Allez au contenu, Allez à la navigation

Affaissement de la chaussée de l'autoroute A4 au Nord-Est de Metz

15e législature

Question écrite n° 10204 de M. Jean Louis Masson (Moselle - NI)

publiée dans le JO Sénat du 02/05/2019 - page 2344

M. Jean Louis Masson attire l'attention de Mme la ministre, auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports sur le fait que par le passé, un affaissement de la chaussée de l'autoroute A4 avait déjà été constaté au Nord-Est de Metz. Manifestement, les mesures prises se sont avérées insuffisantes puisqu'un nouvel affaissement, cette fois de grande ampleur, s'est produit récemment. Les travaux nécessitent l'apport de dizaines de milliers de tonnes de remblai, si ce n'est même plus de 100 000 tonnes. Outre la gêne qui en résulte depuis des semaines pour les usagers confrontés à de longs ralentissements, cet aléa devrait avoir une incidence sur le projet de mise à 2x3 voies de l'autoroute A4 sur la section Nord-Est de Metz. En effet, il ne faudrait pas que cette nouvelle troisième voie dont la réalisation est prévue au cours des deux prochaines années connaisse par la suite les mêmes affaissements que l'A4 actuelle. Il lui demande donc si les services de l'État ont demandé à la société autoroutière (SANEF) de tenir compte des affaissements récurrents de la chaussée existante de l'A4 lors de la définition des travaux indispensables pour stabiliser les fondations de la future troisième voie de l'autoroute A4 au Nord-Est de Metz.

Transmise au Ministère de la transition écologique et solidaire



Réponse du Ministère de la transition écologique et solidaire

publiée dans le JO Sénat du 12/09/2019 - page 4687

L'affaissement de la chaussée de l'autoroute A4 survenu le 3 avril dernier au Nord-Est de Metz, sur la commune de Failly, en Moselle, est lié à l'affaissement d'un remblai en terre sur lequel repose la chaussée. Ce remblai est constitué notamment de matériaux argileux, particulièrement sensibles aux phénomènes hydriques. Dans le passé, ce remblai, situé entre les points de répères (PR) 323+800 et 324+100, a été traité à plusieurs reprises à la suite de glissements survenus en 1988, 1998, 2001 et 2010. En ce qui concerne l'événement d'avril 2019, les premiers signes d'affaissement sont apparus en novembre 2018, avec la fissuration de la bande d'arrêt d'urgence (BAU), et ont donné lieu à une étude géotechnique spécifique. Celle-ci a révélé des infiltrations d'eau favorisant l'érosion de sa surface du remblai. À la fin du mois de mars 2019, le phénomène évolue rapidement à la suite de fortes précipitations. Le 3 avril, le remblai s'affaisse brutalement, neutralisant la bande d'arrêt d'urgence (BAU). Les travaux de reprise, aussitôt lancés par la société Sanef, débutent immédiatement pour se terminer un mois plus tard, le 3 mai. Ce traitement du talus a nécessité environ 20 000 tonnes de matériaux drainants pour constituer une solution compatible avec le futur élargissement d'A4 en cours dans ce secteur. À ce titre, l'étude d'avant-projet autoroutier en cours de réalisation par le concessionnaire dans le cadre de l'opération d'élargissement prendra en compte ce phénomène pour garantir la stabilité à terme de l'ensemble du remblai en intégrant la reprise de l'intégralité de l'assainissement de la zone.