Allez au contenu, Allez à la navigation

Partenariat européen en matière de recherche sur la borréliose de Lyme

15e législature

Question écrite n° 10826 de M. François Calvet (Pyrénées-Orientales - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 13/06/2019 - page 3045

M. François Calvet attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le protocole national de diagnostics et de soins de la borréliose de Lyme.
Depuis la mise en place en 2017 d'un plan de lutte, les actions de prévention et l'installation de centres spécialisés dans la prise en charge des patients ont permis une meilleure information du public dans les départements.
Toutefois, la principale difficulté de cette maladie dite vectorielle reste la détection et le diagnostic.
De nombreuses questions continuent en effet de se poser sur les méthodes de dépistage ainsi que sur l'existence, ou non, d'une forme chronique de la maladie. Par ailleurs, une étude récente réalisée à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, sur plus de trois cents patients, a soulevé un nouveau problème : celui du sur-diagnostic et du sur-traitement.
Face à une remise en cause des connaissances déjà acquises sur la maladie de Lyme, ainsi qu'à une mobilisation et une attente importantes des citoyens, il apparaît indispensable de poursuivre la recherche particulièrement sur l'amélioration du dépistage et du diagnostic.
Malgré la volonté des différents acteurs nationaux concernés (agences, centres, instituts, associations…) ainsi que les financements déjà apportés, force est de constater qu'il n'y a pas de consensus européen ni d'harmonisation sur la recherche et la prévention. Une résolution du parlement européen en 2018 a d'ailleurs demandé à la Commission d'harmoniser la recherche au sein de l'Union européenne.
Aussi, il lui demande si des mesures en ce sens sont prévues pour impulser l'élaboration d'une stratégie commune avec les États membres de l'Union européenne, permettant ainsi des partenariats en matière de recherche sur cette maladie infectieuse en pleine propagation.



En attente de réponse du Ministère des solidarités et de la santé.