S’ils appartiennent au même ensemble régional de l’océan Indien, l’archipel de Mayotte et l’île de La Réunion ont connu des trajectoires historiques, économiques et politico-institutionnelles profondément différentes.
Mercredi 8 avril 2026, la commission des lois a adopté le rapport d'information présenté par ses rapporteurs.
Pourquoi ce contrôle ?
Après le passage du cyclone Chido en décembre 2024, qui a exacerbé les fragilités structurelles de Mayotte, un processus de reconstruction et de refondation a été amorcé, et s’est traduit par l’adoption d’une loi de programmation le 11 août 2025.
Parallèlement, alors qu’elle jouit de l’image d’un territoire préservé, La Réunion est confrontée à l’émergence de nouvelles menaces, qui planent sur l’ordre public et la cohésion sociale de l’île.
Afin d’appréhender plus précisément la spécificité de ces enjeux et d’évaluer l’adéquation des réponses qui y sont apportées localement, une délégation transpartisane de la commission des lois s’est rendue à Mayotte du 2 au 4 septembre puis à La Réunion du 4 au 8 septembre 2025, à la rencontre des élus, des représentants des services de l’État et de nombreux acteurs locaux.
Quels constats et recommandations ?
Au terme de ses travaux, la commission des lois formule, sur proposition de la délégation, 15 recommandations pour améliorer et approfondir la réponse apportée par les pouvoirs publics aux enjeux d’ordre public et de cohésion sociale que rencontrent ces deux territoires ultramarins de l’océan Indien.