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RIBEYRE Paul

Ancien sénateur de l'Ardèche

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 26 avril 1959
  • Réélu le 23 septembre 1962
  • Réélu le 26 septembre 1971
  • Fin de mandat le 1er octobre 1980 (non réélu)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Vice-Président de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation

Fonctions antérieures

  • Ministre
  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
  • Membre du Groupe du Centre National des Indépendants et Paysans

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

RIBEYRE (Paul)

Né le 11 décembre 1906 à Aubagne (Bouches-du-Rhône) Décédé le 14 janvier 1988 à Valence (Drôme)

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale constituante de 1945 et 1946

Député de l'Ardèche de 1946 à 1958

Sous-secrétaire d'Etat à la santé publique et à la population du 28 octobre 1949 au 4 décembre 1949

Ministre de la santé publique et de la population du 2 août 1951 à décembre 1952

Ministre du commerce du 9 janvier au 11 février 1953

Ministre de la santé publique du 11 février au 28 juin 1953

Garde des Sceaux, ministre de la justice et de la population du 28 juin 1953 à juillet 1954

Ministre de l'industrie et du commerce du 6 novembre 1957 au 27 mai 1958

Sénateur de l'Ardèche de 1959 à 1980

Battu aux élections législatives de novembre 1958, Paul Ribeyre se présente aux élections sénatoriales du

26 avril 1959. Il dirige la liste des indépendants paysans et est élu au deuxième tour. Son mandat est renouvelé dès le premier tour aux élections du 23 septembre 1962 et du 26 septembre 1971. Elu sur une liste d'Union républicaine, Paul Ribeyre est l'un des principaux dirigeants régionaux du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), dont il intègre le groupe sénatorial.

De 1959 à 1961, il siège à la commission des lois constitutionnelles, de la législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale. En 1963 et 1964, il intègre la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées. En 1962, de 1965 à 1971 et de 1976 à 1980, il est nommé membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes de la Nation, dont il devient le vice- président de 1977 à 1980.

L'ancien ministre de la santé publique demeure passionné par les questions relatives aux affaires sociales. Au sein de la commission de finances, il devient le spécialiste des questions concernant le secteur de la santé et de la famille. De 1966 à 1979, il rédige de nombreux rapports, siège au sein de plusieurs commissions spéciales et prend part au nom de sa commission aux discussions autour des moyens budgétaires mis en oeuvre dans le secteur hospitalier, la recherche, l'enseignement et l'aide sociale. Au cours de ses interventions, il évoque également les problèmes rencontrés par le secteur hospitalier (manque d'équipements, pénurie d'infirmières) et réclame une nouvelle répartition des dépenses entre l'Etat et les collectivités locales pour gérer l'action sociale.

Très impliqué dans la vie locale, il profite de ses interventions en séance publique pour mettre en lumière les difficultés rencontrées dans son département. L'Ardèche, département majoritairement rural, est fortement touchée par le départ de jeunes actifs vers les centres industriels. Paul Ribeyre sollicite auprès du Gouvernement l'extension des mesures d'aide gouvernementale comme une prime spéciale d'équipement en 1959, la mise en place de zones spéciales d'action rurale afin d'attirer les investisseurs vers les petites communes rurales en voie de dépopulation et le développement des actions en faveur du tourisme. En 1960, il dépose même une proposition de loi afin d'harmoniser la législation applicable aux départements métropolitains et extra- métropolitains sous-équipés et sous-développés. Il évoque également les difficultés rencontrées par les agriculteurs ardéchois et siège à la commission plénière de la caisse nationale du crédit agricole en 1977.

Il défend également les prérogatives des élus locaux, en déposant en 1971 deux propositions de loi relatives à une baisse de la fiscalité indirecte pour les collectivités locales et à l'indemnité des maires et de leurs adjoints (indemnités, retraite). En 1980, il se en faveur du projet de loi pour le développement des responsabilités des collectivités locales. Maire d'une ville où le casino occupe un rôle important, il siège en 1971 au sein de la commission supérieure des jeux et dépose en 1978 une proposition de loi pour assimiler les casinos autorisés aux hôtels de tourisme de catégorie « 3 ou 4 étoiles ».

Lors des scrutins publics organisés de 1959 à 1980, il vote en faveur de la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie (1960), et de la loi portant réforme des régimes matrimoniaux (1965). Il s'abstient lors du vote de la loi relative à la régulation des naissances (1967). Il vote en faveur de la loi portant création et organisation des régions (1972), de la loi d'orientation du commerce et de l'artisanat (1973), de la loi fixant à 18 ans l'âge de la majorité (1974), et de la loi relative à l'interruption volontaire de grossesse (1975). Il s'oppose en revanche à la loi portant réforme du divorce (1975).

Parallèlement à ses fonctions nationales, Paul Ribeyre s'investit au sein d'institutions locales : ancien vice-président de la Chambre de commerce d'Aubenas et membre du conseil d'administration du Syndicat d'initiative du Vivarais, il est nommé en octobre 1971 président du Conseil supérieur du thermalisme.

Paul Ribeyre est titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 et officier du Mérite social. En mars 1980, il reçoit la médaille d'or du Mérite européen des mains du président du Sénat, Alain Poher, en récompense de son action en faveur de la constitution d'un pool européen de la santé. Cet organisme officiel n'ayant pu être créé, Paul Ribeyre prend la tête du club européen de la santé.

Président du Conseil régional de Rhône-Alpes à partir de janvier 1974, il perd ce poste suite à sa défaite aux élections sénatoriales du 28 septembre 1980, où il est battu au deuxième tour. Il se retire alors de la vie politique. Il meurt à l'âge de 81 ans, des suites d'un accident de la route.

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Photo de M. Paul RIBEYRE, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe du Centre National des Indépendants et Paysans
Etat-civil
Né le 11 décembre 1906
Décédé le 14 janvier 1988
Profession
Directeur de sociétés
Département
Ardèche