IV. LES ENSEIGNEMENTS DE 2002

A. LA LOI DE FINANCES INITIALE : UN CONTRE-EXEMPLE

Dans le tome I du rapport général sur le projet de loi de finances pour 2002, votre rapporteur général s'était attaché à mettre en évidence « une politique budgétaire en tout point critiquable ».

Le contraste entre le budget virtuel dont le Parlement a été saisi à l'automne 2001 et la situation mise en évidence à l'été 2002 par l'audit sur les finances publiques confié à MM. Jacques Bonnet et Philippe Nasse permet, en creux, de faire apparaître les écueils qu'un gouvernement se doit d'éviter pour la préparation d'une loi de finances initiale.

1. Une prévision de croissance irréaliste

Bâti sur une prévision de croissance du PIB de 2,5 %, alors que le consensus des économistes pronostiquait alors un taux de 1,8 %, le projet de loi de finances pour 2002, compte tenu de l'importance de la prévision de croissance dans la détermination du niveau des recettes, était biaisé d'avance.

Dès lors, on ne peut que se féliciter que le gouvernement ait construit le projet de loi de finances pour 2004 à partir d'une prévision de croissance du PIB égale à celle du consensus des économistes, soit 1,7 %.

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