G. LE VANDALISME ET LA FRAUDE

a) S'agissant du vandalisme , on sait que, depuis nombreuses années, le réseau ferré est affecté par des fresques, graffiti et tags ou rayures ; sur le réseau d'autobus, les agressions visent plutôt les personnes, machinistes et voyageurs avec des jets de pierres sur les véhicules. Les lacérations de sièges concernent tous les réseaux.

Les dépenses liées à la lutte contre le vandalisme sont en forte hausse, tant pour réparer les dommages subis que pour installer des dispositifs de protection.

L'apposition de graffiti donne lieu à des actions en justice en cas d'interpellation. Le nombre de plaintes déposées chaque année est d'environ 540. Parallèlement aux graffiti, se développent d'autres formes de dégradations plus difficiles à réparer telles que la pose d'autocollants ou l'exécution de rayures sur les parois vitrées. Pour les parois vitrées, la riposte est de les " pelliculer " avec un film polyester ; le coût annuel est de 3,5 millions de francs pour le RER et 23,5 millions de francs pour le métro. La remise en état de l'extérieur des trains rayés est estimée à 12 millions de francs.

Sur le réseau routier, il a été dénombré, en 1998, environ 900 vitres brisées par jets de projectiles.

Pour lutter contre ces phénomènes, la RATP cherche à renforcer la protection des sites de garage du matériel roulant et à intégrer les protections anti-vandalisme dès la conception des équipements neufs.

b) Les taux de fraude demeurent constants. Sur le RER, le taux de fraude est de 3,6 %, alors qu'il était de 9,2 % en 1993 et de 4,1 en 1998. Sur le métro, il est de 4,9 %, alors qu'il était de 6,8 % en 1993 et de 5,2 % en 1998. Le réseau d'autobus est loin de connaître une semblable amélioration : les taux de fraude enregistrent chaque année une progression sensible (16,1 % en 1999 contre 14,7 % en 1998).

Outre les contrôles traditionnels, la RATP a mis en oeuvre des plans de lutte anti-fraude dont l'objectif est de " rétablir le droit " à bord des bus. Parmi les mesures, on relève l'accroissement de la présence humaine à bord des véhicules, une amélioration de la qualité de service (fréquence, propreté, accueil...) ainsi que des actions sur la tarification.

En termes d'incidence sur les recettes , le manque à gagner a été évalué à 311 millions de francs en 1999 contre 290 millions de francs en 1998.

Ce sont " les bons résultats " des réseaux ferrés qui " compensent " en partie les pertes supplémentaires affectant le réseau de surface.

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