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Prêts de l'agence française de développement à la Chine

15e législature

Question écrite n° 10783 de Mme Évelyne Renaud-Garabedian (Français établis hors de France - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 13/06/2019 - page 3028

Mme Évelyne Renaud-Garabedian attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les accords de crédit à hauteur de 250 millions d'euros que l'agence française de développement a signés le 26 mai 2019 avec la Chine. Un premier prêt de 100 millions d'euros a été conclu avec la banque de Nanjing afin de financer des projets dans les domaines de l'environnement, du climat et de l'efficacité énergétique, premier prêt non souverain signé dans son histoire par l'AFD. Un autre prêt, de 50 millions d'euros financera un projet de « restauration du patrimoine naturel et culturel » d'un bourg de la région du Guangxi. Enfin, le dernier prêt à hauteur de 100 millions d'euros a été signé en faveur d'un projet de « prise en charge du vieillissement » de la population dans la province du Guizhou. Elle s'interroge sur la pertinence d'une telle opération signée avec la deuxième puissance économique mondiale et surtout avec le premier bailleur de fonds, alors même que l'AFD est un établissement public qui a pour vocation de mettre en œuvre la politique de la France en matière de développement et de solidarité internationale et en priorité à destination des pays les moins avancés. Même si elle est bien consciente que l'engagement de la Chine à aller vers une économie faiblement carbonée, combiné avec le potentiel de son marché domestique, constitue une opportunité unique pour les entreprises françaises dans un domaine où la France excelle, elle lui demande en quoi la France compte tirer profit de cette opération financière en valorisant le savoir-faire français dans le domaine du développement durable. Elle aimerait savoir si les opérateurs institutionnels et privés français impliqués dans ses trois thématiques d'intervention ont prévu de se positionner en Chine sur ces projets. Elle s'interroge enfin sur les taux de retour directs prévus pour les entreprises françaises.



En attente de réponse du Ministère de l'économie et des finances.