Allez au contenu, Allez à la navigation

Situation des maîtres-nageurs sauveteurs

15e législature

Question écrite n° 11534 de Mme Anne-Catherine Loisier (Côte-d'Or - UC)

publiée dans le JO Sénat du 18/07/2019 - page 3822

Mme Anne-Catherine Loisier attire l'attention de Mme la ministre des sports sur la situation des maîtres-nageurs sauveteurs.

En trois ans, les noyades accidentelles estivales ont bondi de 30 %. L'apprentissage de la nage est essentiel pour éviter ces drames et le Gouvernement a d'ailleurs pris en compte cet impératif dans son plan « aisance aquatique », mis en place depuis avril 2019, qui vise à « mieux prévenir les risques de noyades en responsabilisant notamment les parents à l'acquisition des bases du savoir flotter pour leur(s) enfant(s) ».

Or, il manquerait au moins 1 500 maîtres-nageurs sauveteurs en France. Ils sont les seuls à pouvoir assurer la surveillance dans les piscines. La formation est longue (entre neuf et dix-huit mois) et coûte entre 4 000 et 6 000 euros, sans compter les frais annexes, ce qui n'est pas compatible avec une activité en bonne partie saisonnière.

Permettre à des stagiaires en formation d'exercer l'activité de maître-nageur sauveteur n'est pas une solution pérenne. Il est indispensable de trouver des solutions pour faciliter la formation.

Elle lui demande donc s'il est envisagé de modifier le texte concernant l'examen de maître-nageur afin de le rendre accessible au plus grand nombre (lycéens, étudiants, professeurs des écoles, membres des compagnies républicaines de sécurité - CRS, gendarmes et pompiers).



En attente de réponse du Ministère des sports.