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Projet de loi de finances pour 2016 : Action extérieure de l'État : diplomatie culturelle et d'influence

19 novembre 2015 : Budget 2016 - Action extérieure de l'État : diplomatie culturelle et d'influence ( avis - première lecture )

ACTION EXTÉRIEURE DE L'ÉTAT

I. QUELS MOYENS POUR NOTRE « DIPLOMATIE CULTURELLE ET D'INFLUENCE » ?

A. POUR UNE DIPLOMATIE « GLOBALE »

Votre rapporteur pour avis est très attaché au concept de « diplomatie globale ».

Tous les acteurs de notre diplomatie, quel que soit leur ministère d'origine ou l'opérateur auquel ils sont rattachés et au-delà des missions spécifiques attribuées aux uns ou aux autres, doivent contribuer à un même objectif de rayonnement de la France à l'international. Leur complémentarité est indispensable :

- dans un monde caractérisé par l'importance du « faire savoir », la complémentarité des actions de notre réseau culturel avec France Médias Monde est ainsi évidente ;

- de même que la complémentarité des actions des opérateurs chargés de l'enseignement du français à l'étranger avec celles du Centre national d'éducation à distance (CNED).

Une meilleure connaissance mutuelle de ces acteurs et une coopération renforcée doivent toujours être recherchés afin d'améliorer l'efficacité de notre action extérieure.

La diplomatie culturelle et d'influence
partie intégrante d'une « diplomatie globale »

Notre diplomatie culturelle et d'influence concourt à la stratégie de « diplomatie globale » souhaitée par le Président de la République et dont les objectifs sont les suivants :

- poursuite d'une politique d'attractivité à l'attention des élites étrangères ;

- développement de la langue française ;

- promotion de l'influence culturelle et intellectuelle de la France ;

- aide à la mise en place de partenariats scientifiques de haut niveau ;

- développement de la diplomatie économique et la promotion du tourisme ;

- promotion et préservation des biens publics mondiaux.

La diplomatie culturelle et d'influence de la France est aujourd'hui pilotée par la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats du ministère des affaires étrangères et du développement international (MAEDI).

Elle est mise en oeuvre sur le terrain par le réseau culturel et de coopération de nos ambassades et consulats, avec l'appui de plusieurs opérateurs dédiés2(*) :

- l'Institut français, pour l'action culturelle extérieure ;

- l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), pour l'éducation ;

- Campus France, pour la promotion de l'enseignement supérieur français et l'accueil des étudiants et chercheurs étrangers en France ;

- Expertise France, pour répondre aux besoins grandissants des pays en développement ou émergents en matière d'assistance aux politiques publiques, inscrivant l'action d'influence de la France dans plus de 80 pays.

Au cours d'un débat sur l'influence de la France à l'étranger au Sénat en mars 2015, dans la réponse apportée à votre rapporteur pour avis, M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international avait souhaité que, dans chacun des domaines de la compétence extérieure de l'État, et lorsque cela était nécessaire, il y ait un seul opérateur et votre rapporteur pour avis souscrit à cette orientation, gage de lisibilité et d'efficacité.

Mais ces opérateurs ne résument pas à eux seuls notre action culturelle extérieure, leur action est en effet complétée par d'autres offres plus souples et moins dépendantes de la tutelle du MAEDI, mais qui lui sont tout à fait complémentaires et qui sont, in fine, tout aussi indispensables à notre politique globale d'influence.


* 2 On pourrait également citer l'opérateur Atout France, pour la promotion du tourisme mais qui ne concerne pas la saisine de notre commission ; pour mémoire, l'élargissement des compétences du ministère au commerce extérieur et à la promotion du tourisme depuis avril 2014 a conduit à une évolution du périmètre du programme 185 qui intègre désormais toutes les activités liées à la promotion du tourisme.