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Suppression d'emplois par General Electric à Belfort

15e législature

Question écrite n° 10809 de Mme Jacqueline Eustache-Brinio (Val-d'Oise - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 13/06/2019 - page 3029

Mme Jacqueline Eustache-Brinio attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur la suppression annoncée de mille emplois par General Electric sur le site de Belfort. Le 28 mai 2015, Le président de la République de l'époque s'était rendu sur place pour tenter de rassurer les ouvriers de ce site de la branche énergie d'Alstom vendu à General Electric en 2015.

Quatre ans plus tard, plus de mille emplois vont être supprimés alors que l'entreprise s'était engagée auparavant auprès de l'État à en créer un millier en trois ans. Or, en 2018, à peine vingt-cinq emplois ont été créés par le groupe. La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'économie et des finances a affirmé le 29 mai 2019 que l'Etat était « prêt à abonder jusqu'à 50 millions d'euros » afin de soutenir l'activité de la branche.

Cette mesure sensible est néanmoins insuffisante face au déclassement industriel que connaît la France depuis plus de quarante ans. Le manque de compétitivité et de débouchés conduit nos usines à fermer jour après en jour. L'usine Ford de Blanquefort en Gironde en 2018 en est une autre malheureuse illustration. Pour autant, des plans de reprises existent tandis que les salariés de ces usines sont prêts à travailler davantage pour conserver leur emploi.

Compte tenu des craintes des 3 millions de salariés travaillant dans l'industrie, elle lui demande quelles mesures le Gouvernement envisage de prendre afin de redynamiser l'industrie française.



En attente de réponse du Ministère de l'économie et des finances.