E. PROTOCOLE « TOURISME »

Le protocole d'application  « tourisme » a été signé à Bled (Slovénie) lors de la V ème Conférence alpine, le 16 octobre 1998.

Dans son préambule, il reconnaît la vocation des Alpes à demeurer l'un des grands espaces d'accueil pour le tourisme et les loisirs en Europe, ainsi que la contribution du tourisme alpin au maintien d'une population permanente dans le massif. Il souligne la grande variété des offres touristiques dans les Alpes en souhaitant qu'elle engendre des activités touristiques diversifiées et complémentaires. Il souligne également la nécessité d'un développement durable de l'économie touristique, fondé sur la valorisation du patrimoine naturel, sur la qualité des prestations et des services et sur le respect de l'environnement.

Le développement durable de l'espace alpin par un tourisme respectueux de l'environnement constitue l'objectif du protocole, défini à l'article 1 er .

Au titre des mesures spécifiques de mise en oeuvre du protocole figurent les engagements suivants:

- élaborer des plans ou programmes directeurs axés sur le développement touristique durable (article 5) ;

- promouvoir des projets favorables aux paysages et tolérables pour l'environnement, en veillant à ce que soit recherché dans les régions à forte pression touristique un rapport équilibré entre les formes de tourisme intensif et extensif (article 6) ;

- favoriser l'échange d'expériences et la réalisation de programmes d'actions communes poursuivant l'amélioration qualitative de l'offre touristique dans l'arc alpin, concernant notamment l'insertion des équipements dans les paysages et les milieux naturels, l'urbanisme et l'architecture, les équipements d'hébergement et les offres de services touristiques, la diversification du produit touristique de l'espace alpin (article 7) ;

- maîtriser les flux touristiques notamment dans les espaces protégés, en organisant la répartition et l'accueil des touristes de façon à garantir la pérennité de ces sites (article 8).

En ce qui concerne les mesures techniques , les parties contractantes s'engagent à:

- établir une évaluation préalable des projets susceptibles d'avoir un impact notable sur l'environnement (article 9) ;

- délimiter des zones de tranquillité où l'on renonce aux aménagements touristiques (article 10) ;

- développer des politiques d'hébergement prenant en compte la rareté de l'espace disponible, en privilégiant l'hébergement commercial, la réhabilitation et l'utilisation du bâti existant et en modernisant et améliorant la qualité des hébergements existants (article 11) ;

- subordonner, en ce qui concerne les remontées mécaniques, les nouvelles autorisations d'exploitation ainsi que la concession au démontage et à l'enlèvement des remontées mécaniques hors d'usage et à la renaturalisation des surfaces inutilisées avec en priorité des espèces d'origine locale (article 12) ;

- favoriser les mesures visant à réduire le trafic motorisé à l'intérieur des stations touristiques, en encourageant notamment les moyens de transports collectifs (article 13) ;

- veiller à ce que l'aménagement, l'entretien et l'exploitation des pistes de ski présentent la meilleure intégration possible au paysage (article 14) ;

- définir une politique de maîtrise des pratiques sportives de plein air, particulièrement dans les espaces protégés, de façon à éviter les inconvénients pour l'environnement, y compris par une limitation, voire une interdiction des activités sportives motorisées en dehors de zones déterminées (article 15) ;

- limiter au maximum et si nécessaire à interdire, en dehors des aérodromes, les déposes par aéronefs à des fins sportives (article 16) ;

- étudier des solutions adaptées au niveau territorial approprié permettant un développement équilibré des régions et des collectivités économiquement faibles (article 17) ;

- soutenir la collaboration entre Etats en ce qui concerne l'étalement des vacances et les expériences de prolongation des saisons (article 18).

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