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Lutte contre la pauvreté chez les jeunes

14e législature

Question écrite n° 00720 de M. Roland Courteau (Aude - SOC)

publiée dans le JO Sénat du 19/07/2012 - page 1604

M. Roland Courteau expose à Mme la ministre des affaires sociales et de la santé que huit millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté, à savoir 910 € mensuels, soit 13,4 % de la population.

Il lui précise que les enfants et les adolescents (de moins de 18 ans), sont les plus touchés. Or, comme le souligne l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, « pour les enfants, la pauvreté n'est pas seulement une absence de ressources immédiates, elle compromet bien souvent les chances d'une insertion sociale et professionnelle réussie à l'âge adulte ».

Il lui indique qu'il faut peut être trouver là, l'explication au fait qu'en France, 3,7 millions de personnes sont des travailleurs pauvres.

Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître son sentiment par rapport à une telle situation et surtout quelles initiatives elle entend prendre pour mieux lutter contre la pauvreté.



Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé

publiée dans le JO Sénat du 21/02/2013 - page 580

La mise en œuvre d'une politique publique de la jeunesse efficace et adaptée aux exigences sociales et économiques constitue une priorité du Gouvernement. Cette volonté s'est d'ores et déjà traduite par des engagements forts en direction de la jeunesse au travers de la mise en place de la concertation sur la refondation de l'école, de l'organisation des assises de l'enseignement supérieur et de la recherche (juillet à novembre 2012), de la montée du service civique par un objectif de 35 000 contrats visés en 2013 et de l'adoption des emplois d'avenir. L'organisation début 2013 d'un comité interministériel de la jeunesse permettra, à la fois de faire un premier bilan des initiatives déjà engagées et de tracer la feuille de route de chaque ministre concerné sur la base d'objectifs partagés et d'actions à mettre en œuvre. Par ailleurs, le projet de loi instituant le contrat de génération présenté en conseil des ministres le 12 décembre 2012 doit permettre de combiner l'accès durable des jeunes à l'emploi, le maintien dans l'emploi des seniors et la transmission des savoirs et de l'expérience entre générations. L'objectif visé est de 500 000 embauches de jeunes sur cinq ans. S'agissant des jeunes les plus vulnérables qui ne sont ni en emploi, ni en formation et qui sont confrontés à l'isolement, souvent hors du foyer familial, et à la précarité, le Premier ministre a annoncé lors de son discours de clôture de la conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale du 11 décembre 2012 la mise en œuvre d'une « garantie jeune », dès la rentrée 2013, dans dix territoires pilote. Ce dispositif, qui repose sur un contrat entre le jeune en difficulté d'insertion et le service public de l'emploi, a été précisé dans le plan de lutte contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale adopté le 21 janvier 2013, lors du comité interministériel de lutte contre l'exclusion. L'institution s'engagera à offrir aux jeunes un accompagnement soutenu. Un travailleur social identifié devra établir avec lui un projet d'insertion et lui faire régulièrement des propositions adaptées de formation ou d'emploi, au rang desquels figurent les emplois d'avenir et les contrats de génération.