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Suppression de l'institut français d'Oslo

15e législature

Question écrite n° 12940 de Mme Hélène Conway-Mouret (Français établis hors de France - SOCR)

publiée dans le JO Sénat du 07/11/2019 - page 5591

Mme Hélène Conway-Mouret attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la suppression de l'institut français d'Oslo.

Elle a appris avec regret la décision de fermer l'institut français d'Oslo. Cette fermeture semble incompréhensible tant sur le plan politique ou culturel, qu'économique. L'institut français, constitué d'une implantation principale à Oslo et d'une antenne à Stavanger, est à la fois le porteur de notre politique d'action culturelle, l'opérateur de notre coopération éducative et scientifique et le producteur d'enseignement du français à travers un centre de cours et de certification.

Le 24 septembre 2018, la France signait avec la Norvège un accord-cadre de coopération dans lequel les deux pays s'engageaient à renforcer leurs échanges dans les domaines linguistique, culturel, éducatif, scientifique, universitaire et de recherche. Les autorités norvégiennes ne comprennent pas, un an après la signature de l'accord, la décision de fermer l'institut.

La décision du quai d'Orsay de fermer cet établissement, alors même qu'il présente une situation financière assainie après trois ans de réorganisations considérables, est préjudiciable pour notre diplomatie d'influence. Il dégage aujourd'hui des recettes et reçoit des sommes conséquentes des autorités norvégiennes à hauteur de 233 000 euros par an.

Face à cette décision brutale, il lui semble primordial de pouvoir préserver le service de coopération et d'action culturelle (SCAC) en maintenant les effectifs. Le SCAC promeut l'action culturelle et le développement de la langue française. À ce jour, deux agents seront transférés à l'ambassade et le SCAC sera réduit à six personnes. Il perdra également son autonomie financière ce qui entravera considérablement ses domaines d'intervention.

Elle lui demande ce qu'il compte faire pour préserver les effectifs du SCAC porteurs de notre action culturelle.



En attente de réponse du Ministère de l'Europe et des affaires étrangères.