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AMELIN Jean

Ancien sénateur de la Marne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 19 mars 1976 (en remplacement de M. Jean COLLERY, décédé)
  • Elu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 1er octobre 1992 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe du Rassemblement pour la République

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

AMELIN (Jean)

Né le 28 mai 1927 à Anglure (Marne)

Décédé le 8 mars 2012 à Fère-Champenoise (Marne)

Sénateur de la Marne de 1976 à 1992

Jean Amelin voit le jour à Anglure, au sud du département de la Marne, le 28 mai 1927. Après avoir accompli sa scolarité dans son village natal et à Épernay, il effectue des études de médecine et d'odontologie à Paris. Il obtient le diplôme d'État de chirurgien-dentiste.

Il installe son cabinet à Fère-Champenoise, commune rurale dont est originaire son épouse. Il ne quitte dès lors plus cette petite ville de la Champagne crayeuse située au sud d'Épernay et au sud-ouest de Châlons-sur- Marne et y effectue toute sa carrière de chirurgien-dentiste.

Il s'engage par ailleurs dans la vie publique. Après avoir pris part à la Résistance, il demeure fidèle au général de Gaulle et à ses idées. Adhèrent au Rassemblement du peuple français dès 1947, il rejoint ensuite les différentes formations gaullistes, dont l'Union pour la nouvelle République à partir de 1958 puis le Rassemblement pour la République à partir de 1976.

Élu conseiller municipal de Fère-Champenoise en 1965, il est adjoint au maire Georges Royer de 1965 à 1971. Il devient également conseiller général du canton de cette commune en 1967. Réélu aisément en 1973, il échoue cependant à conserver son siège au conseil général de la Marne en 1979 : il est défait au second tour par le candidat sans étiquette Claude Hardy.

Entretemps, Jean Amelin avait été élu maire de Fère-Champenoise en 1971. Reconduit par les Fertons en 1977, il administre cette petite ville de quelque 2 500 âmes jusqu'en 1983. Sous sa direction, la commune se dote de plusieurs équipements sportifs et scolaires. Il est par ailleurs conseiller régional de Champagne-Ardenne depuis 1973.

Il est également le suppléant du sénateur Jean Collery à partir de la réélection de ce dernier à la Haute assemblée en septembre 1974. Aussi lorsque le maire d'Ay trouve brutalement la mort dans un accident de la route le 18 mars 1976, Jean Amelin lui succède à la Haute assemblée comme représentant de la Marne.

Il est ensuite réélu lors des élections sénatoriales du 25 septembre 1983, quelques mois après avoir décidé de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat de premier magistrat de Fère-Champenoise. Candidat de la liste d'Union pour la Marne, constituée par le Rassemblement pour la République et l'Union pour la démocratie française et conduite par le président du conseil général Albert Vecten, il conserve de justesse son fauteuil sénatorial dès le premier tour : il obtient 722 des 1 427 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit l'Union pour la défense de la République en 1976 puis au Rassemblement pour la République. Il est membre de la commission des affaires culturelles en 1976, des affaires sociales de 1976 à 1989 et des affaires économiques de 1989 à 1992. Il est par ailleurs secrétaire du Sénat de 1980 à 1983, ainsi que juge titulaire à la Haute Cour de Justice de 1986 à 1992.

Ses interventions à la Haute assemblée reflètent la diversité de ses préoccupations. Il s'intéresse notamment à la famille. Membre de la délégation parlementaire pour les problèmes démographiques de 1980 à 1986, il intervient sur l'institution d'un complément familial en 1977 et sur la politique de la famille en 1979. Jugeant en novembre 1979 que « la famille nombreuse est la clé » de l'avenir de la France, il appelle à revaloriser le statut de mère de famille par l'instauration d'un droit à un salaire d'éducation et d'un droit au

travail à temps partiel pour les mères de trois enfants et plus. Il s'exprime également sur la situation des veuves et des veufs en 1977 et 1987.

Il suit aussi de près l'examen des questions agricoles au Sénat. Il relaie ainsi les préoccupations des exploitants de la Marne. De fait, ce département est devenu un espace agricole moderne et riche à partir des années 1950, tourné essentiellement vers la culture des céréales, des betteraves et de la vigne. Ainsi, en 1983, le sénateur marnais prend la parole aussi bien au sujet des calamités naturelles que des difficultés des petites exploitations, des jeunes agriculteurs et de la politique agricole commune. Il intervient en 1984 dans la discussion de la proposition de loi relative aux vins de Champagne qui porte sur l'appellation d'origine

« Champagne » et fixe la durée minimale de première fermentation : à cette occasion, il se fait l'avocat des viticulteurs champenois, partisans de la protection de la qualité de leurs vins.

Jean Amelin s'exprime également sur des sujets variés, tels le budget de l'environnement et les parcs nationaux et régionaux (1978), les laboratoires d'analyses médicales, le réseau routier (1979), les droits et libertés des collectivités locales (1981), les agglomérations nouvelles (1983), la maîtrise d'ouvrage publique (1985), la sécurité civile et la lutte contre les incendies de forêts (1987). Son activité en séance publique se raréfie toutefois à la fin de son mandat : de 1988 à 1992, il ne prend la parole qu'une seule fois, en 1991, à propos du Conseil économique et social.

Il vote la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982, la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982 et la loi relative au revenu minimum d'insertion en 1988. Il se prononce en revanche contre la loi portant abolition de la peine de mort en 1981 : il estime que cette abolition n'est pas prioritaire et qu'elle va à l'encontre de l'opinion de la majorité des Français. Il vote également contre la loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne » en 1992.

Il ne se représente pas aux élections sénatoriales du 27 septembre 1992. Il est en effet écarté par la commission nationale d'investiture du RPR au profit de l'ancien député de la Marne et maire de Vitry-le- François, Jean Bernard. Non inscrit sur la liste d'Union de la droite dirigée par Albert Vecten, il renonce à se présenter comme candidat isolé. Philippe Amelin, maire RPR de Montmirail et vice-président du conseil général, se porte candidat à ce scrutin afin de protester contre l'éviction de son frère. Il n'obtient cependant que 506 des 1 405 suffrages exprimés.

Jean Amelin se retire alors de la vie politique. Chevalier de l'ordre national du Mérite, il s'éteint à Fère- Champenoise le 8 mars 2012, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans.

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Photo de M. Jean AMELIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Rassemblement pour la République
Etat-civil
Né le 28 mai 1927
Décédé le 8 mars 2012
Profession
Chirurgien dentiste
Département
Marne