C. LA MUTATION DE L'AFPA
1. L'AFPA, au coeur du service public de l'emploi
Composante essentielle du service public de l'emploi, l'AFPA offre trois types de services aux actifs soucieux d'acquérir une qualification : l'orientation, la formation et la certification.
L'association nationale pour la formation
professionnelle des
adultes
Créée en 1949,
l'association nationale pour la
formation professionnelle des adultes
(AFPA) est une association de la loi
de 1901 à gestion paritaire (État, partenaires sociaux)
chargée d'une mission de service public par délégation du
ministre du travail.
Composante du service public de l'emploi, elle intervient aux
côtés de l'ANPE et des services déconcentrés de
l'État, pour permettre à des personnes engagées dans la
vie active d'acquérir une qualification, de la maintenir ou de la
développer, afin de favoriser leur insertion ou leur évolution
dans l'emploi en fonction des besoins du marché du travail. Depuis 1994,
les relations de l'AFPA avec l'État sont régies par un
« contrat de progrès ». Le contrat signé pour
la période 1999-2003 précise que la mission centrale de l'AFPA
est de permettre à des demandeurs d'emploi adultes d'acquérir une
qualification favorisant leur insertion dans l'emploi.
L'AFPA emploie 11.400 salariés, dont 4.700 formateurs et
700 psychologues du travail, répartis sur 265 sites de formation et
en 192 services d'orientation. Elle gère également 144 lieux
de restauration et 17.200 lits pour assurer l'accueil des stagiaires. Elle
propose environ 500 types de formations pour 300 métiers.
a) Des résultats satisfaisants
Le
contrat de progrès 1999-2003, conclu entre l'État et l'AFPA, est
arrivé à son terme et l'association semble en mesure d'atteindre
ses objectifs :
- en 2002,
80 % des stagiaires de l'AFPA ont trouvé un
emploi dans les six mois qui suivent leur formation ;
- en 2002, parmi les 143.222 personnes ayant suivi une formation
à l'AFPA,
99.382 étaient des demandeurs d'emploi, soit
près de 70 %
des entrées. La part des demandeurs
d'emploi adressés par l'ANPE a donc doublé en quatre ans
,
comme le prévoit le contrat de progrès ;
- l
e taux d'abandon des formations
a baissé
de
près d'1,5 point entre 2001 et 2002 pour s'élever à
15,9 %. La reprise de l'emploi reste d'ailleurs le motif le plus
fréquent.
Part des demandeurs d'emploi dans les entrées en formation à l'AFPA (1)
|
|
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
|
Nombre d'entrées en stage |
159.300 |
161.120 |
149.200 |
145.259 |
144.405 |
143.222 |
|
Nombre de demandeurs d'emploi |
102.440 |
103.820 |
95.200 |
91.700 |
93.810 |
99.382 |
|
Proportion des demandeurs d'emploi |
64,3 % |
64,4 % |
63,9 % |
63,3 % |
65 % |
69% |
(1) Hors enseignement à distance. Source : AFPA
b) Les prochains défis à relever
A la
veille du nouveau contrat de progrès 2004-2008, ces résultats
semblent très encourageants. L'AFPA a déjà franchi deux
étapes importantes :
-
l'application de la nouvelle convention d'assurance chômage
dès 2001.
En effet, l'AFPA reçoit, dans le cadre du service
intégré d'appui au projet professionnel, les demandeurs d'emploi
bénéficiaires d'un projet d'action personnalisé (PAP) que
lui adresse l'agence nationale pour l'emploi (ANPE) et pour lesquels un besoin
de formation a été identifié, qu'ils relèvent ou
non de l'assurance chômage ;
-
l'entrée en vigueur de la loi relative à la
démocratie de proximité du 27 février 2002
, les
régions ayant désormais la charge d'arrêter le
schéma régional d'organisation des formations de l'AFPA dans le
cadre de la convention tripartite d'adaptation du contrat de progrès.
Dans ce contexte, l'AFPA a modifié ses statuts pour permettre
l'entrée dans ses instances de représentants des conseils
régionaux et ce, dès l'assemblée générale du
27 juin 2002.
Face aux prochains défis qui attendent l'AFPA, le Gouvernement pose les
premiers jalons de cette mutation dans le projet de budget pour 2004, dont les
crédits doivent permettre une mise en oeuvre efficace du prochain
contrat de progrès.