C. LES CRÉDITS CONSACRÉS À L'AMÉNAGEMENT DE L'ESPACE RURAL ET AUX ACTIVITÉS HIPPIQUES

1. L'animation et le développement des territoires ruraux : une reconduction

On constate une stabilisation des crédits budgétaires concernant :

- les crédits en faveur des interventions pour l'aménagement rural (chapitre 44-80, article 21) sont en baisse de 2,24 %, à hauteur de 20,70 millions de francs (3,15 millions d'euros) ;

- les actions de formation et les actions éducatives en milieu rural (chapitres 43-23, articles 20, 40 et 50 et chapitres 44-80-10) sont reconduites à hauteur de 78,65 millions de francs (11,99 millions d'euros) ;

- les subventions à l'amélioration du cadre de vie et au développement rural baissent de 7,56 %, de 17,1 millions de francs (2,61 millions d'euros) en autorisations de programmes et passent de 19,6 millions de francs (2,99 millions d'euros), à 16,35 millions de francs (2,49 millions d'euros) en crédit de paiement

Les crédits relatifs au développement rural sont analysés plus longuement dans le rapport pour avis de notre collègue Henri Revol.

2. Les crédits aux activités hippiques

Votre rapporteur pour avis se félicite de la création du nouvel établissement public " Les Haras nationaux " qui devrait pouvoir conduire une politique globale et cohérente du cheval.

Cette création s'accompagne d'une nouvelle ligne budgétaire de subvention à cet établissement auquel les dotations et les moyens sont transférés.

Le chapitre 36-22 article 45 est ainsi doté de 131,67 millions de francs (20,07 millions d'euros).

D. LE FONDS NATIONAL DE GARANTIE CONTRE LES CALAMITÉS AGRICOLES

La loi du 10 juillet 1964 organisant un régime de garantie contre les calamités agricoles prévoit, en son article 3-1, que " les ressources du Fonds national de garantie des calamités agricoles affectées aux indemnisations sont les suivantes :

a) Une contribution additionnelle aux primes ou cotisations afférentes aux conventions d'assurance couvrant à titre exclusif ou principal les dommages aux biens.

b) Une subvention inscrite au budget de l'Etat et dont le montant sera au moins égal au produit de la contribution professionnelle.

Les termes utilisés par le législateur sont dépourvus de la moindre ambiguïté. Ils imposent l'obligation à l'Etat d'affecter chaque année au Fonds des calamités agricoles une somme déterminée égale à la contribution de la Profession.

Après une absence de crédits inscrits au chapitre 46-33 relatif à la participation de l'Etat à la garantie contre les calamités agricoles pour l'année 1999, votre rapporteur pour avis prend acte des 50 millions de francs (7,62 millions d'euros) qui sont affectés au Fonds national de garantie.

La faiblesse de cette dotation confirme la remise en cause des principes régissant le fonds et augure mal de la volonté des pouvoirs publics de mettre en place dans l'avenir une assurance récolte comme le prévoit la loi d'orientation agricole.

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