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Textes d’É. Combes

Études universitaires et savantes

É. Combes mena des études théologiques puis médicales au cours du Second Empire. Il se préoccupa ensuite de questions liées à la préhistoire et à la paléontologie, son terrain principal étant sa Charente d’adoption.

La psychologie de saint Thomas d’Aquin, thèse pour le doctorat ès-lettres, Montpellier, Grollier, 1860.
De Sancti Bernardi adversus Abaelardum contentione dissertatio, Montpellier, Grollier, 1860.
De la littérature des Pères et de son rôle dans l’éducation de la jeunesse, Montpellier, Grollier, 1864.
Considérations contre l’hérédité des maladies, thèse pour le doctorat en médecine, Paris, A. Parent, 1868.

Les débuts de la Préhistoire en Charente-Inférieure. Textes d’Émile Combes, La Rochelle, FLASH-Université de la Rochelle, 2005.

Activité parlementaire (sélection)

Son travail sénatorial s’est concentré dans trois principaux domaines : le développement de l’institution scolaire publique en métropole et dans les colonies, en Algérie en particulier, les questions religieuses en général, le rapport entre l’État républicain et les cultes spécifiquement, et diverses affaires budgétaires.

Rapport fait au nom de la deuxième Commission d’intérêt local, chargée d’examiner le projet de loi, adopté par la Chambre des députés, tendant à autoriser le département de l’Aveyron à contracter un emprunt pour les travaux d’appropriation de l’École normale d’institutrices à Rodez, 1887, publication au Journal Officiel.
Rapport [sur] les dépenses ordinaires de l'enseignement primaire public et les traitements des personnels de ce service, Paris, Mouillot, 1888.
Rapport [sur] l’instruction primaire des indigènes [en Algérie], Paris, Mouillot, 1892.
Rapport [relatif au] classement et traitement des instituteurs, Paris, Mouillot, 1893.
Proposition de loi sur la réforme des sanctions de l'enseignement secondaire, Paris, Mouillot, 1893.
Rapport [sur] l’organisation de l'enseignement supérieur musulman (les medersas), Paris, Mouillot, 1894.
Préface à l’Algérie […] voyage de la délégation de la commission sénatoriale d'étude des questions algériennes, par Henri Pensa, Paris, 1894.
Rapport […] portant organisation du corps de contrôle de l’administration de la Marine, Paris, Mouillot, 1901.
Rapport [sur le] budget général de l’exercice 1901 (ministères de l'Instruction publique et des Beaux-arts), Paris, Mouillot, 1901.
Rapport [sur le] budget général de l’exercice 1901 (ministères de l'Instruction publique et des Beaux-arts), Paris, Mouillot, 1902.

Activité ministérielle (sélection)

É. Combes fut ministre de Léon Bourgeois entre novembre 1895 et avril 1896, puis à la tête de son propre gouvernement de juin 1902 à janvier 1905. Il est à l’origine d’une législation essentiellement relative à la vie scolaire et aux cultes. Plus qu’une politique de laïcité ou bien de séparation, É. Combes fut acteur d’une accélération de la laïcisation de l’État républicain en France.

Projet de loi sur la réforme des épreuves terminales des études secondaires, février 1896, publication au Journal Officiel.
Projet de loi sur la surveillance des établissements de bienfaisance privée, octobre 1902, publication au Journal Officiel.
Projet de loi, adopté par la Chambre des députés, tendant à réprimer le fait d’ouverture ou de tenue d’un établissement congréganiste sans autorisation, novembre 1902, publication au Journal Officiel.
Projet de loi tendant à compléter l’article 18 de la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d’association en ce qui concerne la compétence du tribunal qui a ordonné la liquidation, novembre 1902, publication au Journal Officiel.
Projet de loi adopté par la chambre des députés portant ouverture au Ministre de l’Intérieur et des cultes, sur l’exercice 1903, d’un crédit extraordinaire de 500 000 francs pour secours aux populations éprouvées par la crise de l’industrie sardinière, janvier 1903, publication au Journal Officiel.
Projet de loi, adopté par la chambre des députés portant ouverture au ministre des affaires étrangères, sur l’exercice 1903, d’un crédit extraordinaire à l’occasion du voyage à Londres du Président de la République et de la réception de S. M. le Roi d’Angleterre et de S. M. le Roi d’Italie, juin 1903, publication au Journal Officiel.
Projet de loi relatif à la suppression de l’enseignement congréganiste, décembre 1903, publication au Journal Officiel.
Projet de loi adopté par la Chambre des députés tendant à modifier la loi du 1er avril 1898 sur les sociétés de secours mutuels, 1904, publication au Journal Officiel.
Projet de loi adopté par la chambre des députés portant ouverture au ministre des Affaires étrangères, sur l’exercice 1904, d’un crédit extraordinaire de 450 000 francs pour les frais du voyage en Italie du président de la République, 1904, publication au Journal Officiel.
Projet de loi adopté par le Sénat sur le service des enfants assistés, mars 1904, publication au Journal Officiel.
Projet de loi relatif à la séparation des églises et de l’État, novembre 1904, publication au Journal Officiel.
Projet de loi tendant à proroger, pendant une nouvelle période de sept années, la loi du 21 décembre 1897 qui a maintenu aux administrateurs des communes mixtes de l’Algérie en territoire civil le droit de répression, par voie disciplinaire, des infractions spéciales à l’indigénat, novembre 1904, publication au Journal Officiel.

Ouvrages « de propagande »

Deux recueils de discours au titre évocateur précèdent des mémoires publiées bien après la mort d’É. Combes. Ces deux ensembles de prise de position, dont le premier est préfacé par Anatole France, s’intègre dans l’engagement militant du « parti républicain » combiste.
À la différence d’autres grands parlementaires républicains comme Charles de Freycinet, auteur de copieuses mémoires, É. Combes ne s’est pas attaché à ancrer son propos à l’engagement républicain de l’époque de publication. Il présente simplement la succession des évènements qui viennent justifier son action passée. Cette forme d’irréductibilité peut frapper le lecteur contemporain, mais elle renvoie bien au caractère fermement obstiné du chef radical.

Une campagne laïque (1902-1903), préface d’Anatole France, Paris, H. Simonis Empis, 1904.
Une deuxième campagne laïque. Vers la Séparation, Paris, Georges Bellais, 1905.
Mon ministère. Mémoires, introduction et notes de Maurice Sorre, Paris, Plon, 1956 [écrit en 1907].

À ces trois ouvrages s’ajoutent diverses collaborations « scientifiques » ou politiques à des revues et des libres collectifs, et un ensemble d’articles et interviews publiés dans des journaux charentais, nationaux ou bien européens. Pour des précisions, consulter les annexes bibliographiques de la biographie d’É. Combes écrite par Gabriel Merle et parue aux éditions Fayard en 1994.

Travaux historiens sur É. Combes et son époque

Est ici rassemblée la production bibliographique sur la vie d’É. Combes, le contexte politique et institutionnel de son action publique, et la question religieuse et scolaire, matière essentielle mais non unique de son réformisme. Pour des compléments, consulter la bibliographie de La République irréductible, thèse remaniée de l’auteur de ces lignes publiée en 2018 aux éditions Atlande.

Études sur É. Combes

Actes du collège d’histoire maçonnique de l’Aunis et de la Saintonge, n°4, octobre 2005.
"Autour d’Émile Combes", Revue du Tarn, printemps 2017, n°245.
“Le petit père Combes”, un Tarnais dans la IIIe République , livret d’exposition, Castres, Centre national et musée Jean-Jaurès, 2016.
G. Alquier, Le président Émile Combes, Castres, Imprimerie Vaisisère et chez l’auteur, 1962.
P. Barbier, "Les propagateurs de l’irréligion : Combes", Études Contemporaines, n°31, Paris, Desclée de Brower et Lethielleux, 1909.
S. Berstein, Le petit père Combes (1835-1921), in L’Histoire, n°131, janvier-mars 1990, p.18-26.
J. Bossu, "Émile Combes et son œuvre", L’Idée libre, n°25, Herblay, 1936.
J. Bouchet, Itinéraire politique d’un Charentais. Émile Combes et la Charente-Inférieure (1868-1905), in "La Saintonge au XIXe siècle, entre bonapartisme et République". Un choix d’archives, La Rochelle, Conseil général de Charente-Maritime, 2012, p.51-57.
J. Bouchet, La République irréductible, Neuilly, Atlande, 2018.
J. de Criteuil, Émile Combes intime révélé par sa correspondance, Marennes, J. Bertrand, 1930.
Géraud-Bastet, Monsieur Combes et les siens, Paris, Librairie Félix Juven, 1904.
Ph. Hélis, Émile Combes : le combat pour la laïcité, Saint-Savinien-sur-Charente, Le passage des heures, 2016.
J. Limouzy, Émile Combes. Le fondateur spirituel de la laïcité : du séminaire de Castres à la loi de 1905, Toulouse Privat, 2019.
G. Merle, Émile Combes, Paris, Fayard, 1995.
O. Ginestet, Émile Combes (1835-1921) : itinéraire politique d’un républicain charentais, La Crèche, Geste éditions, 2006.
Y. Lapaquellerie, Émile Combes ou le surprenant roman d’un honnête homme, Paris, Flammarion, 1929.
E. Lericolais, Histoire d’un grand ministère. L’œuvre de M. Émile Combes et de ses collaborateurs, Paris, Imprimerie du Journal du Soir, 1908.
J. Risse, Le Petit Père Combes, Paris, L’Harmattan, 1994.

La Troisième République, la « Belle Époque »

P. Birnbaum (dir.), La France de l’affaire Dreyfus, Paris, Gallimard, 1994.
G. Bonnefous, Histoire politique de la Troisième République, t.I : « L’avant-guerre (1906-1914) », Paris, Presses universitaires de France, 1956.
J. Bouchet, La Belle Époque, Neuilly, Atlande, 2015.
J. Chastenet, Histoire de la Troisième République, t.III : « La République triomphante (1893-1906) », Paris, Hachette, 1955.
V. Duclert, La République imaginée (1870-1914), Paris, Belin, 2010.
J.-B. Duroselle, La France de la Belle Époque, Paris, Presse de la Fondation nationale des sciences politiques, 1992.
M. Fontaine, F. Monier et C. Prochasson (dir.), Une contre-histoire de la IIIe République, Paris, La Découverte, 2013.
F. Goguel, La politique des partis sous la Troisième République, Paris, Le Seuil, 1958.
A.-D. Houte, Le triomphe de la République, 1871-1914, Le Seuil, Paris, 2014.
B. Jolly, Histoire politique de l’affaire Dreyfus, Paris, Fayard, 2014.
D. Kalifa, La véritable histoire de la Belle Époque, Paris, Fayard, 2017.
J. Lalouette, La France de la Belle Époque. Dictionnaire de curiosités, Paris, Tallandier, 2013.
D. Lejeune, La France de la Belle Époque (1896-1914), Paris, Armand Colin, 2000 [1991].
J.-M. Mayeur, La vie politique sous la Troisième République (1870-1940), Paris, Le Seuil, 1984.
J.-Y. Mollier et J. George, La plus longue des Républiques (1870-1940), Paris, Fayard, 1994.
M. Rebérioux, La République radicale ? (1898-1914), Paris, Le Seuil, 1975.
R. Rémond, La République souveraine. La vie politique en France (1879-1939), Paris, Fayard, 2002.

Anticléricalisme et Séparation

"Laïcité, Séparation, Sécularisation (1905-2005)", XXe siècle, n°87, juillet-septembre 2005.
C. Bellon, "La Séparation des Églises et de l’État. De la genèse à l’application de la loi de 1905", Historiens et géographes, n°391, juillet 2005, p. 193-200.
J. Baubérot, Laïcité 1905-2005 : entre passion et raison, Paris, Le Seuil, 2004.
J. Baubérot, Les sept laïcités françaises. Le modèle français de laïcité n’existe pas, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015.
J. Baubérot, La séparation n’aura pas lieu. Histoire politique des séparations des Églises et de l’État (1902-1908), t. I : l’impossible « loi de liberté » (1902-1905), Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2019.
C. Bellon, La République apaisée : Aristide Briand et les leçons politiques de la laïcité, 1902 1919, Paris, Le Cerf, 2015.
Boniface X., L’Armée, l’Église et la République (1879-1914), Paris, Nouveau monde éditions et ministère de la Défense, 2012.
P. Cabanel et J.-D. Durand (dir.), Le grand exil des congrégations religieuses françaises (1901-1914) [actes du colloque de Lyon, 12-13 juin 2003], Paris, Le Cerf, 2005.
P. Cabanel, Entre religions et laïcité. La voie française (XIXe-XXIe siècles), Toulouse, Privat, 2007.
J.-P. Chantin et D. Moulinet (dir.), La séparation de 1905 : les hommes et les lieux, Paris, Les Éditions de l’Atelier/Éditions ouvrières, 2005.
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Y. Knibiehler (dir.), Cornettes et blouses blanches : les infirmières dans la société française (1880-1980), Paris, Hachette, 1984.
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J. Lalouette et J.-P. Machelon (dir.), Les congrégations hors la loi ? Paris, Letouzey et Ané, 2002.
J. Lalouette, La séparation des Églises et de l’État. Genèse et développement d’une idée (1789-1905), Paris, Le Seuil, 2005.
J. Lalouette, « Laïcité et séparation des Églises et de l’État : esquisse d’un bilan historiographique (2003-2005) », Revue historique, n°636, octobre-décembre 2005, p. 849-870.
J. Lalouette (dir.), L’hôpital entre religions et laïcité du Moyen Âge à nos jours, Paris, Letouzey et Ané, 2006.
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F. Mole, L’école laïque pour une République sociale. Controverses pédagogiques et politiques (1900-1914), Rennes, PUR, 2010.
J.-L. Ormières, Politique et religion en France, Bruxelles, Éditions Complexe, 2002.
O. Poncet, « Grammaire et diplomatie sous la Troisième République. La querelle du nobis nominavit entre la France et le Saint-Siège (1871-1903) », Mélanges de l’École française de Rome. Italie et Méditerranée, CIX-2, 1997, p. 895-945.
R. Rémond, L’anticléricalisme en France de 1815 à nos jours, Paris, Fayard, 1999 [1976].
J.-P. Scot, « L’État chez lui, l’Église chez elle ». Comprendre la loi de 1905, Paris, Le Seuil, 2005.
C. Sorrel, La république contre les congrégations. Histoire d’une passion française (1899-1904), Paris, Le Cerf, 2003.