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Construction de l'autoroute A 7 bis

9e législature

Question écrite n° 15965 de M. Bernard Hugo (Ardèche - RPR)

publiée dans le JO Sénat du 27/06/1991 - page 1304

M. Bernard Hugo attire l'attention de M. le ministre de l'équipement, du logement, des transports et de l'espace sur l'opportunité qu'il y aurait à programmer, dans le cadre du prochain plan, l'étude de construction d'une autoroute A 7 bis qui, à partir de Valence, traverserait les départements de l'Ardèche et du Gard et rejoindrait l'autoroute A 9 aux environs de Montpellier. En effet, toutes les prévisions indiquent que dans quelques années l'autoroute A 7 sera en saturation et que son doublement deviendra indispensable pour assurer l'écoulement des flux de circulation à l'échelle européenne. En outre, la traversée de l'Ardèche par cette autoroute constituerait un sérieux atout pour le développement et le désenclavement de ce département, permettant ainsi l'implantation de nouvelles activités. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer si son ministère est prêt à prendre en considération la construction de cette autoroute A 7 bis.



Réponse du ministère : Équipement

publiée dans le JO Sénat du 31/03/1992 - page 793

Réponse. - Le schéma directeur routier national a prévu une autoroute Paris-Vierzon-Clermont-Ferrand-Béziers (A 75) ainsi qu'une liaison autoroutière continue entre Dole, Bourg-en-Bresse, Grenoble et Sisteron (A 51). Ces deux itinéraires en cours de réalisation forment des itinéraires alternatifs à l'autoroute A 7 et contribueront à maintenir un niveau de service satisfaisant sur l'axe Nord-Sud/Est, ce qui constitue un enjeu majeur pour le pays. Ce dispositif, conçu pour éviter la saturation des autoroutes A 7 et A 6, pourrait ne pas suffire si les trafics continuaient à croître à un rythme très vif soutenu par la dynamique du marché unique européen. C'est pourquoi le ministère de l'équipement, du logement, des transports et de l'espace a entrepris une étude sur l'évaluation à terme de la saturation des autoroutes A 7 et A 9 et les moyens envisageables pour y remédier. Les mesures examinées comprennent une meilleure utilisation des capacités inemployées du fer, de la voie navigable et une amélioration de l'offre ferrée : TGV, transport combiné, dessertes cadencées. Elles comportent également une exploitation nouvelle des flux routiers - information des usagers, signalisation, modulation des péages - et la création de barreaux autoroutiers qui renforcent l'attractivité des itinéraires alternatifs ou délestent directement les autoroutes A 7 et A 9 d'une part significative de leur trafic. C'est à ce dernier titre et dans le cadre qui vient d'être rappelé que serait évaluée l'efficacité d'une nouvelle liaison Valence-Montpellier.