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Journée dédiée aux victimes des opérations extérieures

15e législature

Question écrite n° 13157 de Mme Marta de Cidrac (Yvelines - Les Républicains)

publiée dans le JO Sénat du 21/11/2019 - page 5771

Mme Marta de Cidrac attire l'attention de Mme la ministre des armées sur l'opportunité des créer une journée dédiée aux victimes des opérations extérieures.

Le président de la République a inauguré le 11 novembre 2019 un monument dédié aux morts en opérations extérieures (OPEX). 549 victimes sur les 635 qui sont morts en OPEX, ont leur nom gravé sur le monument.

D'autres victimes suivront sans doute, sans compter tous les blessés que l'on peut déjà déplorer.

Afin d'asseoir et de poursuivre le devoir de mémoire que nous leur devons, il pourrait être opportun de créer une journée dédiée aux victimes des opérations extérieures.

Plus largement, une telle journée permettrait de mettre à l'honneur les 400 000 militaires ayant servi ou qui servent la nation.

Cette journée ne viendrait pas se superposer à d'autres, et encore moins au 11 novembre qui est par la volonté de la loi devenue la journée de mémoire pour tous les morts pour la France.

La date choisie pourrait ainsi être le 23 octobre, date de l'attentat du Drakkar en 1983.

Elle souhaiterait savoir si une telle piste était envisagée par le Gouvernement.

Transmise au Secrétariat d'État auprès de la ministre des armées



Réponse du Secrétariat d'État auprès de la ministre des armées

publiée dans le JO Sénat du 09/01/2020 - page 143

La mémoire des militaires morts pour la France en opérations extérieures (OPEX) est honorée chaque année à l'occasion de la cérémonie du 11 novembre. En effet, la loi n° 2012-273 du 28 février 2012 fixant au 11 novembre la commémoration de tous les morts pour la France a fait de cette date, jour anniversaire de l'armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la victoire et de la Paix, la journée d'hommage à tous les morts pour la France, sans pour autant que cet hommage n'ait vocation à se substituer aux autres journées de commémoration nationale. Il s'agit, alors que tous les témoins du premier conflit mondial ont disparu, d'honorer tous ceux qui ont donné leur vie en accomplissant leur devoir pour leur pays. C'est donc la reconnaissance du pays tout entier à l'égard de l'ensemble des morts pour la France tombés pendant et depuis la Première Guerre mondiale qui s'exprime aujourd'hui, particulièrement ceux décédés en opérations extérieures. Il est précisé que lors de la cérémonie nationale du 11 novembre présidée par le président de la République, à l'Arc de Triomphe, le ou les noms des militaires « morts pour la France » au cours de l'année, ainsi que leur portrait photographique sont diffusés sur les écrans géants placés de part et d'autre du monument. Par ailleurs, la garde et l'emblème de chacune des unités déplorant des « morts pour la France » en cours d'année participent à la cérémonie. Ces formations sont mises à l'honneur dans le dispositif militaire, puisqu'elles sont placées sur le terre-plein de l'Arc-de-Triomphe et saluées par le président de la République. En outre, les familles de ces soldats sont invitées à assister à cette manifestation nationale. À cette occasion, le chef des armées vient à leur rencontre et s'entretient avec elles. Il est rappelé que chaque année, à l'occasion de la cérémonie du 11 novembre, un message signé de l'autorité ministérielle en charge des anciens combattants est adressé à l'ensemble des préfets afin qu'il soit lu lors des cérémonies mémorielles organisées par les villes et villages de notre pays. Ce message est désormais complété par la mention de l'identité des militaires « morts pour la France » en cours d'année. Les journées de commémoration permettent de diffuser à un large public la mémoire des grands événements de notre histoire. Elles favorisent la transmission intergénérationnelle de valeurs d'honneur et de courage défendues par les anciens combattants au cours des conflits auxquels la France a participé. La quatrième génération du feu mérite la considération qui s'est attachée à ses aînés, et l'hommage à ses victimes doit être similaire à celui rendu aux « morts pour la France » des autres conflits. C'est la raison pour laquelle la secrétaire d'État auprès de la ministre des armées n'est pas favorable à cette proposition.