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Proposition de résolution sur le respect de la diversité linguistique dans le fonctionnement des institutions européennes

 

4. La promotion de la diversité linguistique par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et l'Assemblée parlementaire de la francophonie

a) La recommandation n° 1383 du 23 septembre 1998 de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur la diversification linguistique

Cette recommandation a été l'occasion pour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe d'être la première institution internationale à appeler au renforcement de l'enseignement des langues étrangères au sein des systèmes éducatifs européens, avec pour objectif déclaré « le développement d'une compétence satisfaisante, dans au moins deux langues étrangères, par l'ensemble des élèves en fin de scolarité ». À cet effet, elle recommandait notamment un recours le plus large possible aux enseignants étrangers, « en développant des échanges massifs d'enseignants au sein des États membres, assortis de garantie de carrière et de statut ».

b) La déclaration de Strasbourg de l'Assemblée parlementaire de la francophonie du 15 janvier 2003

Dans cette déclaration, les parlementaires francophones se sont clairement opposés à ce que le recours à une langue unique, pour des raisons d'efficacité et d'économie, serve de prétexte à l'encontre de l'usage institutionnel du français ou d'autres langues dans les organisations internationales, en rappelant que « le monolinguisme est un danger ». Cette déclaration rappelait notamment que « comme ont su le faire les 43 pays du Conseil de l'Europe, il est possible pour l'Union européenne, en reconnaissant le droit à chaque citoyen d'un pays d'Europe de s'exprimer et d'être informé dans sa langue, et en recourant à un système de langues pivots et de langues de travail, de concilier diversité et efficacité »23(*).

* 23 Cf. annexe n° 4.