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Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg

Photos des roses © Vincent DERKENNE

Un magnifique objet d'art       Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg

 

 

Ce catalogue est calligraphié sur un papier anglais spécial, utilisé par des aquarellistes britanniques des XVIIIe-XIXe tels GAINSBOROUGH et TURNER, tout comme par les dirigeants de l’époque : Napoléon, George WASHINGTON ou la reine Victoria qui y ont aussi eu recours… Il porte le filigrane J WHATMAN TURKEY MILL 1830, et présente une surface lisse qui supportait facilement l’application de plusieurs couches de peinture ou d’écriture que l’on pouvait ensuite effacer ou gratter, sans l’endommager.

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Filigrane J WHATMAN TURKEY MILL 1830 (extrait du Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg)

 

Timbre sec « BATH » (extrait du Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg)

Le Roy Ladurie, maître papetier installé 43 rue du Bac, fournisseur quasi exclusif de la Chambre des pairs livra, le 30 décembre 1836, pour le cabinet du Président de cette chambre, « ½ rame Pt Cornet anglais de Wathmann glacé » (250 feuilles d'environ 32 × 43 cm). Le 7 août 1830, il avait déjà fourni au secrétariat de la Chambre des pairs 6 feuilles Grand Aigle vélin anglais Wathmann  (75 × 105 cm). Ce papier fut utilisé pour constituer les neuf cahiers composant notre catalogue qui compte 186 pages (18,8 x 23,8 cm).

 

Toutes ces pages présentent, dans l’angle supérieur intérieur, un timbre sec : « BATH »  entouré de deux branches de feuilles et glands de chêne, liées par un nœud, sans doute apposé plus tard, de façon un peu maladroite, par l’un des détenteurs du catalogue, comme le voulait la mode.

 

Au cours du deuxième trimestre 1837, Charles BLAISE, relieur de la Chambre des pairs installé au 17, rue des Marais Saint-Germain, réalisa la reliure en plein maroquin rouge du Levant, grand in-quarto (19,2 × 24,6 cm), dos à nerfs orné de fils et motifs dorés, compartiments en filets et décors dorés entrelacés sur les plats, armes au centre des deux plats, tranchefile bicolore bleu et blanc, chasses de 4 mm, tranches dorées, contre-plats garnis d’une moire de soie blanc-doré au centre du retour de maroquin souligné de cinq filets d’or dont deux visibles sur les chasses, gardes de moire de soie collée à une première page, signet de soie blanche.

 

  Maroquin rouge (plat avant, extrait du Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg)    Dos du Maroquin rouge (extrait du Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg)Maroquin rouge (plat arrière, extrait du Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg)Gardes de moire de soie (extrait du Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg)

 

 

Les armes portent le monogramme HO, pour Hélène d’ORLÉANS, surmonté d’une couronne « de sacre » avec perles. L’ensemble présentant quelques erreurs quant au chiffre qui aurait dû être appliqué, on peut penser qu’il s’agit d’un exemplaire « de présentation ».

Monogramme HO (extrait du Catalogue des Rosiers cultivés au Jardin du Luxembourg)