2. Les modifications proposées

L' article 38 du présent projet de loi de financement vise à modifier les dispositions du code du travail relatives à la branche AT-MP sur deux points.

a) Les règles applicables aux instances dirigeantes

L'article 38 propose d'aligner le mode de désignation des membres de la commission des accidents du travail et des maladies professionnelles sur celui du conseil d'administration de la CNAMTS. Désormais, les membres de cette commission seraient désignés directement par les organisations professionnelles d'employeurs et les organisations syndicales de salariés représentatives au plan national.

La commission des accidents du travail et des maladies professionnelles comprendrait ainsi toujours dix membres : cinq représentants des assurés sociaux, et cinq autres des employeurs, mais faisant l'objet d'une désignation directe .

Par ailleurs, un conseil de surveillance (article L. 228-1 du code de la sécurité sociale) est institué pour la branche accidents du travail et maladies professionnelles, au sein duquel siégeront notamment des parlementaires. Il aura pour mission d'examiner les conditions de mise en oeuvre de la nouvelle convention.

b) La convention d'objectifs et de gestion

L'article L. 227-1 du code de la sécurité sociale, issu de l'ordonnance n° 96-344 du 24 avril 1996, prévoit que, « dans le respect des lois de financement de la sécurité sociale », sont conclues « des conventions d'objectifs et de gestion comportant des engagements réciproques des signataires. Ces conventions déterminent [...] les objectifs pluriannuels de gestion, les moyens de fonctionnement dont les branches et les organismes disposent pour les atteindre et les actions mises en oeuvre à ces fins par chacun des signataires ».

L'article 38 du présent projet de loi de financement propose de doter la branche accidents du travail et maladies professionnelles d'une telle convention. La Cour des comptes, dans son rapport public particulier sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, avait souhaité l'institution d'une telle convention.

Le gouvernement indique que « cette convention aura pour objectif essentiel d'améliorer le service rendu aux victimes » et qu'elle constitue « un outil de la modernisation des relations entre l'Etat et la branche ».

EXAMEN EN COMMISSION

Au cours de sa réunion du mercredi 6 novembre 2002, la commission, présidée par M. Jean Arthuis, président, a procédé à l' examen du projet de loi.

M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis
, a d'abord tenu à saluer son prédécesseur dans la fonction de rapporteur pour avis du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), M. Alain Joyandet, élu député au mois de juin dernier.

M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , procédant à l'aide d'une vidéo-projection, a indiqué que le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2003 avait été modifié par l'Assemblée nationale, qui a adopté 96 amendements, dont 13 ont inséré autant d'articles additionnels et trois ont supprimé les articles 17, 26 et 45, ce qui porte à 58 le nombre total d'articles du texte après son examen par l'Assemblée nationale.

Il a noté que le PLFSS pour 2003 avait été élaboré comme un texte de transition, qui se veut réaliste et qui doit prendre en considération :

- la forte dégradation des comptes sociaux, très sensible cette année ;

- l'absence de véritables réformes structurelles au cours des dernières années, que ce soit dans le domaine des retraites, de la politique familiale ou de la maîtrise des dépenses de santé ; aussi bien la grande majorité des dispositions du PLFSS pour 2003 concerne-t-elle l'assurance maladie, en particulier l'hôpital et le médicament ;

- et l'extrême complexité des relations financières entre l'Etat et la sécurité sociale que le précédent Gouvernement, trop empressé à mettre en place des « usines à gaz » pour financer des mesures technocratiques, dont les 35 heures représentent sans aucun doute l'archétype, n'a fait qu'accentuer.

Le rapporteur pour avis a rappelé que l'élaboration du projet de financement était intervenue dans un contexte de forte dégradation des comptes sociaux en 2002, marquée par la simultanéité de la révision à la baisse des ressources de la sécurité sociale, de 1,26 milliard d'euros par rapport aux prévisions, à 315,21 milliards, et du fort dynamisme des dépenses, qui progressent de 3,64 milliards d'euros par rapport aux prévisions, à 315,63 milliards, étant précisé que ce « dérapage » des dépenses était presque entièrement imputable à la branche maladie. Ainsi, l'excédent annoncé par le précédent Gouvernement pour 2002 est en train de se transformer en déficit ! Le régime général afficherait, quant à lui, un déficit de 3,27 milliards d'euros en 2002, du reste dégradé à hauteur de 274 millions d'euros par les mesures nouvelles du PLFSS pour 2003. Quant aux soldes des administrations de sécurité sociale (ASSO), composantes des administrations publiques (APU) au sens de Maastricht, ils ont présenté de manière quasi-constante depuis 1990 un besoin de financement, à l'exception des trois années de forte croissance qu'ont été 1999, 2000 et 2001. Malheureusement, et faute de réformes permettant de maîtriser les dépenses, 2002 et 2003 devraient renouer avec un solde déficitaire, à hauteur, respectivement de 0,1 et 0,2 point de PIB.

M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , en complément de la communication du rapporteur général sur les prélèvements obligatoires, a ensuite abordé la question des prélèvements sociaux. De 1997 à 2001, les prélèvements obligatoires affectés à la sécurité sociale n'ont cessé de progresser, passant de 256,3 milliards d'euros en 1997 à 317,5 milliards d'euros en 2001, soit 61 milliards d'euros supplémentaires sur cinq ans (+ 23,9 %). En 1997, les prélèvements sociaux représentaient 45,5 % de l'ensemble des prélèvements obligatoires mais 48,2 % en 2001, cette part continuant cependant à augmenter en 2002, à 49,1 %, et 2003, à 49,5 %. Les prélèvements sociaux constituent également une part croissante du produit intérieur brut (PIB), soit 20,5 % en 1997 et 21,7 % en 2001 : cette part devrait encore légèrement croître en 2002 et 2003, à 21,9 %, mais la tendance est plutôt à la stabilisation. Enfin, il convient de constater que les impôts et taxes affectés à la sécurité sociale représentent une part grandissante des prélèvements sociaux, passant de 13 % en 1997 à 26,7 % en 2001, cette évolution tenant à la fois à la création de nouvelles impositions - 17 mesures sont ainsi intervenues depuis 1997 pour augmenter ou élargir un prélèvement social obligatoire - et à des transferts croissants du produit de la fiscalité de l'Etat vers les organismes de la sécurité sociale.

Le rapporteur pour avis a ensuite présenté les mesures nouvelles du PLFSS pour 2003 qui permettent d'engager un début de redressement.

Le niveau des ressources de la sécurité sociale en 2003 est fixé à 327,50 milliards d'euros, en hausse de 3,9 % par rapport aux recettes révisées de 2002. Les mesures nouvelles proposées conduisent à accroître les recettes des régimes de base et des différents fonds de 2,94 milliards d'euros : elles résultent du remboursement de la moitié de la dette du fonds de financement de la réforme des cotisations patronales de sécurité sociale (FOREC) aux caisses de sécurité sociale concernées, grâce à un prélèvement de près de 1,1 milliard d'euros sur la caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES), de l'augmentation du droit de consommation sur les tabacs, d'ailleurs accrue par l'Assemblée nationale, qui doit rapporter 1 milliard d'euros, et de l'affectation d'une part supplémentaire du produit de la taxe sur les conventions d'assurance au FOREC, pour un montant de 660 millions d'euros. Quant aux objectifs de dépenses pour 2003, ils sont prévus à hauteur de 329,70 milliards d'euros, en hausse de 4,4 % par rapport aux objectifs de dépenses révisés pour 2002. Les mesures nouvelles proposées par le PLFSS se traduisent par des dépenses supplémentaires de 2,18 milliards d'euros qui consistent essentiellement en des dotations versées à des fonds extérieurs au champ des régimes de base, comme le fonds de solidarité vieillesse (FSV), le fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (FIVA), l'office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) ou le fonds de modernisation des établissements de santé (FMES).

M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , a considéré que le PLFSS pour 2003 engageait également une transition vers une plus grande sincérité des comptes sociaux, le Sénat, mais aussi la Cour des comptes, ayant toujours fortement critiqué la complexité croissante des relations financières entre l'Etat et la sécurité sociale, qui ôte toute intelligibilité aux politiques sociales.

Or, a-t-il estimé, il faut se féliciter que le Gouvernement ait engagé une clarification du financement des exonérations de charges sociales :

- l'équilibre des comptes du FOREC appelle beaucoup moins de transferts financiers que par le passé, même si ses dépenses sont appelées à progresser sensiblement en raison du coût du projet de loi Fillon en cours de discussion : elles augmenteront en effet de 6,4 % en 2003, pour s'établir à 16,56 milliards d'euros ; il a toutefois considéré que la suppression de ce fonds restait un objectif à atteindre à court terme ;

- la moitié de la dette du FOREC au titre de l'exercice 2000, soit 1,2 milliard d'euros sur 2,4 milliards, est remboursée aux différents organismes de sécurité sociale concernés, via un prélèvement sur la CADES. Le rapporteur pour avis a jugé cette solution très partiellement satisfaisante, la CADES, alimentée par la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), ayant été instituée pour rembourser la dette des organismes sociaux contractée entre 1993 et 1995. Or, la dette du FOREC est une dette de l'Etat, qui, aux termes de la loi, doit assurer l'équilibre du fonds : la solution retenue par le Gouvernement, si elle permet enfin d'apurer cette facture laissée par le précédent Gouvernement, amène à faire masse d'une dette sociale et d'une dette de l'Etat ;

- le Gouvernement a réitéré son engagement de compenser intégralement à la sécurité sociale toute nouvelle mesure d'exonérations de charges sociales, même s'il ne s'agit jamais là que d'appliquer la « loi Veil » de 1994.

Enfin, le Gouvernement a pris l'engagement, répondant en cela au souhait du Sénat, de présenter des « collectifs sociaux » si « les données économiques et financières s'écartent sensiblement du projet initial », ce que le précédent Gouvernement avait toujours refusé de faire.

Le rapporteur pour avis, rappelant que les relations financières entre l'Etat et la sécurité sociale étaient nombreuses et complexes, s'est félicité de ce que le PLFSS pour 2003 réduisait l'ampleur que ces transferts avaient connue au cours des années précédentes, même si les transferts de recettes restent néanmoins importants. Il a considéré comme globalement insuffisant l'effort entrepris par ce PLFSS pour réduire les transferts financiers, et a encouragé le Gouvernement à faire plus pour simplifier les relations financières entre l'Etat et la sécurité sociale.

Puis M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , a présenté la situation de chacune des branches de la sécurité sociale. Il a indiqué que l'assurance maladie restait en 2002 la seule branche déficitaire avec une prévision de 6,1 milliards d'euros de déficit en 2002 et de 8,2 milliards en 2003, avant les mesures nouvelles proposées par le projet de loi de financement pour 2003. Depuis l'année 2000, l'accélération de ce déficit est manifeste, avec un quasi triplement du besoin de financement de la branche entre 2001 et 2002. En outre, c'est le dynamisme des dépenses d'assurance maladie, ainsi que le retournement de la conjoncture économique, qui sont à l'origine du retour du déficit du régime général de la sécurité sociale en 2002, qui s'établirait à 3,3 milliards d'euros et continuerait d'ailleurs à se dégrader en 2003 sous l'effet du creusement du déficit de la branche maladie. Il a ajouté que ce déficit revêtait un caractère éminemment structurel, puisqu'il résultait, avant tout, de la progression des dépenses d'assurance maladie. Cette progression peut être appréhendée à travers l'évolution de l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (l'ONDAM). À part en 1997, seule année où il a été respecté, l'ONDAM voté par le Parlement au moment de la discussion du PLFSS a, en fait, été systématiquement dépassé. Les dépenses entrant dans le champ de cet objectif ont augmenté en moyenne de 3,9 % par an, soit 1,8 point d'évolution par an de plus que les objectifs votés dans les lois de financement de la sécurité sociale puisque ces derniers étaient en augmentation moyenne de 2,1 % par an sur la période. Le dépassement s'est même accéléré en fin de période, essentiellement sous l'effet d'une croissance des dépenses de soins de ville très supérieure aux objectifs fixés. Il a également précisé que, entre 1996 et 2001, les dépenses de soins de ville avaient augmenté en moyenne de + 5,3 % par an, alors que l'objectif d'évolution annuelle moyenne était de 1,5 %. Ces taux de croissance élevés sont dus pour l'essentiel à une forte augmentation (+ 38,4 % en cinq ans) du poste « autres soins de ville », à savoir notamment les dépenses de médicament.

Le rapporteur pour avis a insisté sur le fait que c'est dans ce contexte de dérapage incontrôlé des dépenses d'assurance maladie, qu'intervenait le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2003. La conviction affichée par le Gouvernement est que l'ONDAM ne saurait être respecté qu'à condition de le fixer de manière crédible dès le départ, quitte à tabler pour 2003 sur une progression de + 5,3 % par rapport aux réalisations de l'année 2002, même s'il convient de noter que le régime général va bénéficier en 2003 d'un plafond d'emprunt de 12,5 milliards d'euros, contre 4,42 milliards l'année précédente, ce qui indique que le Gouvernement n'est guère optimiste sur l'évolution du déficit. Il paraît toutefois incontestable qu'une régulation des dépenses de santé ne peut être crédible et donc efficace que si elle repose sur des objectifs réalistes. L'ONDAM 2003 ne pourra toutefois être respecté que si le Gouvernement met parallèlement en oeuvre des dispositions visant à la maîtrise des dépenses. La tendance de l'évolution des dépenses de santé ces dernières années, en effet, ne permet guère d'être optimiste : il faut dès lors une réelle volonté de maîtrise « médicalisée » des dépenses.

À cet égard, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2003 contient certaines mesures phares permettant d'engager ce processus de médicalisation de la maîtrise des dépenses de santé :

- il s'agit essentiellement de mesures d'économie et de responsabilisation financière relatives au médicament (déremboursement des médicaments à service médical rendu insuffisant ou encore mise en place de forfaits de remboursement des médicaments génériques) ;

- il s'agit également de mesures visant à rationaliser l'activité hospitalière avec la relance de l'expérimentation de la « tarification à l'activité » dans tous les établissements de santé, publics et privés ;

- enfin, il s'agit de mesures destinées à renouer le dialogue avec les médecins de ville pour aller vers une régulation des dépenses de soins de ville fondée sur la confiance partagée et la promotion de la qualité des soins, avec notamment la suppression des lettres-clef flottantes, symbole de la maîtrise comptable des dépenses d'assurance maladie des « années Aubry/Guigou ».

M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , abordant ensuite la branche vieillesse, a indiqué qu'elle ne comportait aucune disposition de nature à engager la réforme des retraites, le Gouvernement ayant pris l'engagement de se saisir de ce dossier au printemps 2003. Il a précisé que l'objectif de dépenses de la branche était prévu à hauteur de 140,35 milliards d'euros, soit 42,6 % du total des dépenses, en hausse de 3,2 % par rapport aux dépenses révisées de 2002. Les charges dont la croissance est la plus vive sont celles du régime général et des régimes spéciaux, c'est-à-dire les fonctionnaires et les agents des entreprises publiques. La caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS) présenterait un excédent de 1,55 milliard d'euros en 2003, en diminution de 6,1 % par rapport à 2002. Il a insisté sur le caractère paradoxal, car très temporaire, de cet excédent, la situation allant fortement se dégrader à partir des années 2005/2006 avec l'arrivée à l'âge de la retraite des générations du « baby boom ».

Puis il a rappelé que le FSV, au cours de la précédente législature, avait servi de « vache à lait » pour financer certaines promesses du Gouvernement de l'époque, les 35 heures en particulier. Les multiples transferts dont il a fait l'objet, pour un montant total de 4 milliards d'euros entre 2000 et 2002, soit un véritable « pillage », aboutissent aujourd'hui logiquement à placer le fonds dans une situation financière très préoccupante, puisque ses réserves ont fondu et que son solde cumulé devrait être déficitaire de 1,12 milliard d'euros en 2003, alors qu'il était excédentaire de 1,6 milliard d'euros en 2000. Le paradoxe de cette situation, c'est que l'excédent initial du FSV, qui doit être normalement versé au fonds de réserve pour les retraites, est devenu un déficit et que, par conséquent, le versement au fonds de réserve pour les retraites (FRR) n'a été possible qu'une seule fois, en 2001, à hauteur de 287 millions d'euros : la priorité du précédent Gouvernement était donc le financement des 35 heures plutôt que celui des retraites !

Le rapporteur pour avis a déploré que l'engagement pris par le précédent Gouvernement concernant l'abondement du FRR n'ait pas été tenu. Le montant cumulé de ses réserves devrait s'élever à 12,6 milliards d'euros fin 2002, au lieu des 13,2 milliards prévus. Il a exprimé ses doutes et son inquiétude quant à l'affirmation de l'actuel Gouvernement, selon laquelle l'objectif initial de 152 milliards d'euros mis en réserve d'ici 2020 restait d'actualité. En effet, le fonds est alimenté par de nombreuses « recettes de poche », dont le produit, eu égard à l'objectif final, est modique. En fait, l'essentiel de ses recettes est constitué des excédents de la CNAVTS (41,3 % du total des recettes en 2003), qui va disparaître dans les années à venir pour des raisons démographiques, et de recettes, d'un montant certes important, mais qui revêtent un caractère exceptionnel plutôt que pérenne, à l'exemple des recettes issues de la vente des licences dites Universal Mobile Telecommunication System (UMTS) concernant la téléphonie mobile de 3 ème génération (22,2 % en 2002 mais 15,5 % en 2003) ou même de celles engendrées par les privatisations (31 % en 2003 mais rien les années précédentes).

M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , a ensuite abordé la situation de la branche famille, rappelant que, depuis 1999, ses comptes étaient en excédent. Cet excédent devrait s'élever en 2002 à 1,1 milliard d'euros, en diminution de 600 millions d'euros par rapport à 2001. Pour 2003, les prévisions de la commission des comptes de la sécurité sociale font apparaître un excédent de 1,7 milliard d'euros, sans toutefois tenir compte des mesures nouvelles présentes dans le PLFSS pour 2003. Les dépenses de la branche devraient s'élever à 43,63 milliards d'euros, en augmentation de 5,2 % par rapport à l'objectif révisé pour 2002. Il s'est arrêté sur les dispositions de l'article 41 du projet de loi de financement, qui fixe à 60 % la fraction du montant des majorations de pensions pour enfant prises en charge par la caisse nationale des allocations familiales (CNAF), ce qui devrait représenter une dépense de l'ordre de 1,9 milliard d'euros pour la branche famille en 2003. Il a rappelé que, lorsque le Gouvernement précédent avait recours à ce genre de méthode, il était immédiatement accusé de « piller » les excédents de la branche famille, et a donc critiqué, cette année aussi, ce genre de prélèvement effectué aux dépens de la branche famille et qui a pour effet de neutraliser les excédents de la branche, alors que ces derniers devraient être utilisés en faveur des familles ayant des enfants à charge.

Enfin, en ce qui concerne la branche accidents du travail et maladies professionnelles, dont le PLFSS pour 2003 propose une plus grande autonomie de gestion, le rapporteur pour avis a indiqué que ses dépenses devraient s'élever à 9,40 milliards d'euros en 2003, soit 2,9 % de l'ensemble des agrégats de dépenses du PLFSS, en hausse de 4,2 % par rapport aux dépenses révisées de 2002. Ses comptes présentent un excédent quasi-structurel, qui devrait atteindre plus de 151 millions d'euros en 2003. Il a noté que la branche versera à la branche maladie du régime général, à titre de compensation, 330 millions d'euros en 2003, en raison de la sous-déclaration des accidents du travail, phénomène aujourd'hui largement reconnu et analysé. Une part croissante des dépenses de la branche est d'ailleurs consacrée à l'indemnisation des victimes de l'amiante, notamment depuis la mise en place du fonds de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante (FCAATA) et du FIVA, soit 640 millions d'euros en 2003.

À la suite de cette présentation, un débat s'est engagé au sein de la commission.

M. François Marc a souhaité interroger M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis, sur l'impact des mesures de revalorisation tarifaire des médecins généralistes sur les dépenses de soins de ville déjà particulièrement dynamiques.

M. Michel Moreigne a d'abord souhaité savoir si la part consacrée aux soins dans les établissements pour personnes âgées dépendantes apparaissait dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, de même pour les dépenses du fonds de financement de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA).

M. Yves Fréville a souligné que le PLFSS pour 2003 proposait de porter le plafond de trésorerie de l'ACOSS à 12,5 milliards d'euros. A cet égard, il a souhaité savoir quel serait le déficit prévisible de l'ACOSS en fin d'année 2003.

M. Michel Mercier a souhaité connaître la position de M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis, s'agissant de la question de la distinction entre petit risque et gros risque. Il s'est notamment interrogé sur l'opportunité, pour la commission, de déposer un amendement visant à l'accroissement du recours aux sociétés mutualistes.

Mme Marie-Claude Beaudeau a demandé à M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis, des précisions quant aux transferts de charge effectués entre la branche accidents du travail/maladies professionnelles (AT/MP) et la branche maladie au titre de la sous-déclaration des accidents du travail. Elle a également souhaité savoir pourquoi le taux de cotisation employeur au titre de la branche AT / MP avait été bloqué.

En réponse aux différents intervenants, M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , a tout d'abord souligné que le coût total, en 2002, des mesures nouvelles relatives aux accords de revalorisation tarifaires (à la fois médecins généralistes, infirmières et masseurs-kinésithérapeutes) serait de 780 millions d'euros, dont 410 millions d'euros au titre des mesures de revalorisation concernant les seuls médecins généralistes.

Puis M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , a précisé que le fonds de financement de l'APA ne faisait pas partie du périmètre des lois de financement de la sécurité sociale.

En réponse à M. Yves Fréville, M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , a confirmé que le niveau de l'emprunt autorisé du régime général était porté par le PLFSS pour 2003 à 12,5 milliards d'euros. Il a également cité les chiffres fournis par la commission des comptes de la sécurité sociale dans son rapport de septembre 2002 selon lesquels le bilan de trésorerie du régime général serait déficitaire de 2,7 milliards d'euros au 1 er janvier 2003 et de 9,8 milliards d'euros au 31 décembre 2003, avec un solde moyen, sur l'exercice, estimé à -3,16 milliards d'euros.

En réponse à M. Michel Mercier, M. Adrien Gouteyron, rapporteur pour avis , a indiqué que le ministre de la santé ne semblait pas favorable à l'idée de distinguer le petit risque et le gros risque. Il a reconnu, en outre, la nécessité de développer le recours aux sociétés mutualistes, mais a souligné qu'une disposition en ce sens ne pouvait relever que du projet de loi de finances.

Enfin, en réponse à Mme Marie-Claude Beaudeau, il a précisé que la fixation du taux de cotisation employeur de la branche AT/MP relevait de modalités de gestion interne à la branche, et donc de son conseil d'administration.

La commission a ensuite procédé à l'examen des articles.

Elle a adopté, après une intervention de M. Michel Mercier , un amendement de suppression de l' article 1 er bis (nouveau ), relatif à la création d'un Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé.

Puis elle a adopté un amendement de suppression de l' article 1 er ter (nouveau ), relatif à l'examen de la gestion des centres hospitaliers régionaux par la Cour des comptes.

La commission a ensuite adopté un amendement tendant à insérer un article additionnel après l'article 1 er ter (nouveau ), demandant la transmission par le Gouvernement au Parlement d'un rapport sur le suivi des recommandations formulées par la Cour des comptes dans ses rapports sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale.

Elle a ensuite adopté un amendement de suppression de l' article 1 er quater ( nouveau) , qui concerne la transmission au Parlement du rapport de la commission de la transparence.

Elle a ensuite adopté un amendement tendant à insérer un article additionnel après l'article 2 , qui demande le dépôt d'un rapport sur les méthodes d'élaboration et de suivi de l'ONDAM.

Puis elle a adopté deux amendements tendant à insérer autant d' articles additionnels après l'article 2 bis (nouveau ), qui visent à obtenir des informations, pour le premier, sur l'état et l'évaluation financière des dispositifs affectant l'assiette des cotisations sociales, et, pour le second, sur les modalités et les conséquences de la suppression du FOREC.

A l' article 3 , relatif à l'affectation des droits de consommation sur les tabacs, elle a adopté un amendement ayant pour objet de modifier la clé de répartition du produit de ces droits de consommation à la suite de leur augmentation par l'Assemblée nationale, de manière à affecter l'intégralité du surplus de recettes à la CNAMTS.

A l' article 5 , relatif au remboursement de la moitié de la dette du FOREC par la CADES, la commission a adopté un amendement d'appel destiné à appliquer l'article L. 131-9 du code de la sécurité sociale, selon lequel le budget de l'État assure l'équilibre financier du fonds.

A l' article 23 , transférant à l'assurance maladie le financement des dépenses d'interruption volontaire de grossesse (IVG), elle a adopté un amendement d'appel visant à faire supporter par le budget de l'État la dette que celui-ci a contractée à l'égard de l'assurance maladie au titre du remboursement des dépenses d'IVG.

A l' article 41 , relatif à l'accélération de la prise en charge par la CNAF des majorations de pension pour enfant, elle a adopté un amendement consistant à supprimer la disposition du code de la sécurité sociale qui prévoit la prise en charge, par la CNAF, d'une partie de ces dépenses, qui devraient être assumées par le FSV.

Enfin, elle a adopté un amendement de rétablissement de l' article 45 , qui fixe le total des objectifs de dépenses pour 2003.

Après l'examen des articles, le rapporteur pour avis a obtenu mandat de la commission pour, le cas échéant, harmoniser ses positions avec celles de la commission des affaires sociales, saisie au fond, qui ne statuera qu'après l'avis de la commission des finances.

Puis à l'issue de cet examen, la commission a émis un avis favorable sur l'ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2003 ainsi amendé.

AMENDEMENTS ADOPTÉS PAR LA COMMISSION

ARTICLE 1 er BIS

Supprimer cet article.

ARTICLE 1 er TER

Supprimer cet article.

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L'ARTICLE 1 ER TER

Après l'article 1 er ter , insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Chaque année avant le 15 octobre, le Gouvernement transmet au Parlement un rapport qui présente les suites données à chacune des recommandations formulées par la Cour des comptes dans son rapport sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale, établi conformément à l'article LO. 132-3 du code des juridictions financières.

ARTICLE 1 er QUATER

Supprimer cet article.

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L'ARTICLE 2

Après l'article 2, insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Chaque année avant le 15 octobre, le Gouvernement transmet au Parlement un rapport faisant une présentation détaillée des méthodes d'élaboration et de suivi de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie, permettant notamment d'en apprécier l'évolution ainsi que celle des enveloppes qui le composent et des objectifs quantifiés nationaux qui en découlent.

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L'ARTICLE 2 BIS

Après l'article 2 bis , insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Chaque année avant le 15 octobre, le Gouvernement transmet au Parlement un rapport présentant un état et une évaluation financière des dispositifs affectant l'assiette des cotisations sociales, dans le but de chiffrer les pertes de recettes pour l'Etat et la sécurité sociale résultant de ces dispositifs.

ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS L'ARTICLE 2 BIS

Après l'article 2 bis , insérer un article additionnel ainsi rédigé :

Le Gouvernement présentera au Parlement, d'ici au 1 er avril 2003, un rapport relatif aux mesures à mettre en oeuvre afin de substituer aux dispositions des articles L. 131-8 à L. 131-11 du code de la sécurité sociale un nouveau dispositif permettant de financer, dans le respect des dispositions de l'article L. 131-7 dudit code, les exonérations de cotisations sociales.

ARTICLE 3

I. À la fin du I. de cet article, remplacer le pourcentage :

« 84,45 % »

par le pourcentage :

« 83,57 % ».

II. En conséquence, à la fin du II. de cet article, remplacer le pourcentage :

« 15,20 % »

par le pourcentage :

« 16,08 % ».

ARTICLE 5

Rédiger ainsi cet article :

Conformément aux dispositions de l'article L. 131-9 du code de la sécurité sociale, l'Etat honore en 2003 la dette qu'il a contractée en 2000 à l'égard des régimes obligatoires de la sécurité sociale, à hauteur de 1.282.838.835,96 euros, au titre du fonds de financement de la réforme des cotisations patronales de sécurité sociale.

ARTICLE 23

I - Compléter cet article par un paragraphe ainsi rédigé :

B - L'Etat honore la dette qu'il a contractée, jusqu'en 2002, auprès des organismes gérant un régime légal de sécurité sociale, au titre du chapitre 46-22 (« Remboursement aux organismes de sécurité sociale de dépenses afférentes à l'interruption volontaire de grossesse ») du budget du ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées.

II - En conséquence, faire précéder le début de cet article de la mention :

A -

ARTICLE 41

Rédiger ainsi cet article :

Le 5° de l'article L. 223-1 du code de la sécurité sociale est supprimé.

ARTICLE 45

Rétablir cet article dans la rédaction suivante :

Pour 2003, le total des objectifs de dépenses par branches de l'ensemble des régimes obligatoires de base comptant plus de vingt mille cotisants actifs ou retraités titulaires de droits propres est fixé à 329,71 milliards d'euros.

ANNEXES

Annexe 1 : Sommaire des articles

Annexe 2 : Liste des personnes auditionnées par le rapporteur pour avis

Annexe 3 : Liste des sigles utilisés

Annexe 4 : Produit des prélèvements fiscaux affectés aux organismes de protection sociale en 2001, 2002 et 2003

Annexe 5 : Copie du courrier adressé par M. Joseph Ostermann, membre du conseil de surveillance du FOREC, au président du conseil d'administration de ce fonds, et de la réponse du président

ANNEXE 1

SOMMAIRE DES ARTICLES

Pages


Titre premier : orientations et objectifs de la politique de santé et de sécurité sociale

 

Article premier

Approbation du rapport annexé

5

Titre premier bis : contrôle de l'application des lois de financement de la sécurité sociale

 

Article 1 er bis (nouveau)

Création d'un Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé

59

Article 1 er ter (nouveau)

Examen de la gestion des centres hospitaliers régionaux par la Cour des comptes

60

Article 1 er quater (nouveau)

Rapport de la commission de la transparence

60

Article 1 er quinquies (nouveau)

Rapport au Parlement sur l'impact financier de l'indemnisation des victimes de l'amiante

61

Article 2

Création d'une annexe sur la médicalisation de l'ONDAM

61

Article 2 bis (nouveau)

Rapport au Parlement sur les coûts de gestion des relations entre l'État et la sécurité sociale

61

Titre 2 : dispositions relatives aux ressources

 

Article 3

Affectation du droit de consommation sur les tabacs

25

Article 4

Montant du droit de consommation sur les tabacs

25

Article 4 bis (nouveau)

Surtaxation des bières fortes

28

Article 5

Remboursement de la moitié de la dette du FOREC par la CADES

25

Article 6

Contribution sur les dépenses de promotion des laboratoires pharmaceutiques

110

Article 6 bis (nouveau)

Suppression de la taxe sur les ventes directes

112

Article 7

Clause de sauvegarde applicable à la progression du chiffre d'affaires des laboratoires pharmaceutiques non conventionnés

113

Article 7 bis (nouveau)

Affiliation à l'assurance maladie des travailleurs frontaliers en Suisse

87

Article 8

Fixation des prévisions de recettes pour 2003

24

Article 9

Fixation des prévisions de recettes révisées pour 2002

10

 

Titre III : dispositions relatives à l'assurance maladie

 

Article 10

Mode de calcul de l'objectif quantifié national des cliniques privées

63

Article 11

Création d'une mission d'audit et d'expertise hospitalier

128

Article 11 bis (nouveau)

Validation de la rémunération des gardes effectuées par des médecins faisant fonction d'interne

139

Article 12

Expérimentation du financement des hôpitaux par l'activité

127

Article 13

Fusion du fonds pour la modernisation des cliniques privées dans le fonds pour la modernisation des établissements de santé

133

Article 14

Extension des missions du fonds pour l'emploi hospitalier

136

Article 14 bis (nouveau)

Conditions d'exercice d'une activité libérale à l'hôpital

140

Article 15

Suppression du mécanisme dit des « lettres-clefs flottantes » et des comités médicaux régionaux

92

Article 16

Missions du conseil de surveillance de la Caisse nationale d'assurance maladie

94

Article 17

Spécialités délivrées sur présentation d'une prescription rédigée en dénomination commune internationale (supprimé)

117

Article 18

Dénomination et missions du service médical de l'assurance maladie

95

Article 19

Mesures et procédures applicables aux médecins en cas de pratiques abusives

95

Article 19 bis (nouveau)

Accord cadre entre le comité économique des produits de santé et l'industrie pharmaceutique

119

Article 19 ter (nouveau)

Prorogation de l'agrément des réseaux de soins

100

Article 20

Inscription accélérée sur la liste des médicaments remboursables

118

Article 21

Pénalités financières applicables aux entreprises exploitant des médicaments

119

Article 22

Transfert à l'assurance maladie du financement des dépenses des centres spécialisés dans la prise en charge des toxicomanes

64

Article 23

Transfert à l'assurance maladie du financement des dépenses d'interruption volontaire de grossesse

66

Article 24

Financement du forfait de garde pour les entreprises de transports sanitaires

100

Article 25

Prolongation du délai pour la signature des conventions tripartites par les établissements assurant l'hébergement des personnes âgées dépendantes

144

 
 
 

Article 26

Réintégration des médicaments remboursables dans les tarifs de soins des établissements assurant l'hébergement des personnes âgées et ne disposant pas de pharmacie à usage intérieur (supprimé)

119

Article 27

Tarif forfaitaire de remboursement pour les médicaments

117

Article 28

Fin du mécanisme de cessation anticipée d'activité

96

Article 29

Incitation à la poursuite et à la reprise d'activité pour les médecins et les infirmières

97

Article 30

Dotation de financement de l'office national d'indemnisation des accidents médicaux

88

Article 31

Missions et dotation de financement du fonds d'aide à la qualité des soins de ville

98

Article 32

Fixation de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie pour 2003

86

Article 33

Fixation de l'objectif de dépenses de la branche maladie pour 2003

87

Article 34

Fixation de l'objectif national de dépenses d'assurance maladie révisé pour 2002

84

Titre IV : dispositions relatives aux autres branches de la sécurité sociale

 

section 1

Branche accidents du travail et maladies professionnelles

 

Article 35

Dotation de financement du fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante

179

Article 36

Dotation de financement du Fonds de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante

178

Article 37

Montant du versement de la branche accidents du travail à la branche maladie au titre de la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles

174

Article 38

Autonomisation de la gestion de la branche accidents du travail

180

Article 39

Fixation de l'objectif de dépenses de la branche accidents du travail pour 2003

172

section 2

Branche famille

 

Article 40

Création d'une allocation pour les familles perdant une partie de leurs allocations familiales pour des raisons liées à l'âge des enfants

164

Article 41

Accélération de la prise en charge par la CNAF des majorations de pension pour enfant

165

Article 42

Fixation de l'objectif de dépenses de la branche famille pour 2003

162

 
 
 
 
 
 

section 3

Branche vieillesse

 

Article 43

Revalorisation des pensions de retraites du régime général et des avantages alignés en fonction de l'évolution prévisionnelle des prix

143

Article 44

Fixation de l'objectif de dépenses de la branche vieillesse pour 2003

141

Article 45

Fixation du total des objectifs de dépenses pour 2003 (supprimé)

28

Titre IV BIS : objectifs de dépenses révisées pour 2002

Article 46

Fixation des objectifs de dépenses révisés pour 2002

12

Titre V : mesures diverses et dispositions relatives à la trésorerie

Article 47

Modalités de recouvrement des impositions directement recouvrées par l'ACOSS

58

Article 47 bis (nouveau)

Transfert de la charge des dépenses du contentieux technique non agricole aux régimes de sécurité sociale

87

Article 48

Fixation des plafonds d'avances de trésorerie pour 2003

54

ANNEXE 2

LISTE DES PERSONNES AUDITIONNÉES
PAR LE RAPPORTEUR POUR AVIS

• M. Michel Chassang, président de la confédération des syndicats médicaux français (CSMF)

• M. Martial Olivier-Koehret, premier vice-président de la fédération française des médecins généralistes (MG France)

• M. Dinorino Cabrera, président du syndicat des médecins libéraux (SML)

• M. Jean-Gabriel Brun, premier vice-président de l'union collégiale des chirurgiens et spécialistes français

• M. Bernard Pommey, vice-président de la fédération des médecins de France

ANNEXE 3

LISTE DES SIGLES UTILISÉS

AAH

Allocation d'adulte handicapé

ACOSS

Agence centrale des organismes de sécurité sociale

AFEAMA

Aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle agréée

AFSSAPS

Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé

AGED

Allocation de garde d'enfant à domicile

AGIRC

Association générale des institutions de retraite des cadres

ALF

Allocation de logement familial

ALS

Allocation de logement à caractère social

ANAES

Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé

APA

Allocation prestation d'autonomie

APE

Allocation parentale d'éducation

API

Allocation de parent isolé

APL

Aide personnalisée au logement

APP

Allocation de présence parentale

APU

Administrations publiques

ARH

Agence régionale d'hospitalisation

ARRCO

Association des régimes de retraite complémentaires

ARS

Allocation de rentrée scolaire

ASSO

Administrations de sécurité sociale

AT/MP

Accidents du travail - maladies professionnelles

BAPSA

Budget annexe des prestations sociales agricoles

BMAF

Base mensuelle des allocations familiales

C3S

Contribution sociale de solidarité sur les sociétés

CADES

Caisse d'amortissement de la dette sociale

CANAM

Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs non salariés

CANCAVA

Caisse autonome nationale de compensation de l'assurance vieillesse des artisans

CANSSM

Caisse autonome nationale de sécurité sociale des mines

CCSS

Commission des comptes de la sécurité sociale

CDC

Caisse des dépôts et consignations

CEPS

Comité économique des produits de santé

CHR

Centre hospitalier régional

CMR

Centre médical régional

CMU

Couverture maladie universelle

CNAF

Caisse nationale d'allocations familiales

CNAMTS

Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés

 
 

CNAMTS/AT

Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés/accidents du travail

CNAVTS

Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés

CNRACL

Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales

CPAM

Caisse primaire d'assurance maladie

CRAM

Caisse régionale d'assurance maladie

CRDS

Contribution au remboursement de la dette sociale

CSB

Cotisation sociale sur les bénéfices

CSG

Contribution sociale généralisée

CSST

Centre spécialisé de soins aux toxicomanes

DCI

Dénomination commune internationale

DHOS

Directions de l'hospitalisation et de l'offre de soins

FASMO

Fonds d'accompagnement social pour la modernisation hospitalière

FAAS

Fonds additionnel d'action sociale

FAQSV

Fonds d'aide à la qualité des soins en ville

FASTIF

Fonds d'action sociale des travailleurs immigrés et de leurs familles

FCAATA

Fonds de financement de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante

FCAT

Fonds commun d'accidents du travail

FEH

Fonds pour l'emploi hospitalier

FIMHO

Fonds d'investissement pour la modernisation hospitalière

FIPE

Fonds d'investissement pour le développement des structures d'accueil de la petite enfance

FIVA

Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante

FMCP

Fonds de modernisation des cliniques privées

FMES

Fonds de modernisation des établissements de santé

FNAL

Fonds national d'aide au logement

FNAS

Fonds national d'action sociale

FOREC

Fonds de financement de la réforme des cotisations patronales de sécurité sociale

FRR

Fonds de réserve des retraites

FSV

Fonds de solidarité vieillesse

FSPOEIE

Fonds spécial de pension des ouvriers des établissements industriels de l'Etat

GHM

Groupe homogène de malades

GMR

Garantie minimale de rémunération

INSEE

Institut national de la statistique et des études économiques

IVG

Interruption volontaire de grossesse

LFSS

Loi de financement de la sécurité sociale

MICA

Mécanisme d'incitation à la cessation d'activité

MIRCOSS

Mission interministérielle de réforme de la comptabilité des organismes de sécurité sociale

MSA

Mutualité sociale agricole

OCDE

Organisation pour la coopération et le développement économiques

ODD

Objectif des dépenses déléguées

ODSV

Objectif délégué des soins de ville

ONDAM

Objectif national d'évolution des dépenses d'assurance maladie

ONIAM

Office national d'indemnisation des accidents médicaux

OQN

Objectif quantifié national

ORGANIC

Caisse de compensation de l'organisation autonome nationale d'assurance vieillesse de l'industrie et du commerce

PIB

Produit intérieur brut

PLF

Projet de loi de finances

PLFSS

Projet de loi de financement de la sécurité sociale

PMSI

Programme de médicalisation des systèmes d'information

PO

Prélèvements obligatoires

RMI

Revenu minimum d'insertion

SMIC

Salaire minimum interprofessionnel de croissance

SMR

Service médical rendu

TGAP

Taxe générale sur les activités polluantes

TIPS

Tarif interministériel des prestations sanitaires

UMTS

Universal mobile telecommunication system

UNEDIC

Union nationale pour l'emploi dans l'industrie et le commerce

URML

Union régionale des médecins libéraux

URSSAF

Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales

ANNEXE 4


LISTE DES PRÉLÈVEMENTS FISCAUX
AFFECTÉS AUX ORGANISMES DE PROTECTION SOCIALE

Nature de l'imposition

Description

Bénéficiaires

Recettes nettes (en M€)

2001

Prévisions 2002

Prévisions 2003

Contribution sociale généralisée

Textes institutifs :

Articles L.136-1 à 136.8 et article L.139-2 du CSS ; article 1 de la loi n° 2001-647 du 20 juillet 2001 relative à la prise en charge de la perte d'autonomie et à l'allocation personnalisée d'autonomie

Régimes obligatoires d'assurance maladie, CNAF, FSV, Fonds de financement de l'allocation personnalisée d'autonomie

60 987

63 190

65 485

Contribution au remboursement de la dette sociale

Textes institutifs :

Articles 14 à 19 de l'ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale

CADES

4 544

4 788

4 882

Contribution sociale de solidarité sur les sociétés (1)

Textes institutifs :

Articles L.651-1 à L.651-9 du CSS ; article 36 de la loi de finances pour 2002 ; article 6 du projet de financement de la sécurité sociale pour 2003

Régimes de protection sociale des non-salariés et FRR

3 080

3 289

3 419

Prélèvement de 2 % sur les revenus du patrimoine et les produits de placements

Textes institutifs :

Articles L.245-14 à L.245-16 du CSS ; article 67 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2003

CNAMTS, CNAF, CNAVTS, FRR

1 927

1 921

1 965

Contribution sociale sur les bénéfices des sociétés

Textes institutifs :

Articles 235 ter ZC et 1668 D du CGI ; article 5 de la loi n° 99-1140 du 29 décembre 1999 de financement de la sécurité sociale pour 2000

FOREC

906

870

870

Taxe générale sur les activités polluantes

Textes institutifs :

Articles 266 sexies à 266 terdecies du code des douanes ; article 5 de la loi n° 99-1140 du 29 décembre 1999 de financement de la sécurité sociale pour 2000

FOREC

523

656

529

Droit de consommation sur les tabacs

Textes institutifs :

Article L.575 du CGI ; article 29 de la loi de finances pour 2001 ; article 14 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002 ; articles 3 et 4 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2003

CNAMTS, FOREC, FCAATA

8 760

8 610

9 610

Taxe sur les primes d'assurance automobile

Textes institutifs :

Article L.213-1 du code des assurances ; article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002

CNAMTS, FOREC

918

950

967

Taxe sur les contributions patronales au financement de la prévoyance complémentaire

Textes institutifs :

Articles L.137-1 à L.137-4 du CSS ; article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002

FSV, FOREC

464

489

495

Droit de consommation sur les alcools

Textes institutifs :

Articles 403 et 1615 bis du CGI ; article 6 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002

FOREC, FSV, Corse, BAPSA, Régimes obligatoires d'assurance maladie

2 135

1 966

1 977

Taxe sur les boissons alcooliques

Textes institutifs :

Articles L.245-7 à L.245-12 du CSS

CNAMTS

420

396

402

Droit de consommation sur les produits intermédiaires

Textes institutifs :

Articles L.402 bis du CGI et L.135-3 du CSS

FOREC

206

183

181

Droit sur les bières et les boissons non alcoolisées

Textes institutifs :

Articles L.520 A du CGI et L.135-3 du CSS

FOREC

397

375

383

Droit de circulation sur les vins, poirés et hydromels

Textes institutifs :

Articles L. 438 du CGI et

L.135-3 du CSS

FOREC

138

130

132

Taxe sur les prémix

Textes institutifs :

Article 29 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 1997 (n° 96-1160 du 27 décembre 1996) et article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 1999 (n° 98-1194 du 23 décembre 1998)

CNAMTS

ns

ns

ns

Contribution due par les laboratoires sur leurs ventes directes aux officines pharmaceutiques

Textes institutifs :

Articles L.245-6-1 à L.245-6-4 du CSS

CNAMTS, CANAM, Régimes d'assurance maladie des professions agricoles

32

23

23

Contribution due par les laboratoires sur leurs dépenses de publicité

Textes institutifs :

Articles L.245-1 à L.245-6 du CSS ; article 20 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002

CNAMTS

245

257

268

Contribution à la charge des laboratoires pharmaceutiques non conventionnés avec le comité économique des produits de santé

Textes institutifs :

Articles L.138-10 à L.138-19 du CSS ; article 20 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002

CNAMTS, CANAM, Régimes d'assurance maladie des professions agricoles

0

0

0

Taxe sur les primes d'assurance contre les accidents du travail

Textes institutifs :

Article 1203 du code rural ; articles 1622 et 1624 bis du CGI

FCATA

13

3

0

Taxe d'aide au commerce et à l'artisanat

Textes institutifs :

Loi n° 72-657 du 13 juillet 1972 ; articleL.633-9 du CSS ; article 4 de la loi n° 89-1008 du 30 décembre 1989 ; article 16 du PLF 2003

ORGANIC, CANCAVA

46

46

0

Droit de plaidoirie

Textes institutifs :

Loi du 31 décembre 1921 réaffirmée par la loi n° 94-637 du 25 juillet 1994

CNBF

13

14

14

Redevance due par les titulaires de titres d'exploitation de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux

Textes institutifs :

Article 31 du code minier

CANSSM

7

7

7

Contribution des organismes de protection sociale complémentaire à la couverture universelle du risque maladie

Textes institutifs :

Article 27 de la loi n° 99-641 du 27 juillet 1999 ; articles L.862-4 et suivants du CSS

Fonds CMU

188

191

213

Taxe sur les conventions d'assurance

Textes institutifs :

Article 991 du CGI ; article 19 du projet de loi de finances pour 2002 ; article 13 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2002 ; article 29 du PLF 2003

FOREC

1 050

1 448

2 152

Taxe sur les véhicules de sociétés

Textes institutifs :

Article 1010 du CGI ; article 29 de la loi de finances pour 2001

FOREC

701

750

780

Contribution de solidarité en faveur des travailleurs privés d'emploi

Textes institutifs :

Loi n° 82-939 du 4 novembre 1982

Fonds de solidarité

1 113

1 126

1 155

TOTAL GÉNÉRAL

Hors CRDS

89 136

84 591

92 028

87 240

96 294

91 412

(1) Montant recouvré au cours de l'année.

Source : PLF 2003 - « jaune » Bilan des relations financières entre l'État et la sécurité sociale.

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