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Vétusté de la piste du Polygone

15e législature

Question écrite n° 10531 de Mme Catherine Procaccia (Val-de-Marne - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 23/05/2019 - page 2690

Mme Catherine Procaccia attire l'attention de Mme la ministre des sports sur l'état de vétusté de la piste du Polygone.
Ce circuit emprunte les axes suivants : « route Dauphiné, route Royale de Beauté, route de Bourbon » et se situe près du Parc floral et des terrains de sports dans le bois de Vincennes à Paris 12ème arrondissement.
Construit en 1973, cet anneau de 3 km exclusivement réservé aux cyclistes n'a jamais été entretenu par la mairie de Paris, qui a reçu en 2018 une pétition signée par un millier de cyclistes en colère à laquelle elle n'a pas donné suite.
Au-delà du confort de roulage, cette situation a pour conséquence des problèmes de sécurité, notamment les week-ends lorsque de gros pelotons roulant à 30-35 km/h de deux cents cyclistes se forment causant soleils et chutes collectives.
Dans sa réponse à la pétition, la mairie de Paris affirme que le revêtement présente effectivement un état d'usure prononcée sur certaines sections. Mais elle nie la situation affirmant « que cette piste ne présente pas pour autant de dangerosité pour les cyclistes. Les fissures qui se sont formées sont, en effet, de trop faible profondeur pour entraîner un risque de chute pour les vélos ». Elle constate donc le mauvais état de la piste tout en rejetant les conséquences de cette vétusté !
Ironie de la situation, la ville de Paris a lancé en 2017 un sondage en ligne portant sur différents projets. L'un d'entre eux était dénommé : « Plus de loisirs et de sport dans les parcs et les bois ».
À l'aube de l'organisation des jeux olympiques à Paris en 2024, elle souhaiterait savoir si elle va intervenir pour que soit rénovée prochainement l'anneau cyclable que constitue la piste du Polygone.



Réponse du Ministère des sports

publiée dans le JO Sénat du 05/09/2019 - page 4564

Ce sont majoritairement les collectivités locales qui sont propriétaires des équipements sportifs et en assurent la gestion. Dans le cas d'espèce, le problème évoqué dépend de la compétence de la Ville de Paris, collectivité qui bénéficie du principe de libre administration sur son territoire. La ministre des sports partage votre intérêt pour la préservation du caractère multi-fonctionnel du Bois de Vincennes qui, au-delà de constituer le plus grand espace vert parisien, représente également un haut lieu du sport français, de l'accueil des épreuves des Jeux olympiques de 1900 à l'implantation aujourd'hui de l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP). La « piste du polygone » constitue, à cet égard, un maillon important de l'histoire sportive du Bois de Vincennes et un lieu de pratique rare qu'il conviendrait de pérenniser.