FILIPPI Jean
Ancien sénateur de la Corse
Election
- Elu le 23 septembre 1962
- Réélu le 26 septembre 1971
- Fin de mandat le 1er octobre 1980 (ne se représente pas)
Fonctions antérieures
- Secrétaire d'État
Situation en fin de mandat
- Membre de la commission des affaires économiques
- Membre de la Formation des Sénateurs Radicaux de Gauche rattachée administrativement au groupe de la Gauche Démocratique
Extraits de la table nominative :
Biographie
1940-1958
FILIPPI (Jean)
Né le 19 octobre 1905 à Genève (Suisse)
Décédé le 15 janvier 1993 à Paris
Sénateur de la Corse de 1955 à 1958
Secrétaire d'État au budget du 1er février 1956 au 13 juin 1957
Lorsque Jean Filippi est élu au Conseil de la République pour y représenter la Corse, le 19 juin 1955, il a déjà accompli, à 50 ans, une longue et brillante carrière administrative et financière.
Son père, Charles Filippi est ministre plénipotentiaire à Genève lorsque naît son fils Jean.
C'est à Paris que ce dernier accomplit ses études, d'abord au lycée Janson De Sailly, puis à la faculté de Droit, et à l'École libre des Sciences politiques. Une fois acquis son diplôme et son doctorat en droit, il entre en 1930 comme adjoint à l'inspection des finances, puis est nommé secrétaire général de la SNCF, en 1937.
Entre-temps, il a dirigé de nombreux cabinets ministériels, dont ceux d'Albert Sarraut, André Laurent-Eynac, Henri Queuille, Lucien Lamoureux et Yves Bouthillier.
Chargé à titre temporaire, de 1941 à 1942, du secrétariat général pour les affaires économiques, au sein du ministère des Finances, il est nommé, en 1945, directeur général de l'économie et des finances du gouvernement militaire de la zone française d'occupation, à Baden-Baden.
En 1948, il est promu directeur des relations économiques extérieures au ministère des Finances ; il est alors appelé comme conseiller technique auprès du vice-président du Conseil Henri Queuille, en mars 1949, puis comme directeur du cabinet de Maurice Petsche, ministre des Finances, en novembre 1949.
Parallèlement, il est président du comité des échanges à l'OECE de 1948 à 1951, puis membre du comité de direction du Centre national du commerce extérieur.
Au mois de février 1951, il abandonne l'administration pour la Société Louis Dreyfus, dont il devient directeur général. Il préside, à ce titre, le groupe France-Amérique latine au CNPF.
Sur le plan politique, il avait déjà renoué avec la terre de ses ancêtres avec son élection, le 25 juin 1950, comme conseiller général du canton de Vescovato.
Puis, le 19 juin 1955, il est élu, comme candidat isolé, sénateur de la Corse, avec 496 voix, sur 844 suffrages exprimés.
Au Conseil de la République, il siège à la Commission des finances, et à celle des affaires étrangères, et rejoint le groupe de la Gauche Démocratique et du Rassemblement des Gauches Républicaines.
Mais, dès le 1er février 1956, il est nommé secrétaire général au budget dans le cabinet Mollet.
A ce titre, il soutient divers textes financiers au Conseil de la République ; citons notamment la législation sur les dommages de guerre, la création d'attachés agricoles, l'institution d'un fonds national de la vieillesse, et celle d'un fonds de solidarité, la sauvegarde des productions textiles nationales, les crédits nécessaires aux caisses d'allocations familiales, et l'ajustement des dotations budgétaires pour l'exercice 1956.
Puis, au mois de décembre, il défend le projet de loi de finances pour 1957, puis en avril 1957, celui relatif au régime de retraite des personnels actifs de police.
Il intervient également sur l'amélioration de la situation des anciens combattants et victimes de guerre, et l'harmonisation de la législation relative aux ventes viagères.
Après la chute du gouvernement Mollet, il réintègre le Conseil de la République, en juin 1957, et siège à la Commission des affaires étrangères, puis, en novembre 1957, à celle des finances.
En novembre, il dépose une proposition de résolution tendant à l'indemnisation des dommages créés en Corse par les incendies de l'été précédent, puis participe, en mars 1958, à la discussion du projet de loi de finances pour 1958.
Les 2 et 3 juin 1958, il se prononce en faveur des pleins pouvoirs, et de la révision constitutionnelle.
Il est réélu sénateur de la Corse le 26 avril 1959.1
Note de la division des archives du Sénat : (1) il ne se représente pas le 26 avril 1959, mais il est à nouveau élu le 23 septembre 1962.
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- Appartenance politique
- Membre de la Formation des Sénateurs Radicaux de Gauche rattachée administrativement au groupe de la Gauche Démocratique
- Etat-civil
- Né le 19 octobre 1905
Décédé le 15 janvier 1993 - Profession
- Inspecteur des finances
- Département
- Corse








