B. CONSACRER UNE JOURNÉE NATIONALE D'HOMMAGE

L'article 2 propose d'instituer une journée nationale, fixée le 8 juin, d'hommage aux morts pour la France en Indochine, aux combattants, militaires et membres des formations supplétives, ainsi qu'aux rapatriés d'Indochine, aux personnes qui leur ont porté secours et assistance à l'occasion de leur rapatriement et de leur accueil sur le territoire français.

Plutôt que prévoir une nouvelle journée commémorative, la commission souscrit aux dispositions modifiées par l'Assemblée nationale, qui visent à consacrer au niveau de la loi la journée d'hommage aux morts pour la France en Indochine, déjà existante en vertu d'un décret de 2005, et d'élargir ainsi son objet aux rapatriés d'Indochine.

C. ÉRIGER DES LIEUX MÉMORIELS

L'article 2 propose également d'instituer un ou plusieurs lieux de mémoire honorant les rapatriés d'Indochine en particulier à Noyant d'Allier et à Sainte-Livrade-sur-Lot. Cette mention de lieux de mémoire dans la loi serait inédite, et permettrait de soutenir le déploiement des projets en cours de réalisation.

Les projets de lieux mémoriels à Noyant d'Allier et à Sainte-Livrade-sur-Lot

• À Noyant d'Allier, un espace muséal est en cours de réalisation au sein de deux anciens corons, dans lesquels des familles de rapatriés ont été hébergées à partir de 1955. Entendu en audition par la rapporteure, Frédéric Fusil, maire de Noyant d'Allier, indique que cet espace, à la fois mémoriel et muséographique, permettra de présenter la vie à Noyant avant 1955 et l'arrivée des rapatriés, la vie en Indochine sous la colonisation française, le voyage vers la France pour les rapatriés et, enfin, la vie dans le camp de Noyant d'Allier.

• La commune de Sainte-Livrade-sur-Lot porte également un projet de création d'un centre de mémoire et d'histoire consacré à l'histoire du site du Moulin du Lot, à l'emplacement duquel demeurent les derniers baraquements du centre d'accueil des Français d'Indochine (Cafi), inscrits au titre des monuments historiques depuis 2012. Selon André Forget, maire de Sainte-Livrade, ce centre visera à retracer les occupations successives du site, ancienne poudrerie et lieu d'hébergement pour les familles rapatriées d'Indochine de 1955 à 2014.

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