne 22 % du nombre total des animaux élevés en France.

Les rapporteurs s’intéressent aux leviers mobilisables pour garantir la rentabilité de cette activité agricole présente dans de nombreuses régions françaises et la valorisation de ses produits, alors que son modèle économique subit les effets du changement climatique, de la pression croissante de la prédation et de la multiplication des conflits d’usage.

Quels constats et recommandations ?

Les travaux de la mission ont permis de mettre en lumière les nombreux atouts du pastoralisme, qui prône des pratiques extensives utilisant peu d’intrants. Ils ont toutefois révélé les nombreux défis auxquels il fait face. Le morcellement du foncier, l’impact du changement climatique, la pression de la prédation ou encore la multiplication des conflits d’usage sont autant de facteurs qui pèsent sur la rentabilité économique des exploitations.

Afin d’envisager sereinement l’avenir du pastoralisme, la mission formule 13 recommandations visant à :