Allez au contenu, Allez à la navigation

CICCOLINI Félix

Ancien sénateur des Bouches-du-Rhône

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 septembre 1971
  • Réélu le 28 septembre 1980
  • Fin de mandat le 1er octobre 1989 (ne se représente pas)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-président du Sénat
  • Vice-Président de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

CICCOLINI (Félix)

Né le 2 octobre 1916 à Cozzano (Corse-du-Sud) Décédé le 1er mai 2010 à Ajaccio (Corse-du-Sud)

Sénateur des Bouches-du-Rhône de 1971 à 1989

Né en Corse, Félix Ciccolini devient avocat au barreau d'Aix en 1938, après des études de droit. Bâtonnier de l'ordre des avocats, il s'engage en politique, d'abord à la SFIO puis au Parti socialiste, et devient conseiller municipal d'Aix en 1953. A partir de 1964, il est élu conseiller général du canton d'Aix-Nord et le reste jusqu'en 1988, date à laquelle il décide de ne pas se représenter. Aux élections municipales de 1965, Félix Ciccolini se place en tête de la liste socialiste, mais il est battu de quelques dizaines de voix par son concurrent le maire sortant Henri Mouret (centriste). Le candidat socialiste conteste ce résultat devant les juridictions administratives et le Conseil d'Etat finit par lui donner raison en 1967 en ne se contentant pas, fait exceptionnel, d'annuler l'élection, mais en prononçant la liste socialiste vainqueur. Le maire d'Aix-en-Provence est ensuite réélu à cette charge en 1971. En 1977, sa courte réélection est à son tour contestée par son principal concurrent, Alain Joissains. Ce dernier obtient une annulation après un recours auprès du Conseil d'Etat et, finalement, remporte l'élection en juin 1978 manquant de peu une victoire au premier tour. L'action de Félix Ciccolini à la tête de la ville a notamment été marquée par le souci de moderniser les grandes infrastructures urbaines.

Le maire d'Aix-en-Provence se présente aux élections sénatoriales de 1971. Il est placé en troisième position sur la liste socialiste, derrière les deux sénateurs sortants Irma Rapuzzi et Roger Delagne. Sur les

2 042 suffrages exprimés par les grands électeurs des Bouches-du-Rhône, 961 voix (47%) se portent sur la liste socialiste, qui obtient trois sièges. Félix Ciccolini devient sénateur. En septembre 1980, la circonscription obtient deux nouveaux sièges : toujours placé en troisième position sur la liste socialiste, Félix Ciccolini est assez facilement réélu.

Inscrit au groupe socialiste du Sénat, le sénateur des Bouches-du-Rhône devient membre de la commission des lois qu'il vice-préside de 1987 à 1989. Egalement membre de la délégation parlementaire pour la radiodiffusion-télévision française (1974-1983), il est juge titulaire à la Haute Cour de justice (1977-1989) et vice-président du Sénat (1983-1986).

Ses interventions en séance publique témoignent de son intérêt pour la justice et la radiotélévision. Dans une de ses premières prises de parole, à l'occasion de l'examen du projet de loi de finances pour 1972, Félix Ciccolini souligne que les magistrats rencontrent des difficultés dans l'exercice de leurs missions, du fait des pénuries de personnel, notamment pénitentiaire (30 novembre 1971). Lors du débat sur l'abolition de la peine de mort, il prononce, le 28 septembre 1981, un long discours en faveur de la loi, qu'il conclut en ces termes : « Mes chers collègues, le vote de l'abolition rappellera à la face du monde les mots du plus glorieux des Français, si vivant parmi nous en ce débat, je veux parler de Victor Hugo : La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Le droit de vie et de mort n'appartient qu'à Dieu. »

Dénonçant déjà « le scandale de l'ORTF » dans une tribune du Provencal en avril 1972, il mène également un combat continu contre les dysfonctionnements de cette institution : le 14 novembre 1980, notamment, il adresse une question orale à Jean-Philippe Lecat, ministre de la Culture, sur la politique gouvernementale en matière de radio et de télévision, dans laquelle il plaide pour un « régime de liberté et de pluralisme » en lieu et place du monopole d'Etat, qui engendre des « abus » et ne permet pas de répondre au

mieux aux « légitimes exigences des citoyens en matière d'information. » Il revient sur le sujet à d'autres reprises, notamment lors de la discussion du projet de loi de finances pour 1981, au cours de laquelle il dénonce encore « l'assujettissement » de la radio et de la télévision au pouvoir et une atteinte à la démocratie (1er décembre 1980).

Le 13 février 1979, le sénateur des Bouches-du-Rhône adresse une lettre au ministre des Affaires étrangères, Jean-François Poncet, dans laquelle il rappelle le « drame atroce » que vivent les familles françaises dont un membre a été enlevé en Algérie après les accords d'Evian et qui sont restées sans nouvelles depuis lors. Il demande au ministre de profiter de l'arrivée au pouvoir d'un nouveau chef d'Etat algérien pour lui demander

« d'examiner ce dossier et de faire relâcher nos compatriotes détenus, de manière à ce qu'ils puissent regagner la métropole et retrouver leurs familles ».

Au cours de ses deux mandats, le sénateur socialiste des Bouches-du-Rhône, proche de Gaston Defferre dont il soutient la motion au Congrès de Metz en 1979, vote, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, l'abaissement de la majorité à 18 ans (1974), la légalisation de l'interruption volontaire de grossesse (1975) et la réforme du divorce (1975). En revanche, il s'oppose à la loi Peyrefitte visant à renforcer la sécurité et protéger la liberté des personnes (1981). Après l'arrivée des socialistes au pouvoir, Félix Ciccolini vote l'abolition de la peine de mort (1981) mais s'abstient sur la loi Defferre de décentralisation (1982) et s'oppose à la création du revenu minimum d'insertion (1988).

Au terme de son second mandat, l'ancien maire d'Aix-en-Provence, âgé de 73 ans, décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales. Il se retire de la vie publique et meurt le 1er mai 2010 à Ajaccio, dans son île natale, âgé de 94 ans.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Félix CICCOLINI, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 2 octobre 1916
Décédé le 1er mai 2010
Profession
Avocat
Département
Bouches-du-Rhône