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Exclusion du karaté de la liste additionnelle des sports olympiques en 2024

15e législature

Question écrite n° 12714 de Mme Patricia Morhet-Richaud (Hautes-Alpes - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 24/10/2019 - page 5367

Mme Patricia Morhet-Richaud attire l'attention de Mme la ministre des sports sur l'exclusion du karaté de la liste additionnelle des sports olympiques en 2024.
En effet, alors que le karaté sera sport olympique en 2020 aux jeux olympiques de Tokyo, le comité d'organisation des jeux olympiques de Paris n'a pas jugé opportun quant à lui de le conserver sur la liste additionnelle des sports susceptibles d'être retenus en 2024. Cette décision est d'autant plus incompréhensible que cette liste peut compter jusqu'à six sports et que le COJO n'en a présenté que quatre.
Compte tenu des 250 000 licenciés en France, dont 120 000 jeunes répartis dans plus de 5 000 clubs, cette décision véhicule un message très préjudiciable aux valeurs de l'olympisme, fondées sur le respect et l'excellence.
Ces valeurs sont largement partagées par les pratiquants de karaté, puisque ce sport figure au rang des arts martiaux dont l'enseignement repose sur des règles de conduite essentielles aux licenciés de karaté (36 % de femmes et 64 % d'hommes).
C'est pourquoi elle lui demande si le Gouvernement envisage une action de sensibilisation auprès du comité d'organisation des jeux olympiques de Paris en 2024 afin que le karaté puisse être inscrit sur la liste additionnelle des sports olympiques.



Réponse du Ministère des sports

publiée dans le JO Sénat du 28/11/2019 - page 5946

Le Comité d'organisation des jeux Olympiques et Paralympiques 2024 (COJO) a choisi les quatre sports additionnels suivants au programme olympique : le break dance, le skateboard, l'escalade et le surf. Cette décision a été annoncée le 21 février 2019 par le COJO, en conformité avec les principes qu'il avait fixés : choix de sports innovants, à dominante urbaine et ayant un fort impact sur la jeunesse. Elle a été approuvée par la commission exécutive du Comité international olympique (CIO) le 27 mars, puis par la session du CIO le 25 juin, à l'unanimité. En décembre 2020, elle sera soumise à la validation du CIO qui aura encore la faculté de retirer un ou plusieurs des quatre sports additionnels choisis par le COJO. Mais dès à présent, il n'est plus possible d'ajouter de nouveaux sports à cette liste. Le COJO avait reçu début mars la Fédération internationale de karaté, peu après l'annonce de ces nouveaux sports, afin de répondre à ses interrogations. Aucune négociation n'avait été engagée par la suite entre ces deux instances. En tout état de cause, le ministère des sports rappelle son soutien appuyé à la fédération française de karaté. Il a ainsi été décidé de lui accorder en 2019 une subvention de plus d'un million d'euros, notamment pour le développement du sport de haut niveau dans la perspective des JO de 2020 où le karaté figurera au programme des Jeux olympiques de Tokyo, conformément à la décision du COJO japonais. Ce montant représente une augmentation de l'ordre de 20 % par rapport à l'effort financier du ministère des sports en 2018 et marque son attachement à ce sport, porteur de valeurs fortes et qui compte plus de 250 000 licenciés. Indépendamment du choix du COJO quant aux sports additionnels qui figureront au programme de Paris 2024, la pratique du karaté en France continuera de faire l'objet d'une grande attention de la part du ministère des sports.