II. LA DÉFENSE DE LA FRANCOPHONIE EN FRANCE ET DANS LES INSTITUTIONS EUROPÉENNES
La
défense de la langue française et de son statut international
dans les organisations internationales relève des compétences de
la délégation générale à la langue
française et aux langues de France, placée sous l'autorité
du ministre de la culture et de la communication.
Ces missions revêtent une importance stratégique de premier plan.
Le ministre des affaires étrangères, le ministre de la culture et
de la communication, mais aussi l'ensemble du Gouvernement doivent mener une
action volontaire et coordonnée pour garder à la langue
française son rayonnement international.
A. LES MISSIONS ET LES MOYENS DE LA DÉLÉGATION GÉNÉRALE À LA LANGUE FRANÇAISE ET AUX LANGUES DE FRANCE
1. Les missions
La
DGLFLF assure traditionnellement le secrétariat du Conseil
supérieur de la langue française, placé auprès du
Premier ministre.
Elle est en outre chargée :
-
du suivi de l'application de la loi du 4 août 1994 dite
« loi Toubon »
sur l'emploi de la langue
française ; à ce titre, elle rédige un rapport annuel
au gouvernement et au Parlement sur l'application de la loi ;
- de la promotion du plurilinguisme dans les services publics
, et
du contrôle de l'usage du français par les agents publics, dont la
nécessité a été rappelée par la circulaire
du Premier ministre en date du 14 février 2003 ;
- de l'enrichissement de la langue française
, par le
contrôle qu'elle exerce sur les dix-huit commissions
spécialisées de terminologie, placées chacune sous la
tutelle d'un ministère ; elle assure en outre le secrétariat
de la commission générale de terminologie et de néologie
qui examine les propositions des commissions spécialisées et
transmet les termes retenus au Journal officiel, après accord de
l'Académie française et du ministre intéressé ;
- de la défense de la place du français
dans les
domaines scientifique, technique et économique ; à ce titre,
elle a mis en place, en 1996, un dispositif de soutien à
l'interprétation simultanée dans les colloques internationaux qui
se tiennent en France, et apporte son soutien pour la création ou le
développement de revues de synthèse dans les sciences exactes.
Sa seconde priorité porte sur
la défense du français et
du plurilinguisme dans les organisations internationales
, et tout
spécialement dans l'Union européenne.
Les actions qu'elle mène en faveur de la promotion de la langue
française dans les institutions européennes s'inscrivent
désormais dans le cadre du «
plan pluriannuel en faveur de
la langue française
», adopté le 11 janvier
2002 et reconduit en 2003 avec des moyens accrus, et qui associe la France, la
communauté française Wallonie-Bruxelles, le Luxembourg et
l'Agence de la francophonie. Ce plan, conçu dans la perspective de
l'élargissement de l'Union, a pour objet de former au français et
en français de nombreux fonctionnaires, diplomates, interprètes
et traducteurs des nouveaux pays appelés à rejoindre l'Union
européenne.
La délégation s'attache également dorénavant
à la
valorisation des langues de France
, et a organisé en
octobre 2003 les «
Assises nationales des langues de
France
».