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CAUCHON Jean

Ancien sénateur d'Eure-et-Loir

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Questeur du Sénat

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

CAUCHON (Jean)

Né le 21 novembre 1913 à Verneuil-sur-Avre (Eure) Décédé le 16 novembre 1991 à Dreux (Eure-et-Loir)

Sénateur de l'Eure-et-Loir de 1971 à 1989

Fils d'un comptable, Jean Cauchon quitte le collège Rotrou de Dreux pour devenir apprenti menuisier. Dans les années 1930, il milite au sein de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et devient secrétaire de l'union locale de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC). Après la Seconde guerre mondiale, il rejoint le Mouvement républicain populaire (MRP) et, après une brève incursion dans le monde des chansonniers parisiens, fonde, en 1948, une société de vente d'accessoires automobiles à Dreux. C'est dans cette ville qu'il décide de se présenter aux élections municipales de 1953. Il devient conseiller municipal dans l'opposition au maire Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR), Maurice Violette, de 1953 à 1959, puis à son successeur Georges Rastel. Aux élections municipales de 1965, la liste conduite par Jean Cauchon parvient à l'emporter et, sans surprise, il est élu maire de Dreux. Durant les Trente Glorieuses, cette ville de l'Eure-et-Loir se transforme en profondeur. Alors que sa population double durant cette période, Jean Cauchon s'efforce de développer l'activité économique et surtout d'organiser spatialement la mutation de la ville. Il est par exemple à l'origine de la création de la zone d'aménagement concerté des Bâtes et d'une zone industrielle au nord de la ville. Membre du Centre démocrate depuis sa fondation, il se présente aux élections sénatoriales de 1971. Après un premier tour très serré, il est élu au second, recueillant 359 voix sur les 915 suffrages exprimés. De 1971 à

1977, il occupe la fonction de secrétaire général adjoint de l'association des maires de France, alors présidé par son grand ami Alain Poher. Lors du renouvellement de septembre 1980, c'est dès le premier tour que les grands électeurs du département de l'Eure-et-Loir lui témoignent à nouveau leur confiance.

Inscrit au groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP), le sénateur Cauchon intègre, à son arrivée au Palais du Luxembourg, la commission des affaires sociales. Au nom de celle-ci, il rapporte de nombreux projets de loi comme, en 1973, celui relatif à l'amélioration des conditions de travail. Passionné par les questions de société, Jean Cauchon mobilise tous les outils en la possession d'un parlementaire pour défendre ses convictions. En 1974, il dépose une proposition de loi sur l'outrage aux moeurs et la protection des familles. La même année, il intervient lors de la discussion du projet de loi relatif à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) avant, finalement, de voter contre le texte. En 1979, il s'exprime à nouveau sur l'IVG pour dénoncer son utilisation comme moyen banal de régulation des naissances. En 1975, il appelle l'attention du ministre de la Santé sur l'augmentation du nombre d'enfants martyrs et lui demande s'il ne lui semble pas opportun de proposer de nouvelles dispositions pour renforcer la protection de l'enfance. A partir de 1979, le sénateur de l'Eure-et-Loir est membre de la délégation parlementaire pour les problèmes démographiques. Durant ses deux mandats, Jean Cauchon s'efforce également d'agir en faveur des conditions de vie matérielles des retraités et des salariés. A titre d'exemple, il dépose en 1979 une proposition de loi tendant à assouplir les conditions d'attribution de la pension de réversion au conjoint survivant.

Il intervient aussi à de nombreuses reprises sur la situation des collectivités locales. En 1978, il prend la parole au nom de son groupe parlementaire lors de la discussion générale commune du projet de loi portant aménagement de la fiscalité directe locale et du projet de loi modifiant le code des communes et relatif à la

dotation globale de fonctionnement versée par l'Etat. En 1985, il propose d'alléger la taxe professionnelle par l'institution d'une taxe additionnelle à la taxe sur la valeur ajoutée.

Signe de la confiance de ses collègues, il est élu questeur dès 1973 et s'épanouit pleinement dans cette fonction qu'il conserve jusqu'en 1983. Très impliqué dans la vie de la Chambre haute, il est également, à partir de 1975, président du groupe d'amitié France - Afrique de l'Ouest, et trésorier de la section française de l'association des parlementaires de langue française. A partir de 1983, il siège à la commission spéciale chargée de vérifier et d'apurer les comptes.

Jean Cauchon a soutenu par son vote les lois emblématiques des années 1970 et 1980 comme celle de

1973 d'orientation du commerce et de l'artisanat, celle de 1974 portant réforme du divorce, celle de 1982 relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions, ou encore celle de 1988 relative au revenu minimum d'insertion. Il s'est cependant abstenu lors du vote de la loi portant création des régions en

1972 et de la loi portant réforme du divorce en 1975.

Le sénateur de l'Eure-et-Loir parvient à conjuguer son exceptionnelle activité à la Chambre haute et ses mandats locaux. Maire de Dreux durant deux mandats, il est cependant battu aux élections municipales de 1977 par la socialiste Françoise Gaspard. Restant néanmoins impliqué dans la vie politique locale, il est très touché par la percée du Front national aux élections municipales de 1983 et par l'accord conclu entre ce parti et son ancien adjoint aux finances, Jean Hieaux, qui devient maire de la ville. Jean Cauchon siège également au Conseil général jusqu'aux élections cantonales de 1982 - où il tente de passer le relais à son fils, Yves Cauchon - et au Conseil régional du Centre jusqu'en 1986. En 1989, après dix-huit années passées au Palais du Luxembourg, il décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales.

En 1986, Jean Cauchon a publié une biographie intitulée Merci ma chance. Il était chevalier des Palmes académiques, du Mérite social, officier de l'ordre de Léopold et commandeur de l'ordre de la Pléiade et de la Francophonie.

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Photo de M. Jean CAUCHON, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 21 novembre 1913
Décédé le 16 novembre 1991
Profession
Directeur de société
Département
Eure-et-Loir